1 159 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 159
Décisions totales
383 581
Ordonnances
259 086
Avec résumé IA
Avocat : CABINET PHILIPPE BOZZACCHI
Avocat : SCP JEAN-PHILIPPE CASTON
Avocat : CABINET PHILIPPE PETIT & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision du 4 septembre 2023 par laquelle le maire de Villefontaine avait licencié M. A, directeur de cabinet. Le juge a considéré que les motifs invoqués par la commune (perte de confiance fondée sur des manquements professionnels) étaient matériellement inexacts, faute pour la collectivité d’en apporter la preuve. La décision s’appuie sur l’article L. 333-1 du code général de la fonction publique, qui encadre le licenciement des collaborateurs de cabinet. La commune a été condamnée à verser 1 500 euros à M. A au titre des frais de justice.
Avocat : SELARL PHILIPPE PETIT & ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. B, agent victime d’un accident de service le 30 janvier 2025, afin d’évaluer la qualité de sa prise en charge par le centre hospitalier de Narbonne. La mesure a été jugée utile, notamment en raison de l’erreur de diagnostic admise par l’établissement, et a été accordée sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative. Le tribunal a rejeté les demandes de pré-rapport et de production des débours par la CPAM, estimant qu’elles étaient sans utilité ou prématurées.
Avocat : SCP PHILIPPE GRILLON
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi en référé par le préfet de la Loire-Atlantique pour ordonner l'expulsion de Mme G et M. F, occupants sans droit d'un logement dédié aux demandeurs d'asile à Saint-Nazaire. La solution retenue par le juge des référés est fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative et l'article L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge a fait droit à la demande du préfet, ordonnant la libération immédiate des lieux au motif que les intéressés se maintiennent indûment dans le logement après le rejet définitif de leurs demandes d'asile, compromettant ainsi le bon fonctionnement du service public d'hébergement. Aucune circonstance exceptionnelle, telle qu'une vulnérabilité particulière ou un recours en cours, n'a été retenue pour faire obstacle à cette mesure.
Avocat : PHILIPPON
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête indemnitaire de la SAS Urbat Promotion et de la SNC Urbat Rhône Alpes, qui demandaient réparation des préjudices résultant de l'illégalité du refus de permis de construire opposé par la commune de Tassin-la-Demi-Lune le 21 février 2022. Le tribunal a jugé que les préjudices invoqués, notamment la hausse des coûts de construction et du coût d'achat du terrain, n'étaient pas directs et certains, faute pour les sociétés de démontrer que la construction aurait été réalisée ou d'établir un lien de causalité certain avec la faute de la commune. La solution retenue est fondée sur le principe général de la responsabilité pour faute, subordonné à l'existence d'un préjudice direct et certain, sans application de textes spécifiques au-delà des principes généraux de la responsabilité administrative.
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté municipal du 10 mars 2025 interdisant le stationnement dans l'impasse Calandau à Sarrians. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant de démontrer une atteinte grave et immédiate à sa situation, les éléments produits par la commune étant insuffisamment probants pour justifier la mesure. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté. Les textes appliqués sont l'article L. 521-1 du code de justice administrative et le code général des collectivités territoriales.
Avocat : CABINET PHILIPPE PETIT & ASSOCIÉS
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la requête de M. B, conseiller municipal, qui demandait l'annulation des refus du maire de Nice de lui communiquer, sans occultation, les registres numériques des avis du public issus de quatre concertations publiques. Le tribunal a jugé que les adresses IP et les adresses mail des participants constituent des données personnelles protégées par le règlement général sur la protection des données (RGPD) et la loi Informatique et Libertés. Il a estimé que le consentement des participants à la publication de leurs avis ne vaut pas consentement à la communication de leurs données personnelles et que la communication de ces dernières porterait une atteinte disproportionnée à leur vie privée. Par conséquent, le tribunal a rejeté la requête de M. B, considérant que l'occultation de ces données par la commune était légale et que les documents lui avaient été communiqués dans le respect des dispositions des articles L. 311-6 du code des relations entre le public et l'administration et 4.1 du RGPD.
Avocat : CABINET D'AVOCATS PHILIPPE PETIT ET ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de MELUN a rejeté la requête de M. B A contestant une saisie administrative à tiers détenteur du 1er décembre 2023 pour le recouvrement d’un impôt sur le revenu de 2007. Le requérant invoquait la prescription de l’action en recouvrement sur le fondement de l’article L. 274 du livre des procédures fiscales. Le tribunal a jugé ce moyen irrecevable, car la prescription, qui relève de l’exigibilité de la dette, doit être soulevée dans les deux mois suivant la notification du premier acte de poursuite (mise en demeure du 3 juillet 2018), conformément à l’article R. 281-3-1 c) du même code.
