jeudi 15 mai 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bastia |
| Section | Tribunal Administratif de Bastia |
| N° Dossier | TA20-2500004 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | PERES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 2 janvier 2025, un mémoire enregistré le 14 février 2025 et un mémoire récapitulatif enregistré le 25 mars 2025, Mme B A, représentée par Me Peres, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de lui donner acte de son désistement, dans la présente instance seulement, des conclusions qu'elle a présentées aux fins d'expertise médicale ;
2°) de condamner l'Office de l'environnement de la Corse (OEC), sur le fondement des dispositions de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, à lui verser, à titre de provision, la somme de 109 856 euros à valoir sur le montant des indemnités en réparation des divers préjudices de carrière qu'elle estime avoir subis ;
3°) de mettre à la charge de l'Office de l'environnement de la Corse la somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- ayant la qualité d'agent non titulaire, elle n'a pu bénéficier de l'indemnisation intégrale de ses préjudices en application de la jurisprudence Moya-Caville, applicable aux fonctionnaires titulaires, malgré les assurances qui lui avaient été données lors de sa titularisation ; l'accident dont elle a été victime le 14 décembre 2018, qui a provoqué son placement en congé pour accident de travail du 14 décembre 2018 au 23 avril 2022, lui a causé des préjudices de toute nature et un retard de carrière conséquent ;
- la différence de traitement dont elle a fait l'objet par rapport à ses collègues voire la discrimination dont elle a été victime sont également à l'origine d'un grave préjudice de carrière en ce qu'ils n'ont pas assuré le réajustement de son échelonnement indiciaire ni les avancements auxquels elle pouvait légitimement prétendre.
Par un mémoire en défense, enregistré le 29 janvier 2025, l'Office de l'environnement de la Corse, représenté par Me Giovannangeli conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge de la requérante.
La requête a été communiquée à la caisse primaire d'assurance maladie de la Haute-Corse qui n'a pas produit de mémoire.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
La présidente du tribunal administratif de Bastia a désigné Mme C, magistrate honoraire, pour exercer les fonctions de juge des référés.
Considérant ce qui suit :
1. Il ressort du mémoire récapitulatif qu'elle a produit le 25 mars 2025 que Mme A y a explicitement renoncé aux conclusions aux fins d'expertise médicale qu'elle avait présentées dans le cadre de la présente instance, laquelle demeure ainsi circonscrite à ses seules conclusions aux fins d'allocation d'une indemnité provisionnelle.
2. Aux termes de l'article R. 541-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, même en l'absence d'une demande au fond, accorder une provision au créancier qui l'a saisi lorsque l'existence de l'obligation n'est pas sérieusement contestable. Il peut, même d'office, subordonner le versement de la provision à la constitution d'une garantie ".
3. Il résulte de ces dispositions que, pour regarder une obligation comme non sérieusement contestable, il appartient au juge des référés de s'assurer que les éléments qui lui sont soumis par les parties sont de nature à en établir l'existence avec un degré suffisant de certitude. Dans ce cas, le montant de la provision que peut allouer le juge des référés n'a d'autre limite que celle résultant du caractère non sérieusement contestable de l'obligation dont les parties font état. Dans l'hypothèse où l'évaluation du montant de la provision résultant de cette obligation est incertaine, le juge des référés ne doit allouer de provision, le cas échéant assortie d'une garantie, que pour la fraction de ce montant qui lui parait revêtir un caractère de certitude suffisant.
4. Au cas d'espèce, il résulte, toutefois, de l'instruction que la requérante s'en tient, pour justifier le préjudice de carrière dont elle se plaint, d'une part, à produire des tableaux comparatifs de l'évolution de sa propre carrière et de la carrière de ses collègues qui comme elle, ont exercé, d'abord les fonctions de " pastoraliste " entre février 2011 et décembre 2017 puis de ceux qui, depuis janvier 2018, ont exercé les fonctions de " responsables de pôle " et, d'autre part, à se prévaloir de la teneur de ses propres notations et évaluations successives susceptibles à ses yeux de fonder légitimement une progression de carrière identique. Cependant, de tels éléments n'apparaissent pas de nature à démontrer, par eux-mêmes et à eux seuls, ni la réalité ni le montant du préjudice de carrière allégué. Si Mme A fait également valoir que sa progression de carrière, au-delà de celle, non contestée, qui lui a été effectivement accordée, consisterait non pas en des avancements mais en de simples réajustements automatiques auxquels elle pouvait légalement prétendre, l'Office de l'environnement de la Corse, son employeur, indique, au contraire, que les progressions indiciaires et catégorielles auxquelles elle fait référence constituent, en réalité, des avancements au choix. Dans ces conditions, la requérante ne peut être regardée comme établissant avec une certitude suffisante ni qu'elle aurait pu légalement prétendre à de tels avancements, ni, partant, la réalité du préjudice de carrière dont elle réclame réparation et, par conséquent, le montant de l'indemnité qu'elle sollicite. Dans ces conditions, la créance dont elle se prévaut, n'apparaît pas pouvoir revêtir, même partiellement, au sens des dispositions du code de justice administrative citées au point 2, le caractère d'une obligation non contestable justifiant le versement de la provision qu'elle demande.
Sur les frais relatifs au litige :
5. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, eu égard à la nature de la procédure engagée, de faire application de l'article L.761-1 du code de justice administrative, chaque partie conservant la charge de ses propres frais d'instance.
ORDONNE :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de Mme A de ses conclusions aux fins d'expertise au titre de la présente instance.
Article 2 : Le surplus de la requête de Mme A et les conclusions de l'Office de l'environnement de la Corse présentées sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative sont rejetés.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A, à l'Office de l'environnement Corse et à la caisse primaire d'assurance maladie de la Haute-Corse.
Fait à Bastia le 15 mai 2025.
La juge des référés
Signé
D. C
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Corse, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
H. MANNONI
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026