Avocat : TOURROU PHILIPPE
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné à M. C E de libérer le logement dédié aux demandeurs d'asile qu'il occupe indûment depuis le rejet définitif de sa demande d'asile. La juridiction a fait droit à la demande du préfet de la Loire-Atlantique, considérant que le maintien dans les lieux de l'intéressé, débouté de l'asile, faisait obstacle à l'accueil de nouveaux demandeurs et compromettait la continuité du service public d'hébergement, caractérisant ainsi une situation d'urgence et d'utilité publique. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de l'article L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoit la compétence du juge administratif pour ordonner l'expulsion des occupants sans titre d'un lieu d'hébergement pour demandeurs d'asile.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a examiné les requêtes de la Sarl Servant Terrassement contestant deux arrêtés préfectoraux. Le premier, du 26 juillet 2021, lui infligeait une amende de 15 000 euros et des astreintes pour non-respect des prescriptions de remise en état d’un site d’installations classées (rubrique n° 2515-1-c). Le second, du 29 septembre 2023, liquidait ces astreintes à hauteur de 101 100 euros. La société soutenait notamment l’irrégularité de la procédure et l’absence de mise en demeure préalable à son encontre. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes d’annulation, jugeant les moyens non fondés au regard du code de l’environnement.
Avocat : SELARL PHILIPPE BARRE
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande du syndicat intercommunal du secteur scolaire de Pont-de-l'Arche visant à ordonner une expertise des désordres affectant le gymnase "Alice Milliat". La mesure a été jugée utile et a été ordonnée malgré les protestations et réserves formulées par les sociétés Joly, SMABTP et Acau Architectes. L'expert désigné devra notamment décrire les désordres, en déterminer l'origine et évaluer le coût des travaux de remise en état. La société Socotec Construction a également été mise en cause en sa qualité de bureau de contrôle technique.
Avocat : PATRICE LEMIEGRE PHILIPPE FOURDRIN SUNA GUNEY ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, agent contractuel de la commune de Sciez, qui demandait le paiement d'heures supplémentaires et l'indemnisation d'un préjudice financier lié à la perte d'allocations chômage. Concernant la demande indemnitaire, le tribunal l'a jugée irrecevable faute de demande préalable auprès de la commune précisant le fondement juridique (responsabilité pour faute). S'agissant des heures supplémentaires, la demande a été rejetée au fond, l'agent n'ayant pas étayé ses allégations par des éléments suffisamment précis, contrairement à la commune qui a produit des justificatifs. La décision s'appuie sur les articles R. 421-1 du code de justice administrative et les principes de la charge de la preuve en matière de temps de travail.
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par le préfet de la Loire-Atlantique pour ordonner l'expulsion de Mme B et de ses occupants d'un logement dédié aux demandeurs d'asile, géré par l'association Aurore. La requête est fondée sur l'article L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, Mme B ayant été définitivement déboutée de sa demande d'asile par la CNDA le 14 octobre 2024. Le juge a fait droit à la demande du préfet, considérant que le maintien indu de l'intéressée, malgré la mise en demeure de quitter les lieux, compromettait le bon fonctionnement du service public d'accueil des demandeurs d'asile, en raison de la saturation du dispositif national d'hébergement. Aucune circonstance exceptionnelle, telle qu'une vulnérabilité particulière ou des démarches de relogement, n'a été retenue pour faire obstacle à la mesure d'expulsion.
Le Tribunal Administratif de Nantes, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative par le préfet de la Loire-Atlantique, a ordonné l'expulsion de Mme B I, M. E H et M. C H du logement dédié aux demandeurs d'asile qu'ils occupent à Trignac. La solution retenue repose sur le constat que les intéressés, définitivement déboutés de l'asile par la CNDA, occupent indûment le logement, ce qui fait obstacle à l'accueil de nouveaux demandeurs d'asile et compromet la continuité du service public d'hébergement, caractérisant une situation d'urgence et d'utilité. Le tribunal a appliqué les dispositions des articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et a autorisé l'expulsion avec le concours de la force publique, sans constater de circonstances exceptionnelles justifiant un délai supplémentaire.