24 208 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
24 208
Décisions totales
383 581
Ordonnances
262 817
Avec résumé IA
Avocat : CABINET ROUSSEAU, TAPIE
Avocat : DIALEKTIK AVOCATS AARPI
Avocat : SCP SPINOSI
Avocat : OCCHIPINTI
Avocat : SCP FABIANI PINATEL
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. B..., ressortissant colombien, d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision du préfet de la Seine-Saint-Denis du 22 décembre 2023 classant sans suite sa demande de titre de séjour. En cours d’instance, la demande de titre de séjour de l’intéressé a été enregistrée et un récépissé lui a été délivré, rendant sans objet les conclusions principales à fin d’annulation et d’injonction. Le tribunal a donc prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions et a condamné l’État à verser 800 euros à M. B... au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : PAPINOT
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A... B..., ressortissant colombien, qui demandait d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour en qualité de membre de famille d'un bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le juge relève que la demande de titre de séjour de l'intéressé doit être effectuée via le téléservice « ANEF » conformément aux articles R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et aux arrêtés des 27 avril 2021 et 1er août 2023, et que M. A... B... n'établit pas avoir rencontré des difficultés techniques insurmontables ou avoir sollicité l'accompagnement prévu par les textes pour justifier le recours à une solution de substitution. En conséquence, la mesure demandée est manifestement mal fondée et la requête est rejetée.
Avocat : SELARL PERES PIERRE-ANTOINE
Avocat : PIAZZON AMÉLIE
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de Mme A..., auxiliaire de puériculture de la Ville de Paris, contestant un rappel de ses obligations professionnelles notifié par la responsable de sa crèche. La juridiction a jugé que ce rappel constituait une simple mesure d'ordre intérieur insusceptible de recours, car il ne s'agissait pas d'une sanction disciplinaire et n'affectait pas ses droits statutaires. Par conséquent, les conclusions à fin d'annulation ont été rejetées comme irrecevables, de même que les demandes de résiliation du contrat et d'injonction. S'agissant des conclusions indemnitaires pour harcèlement moral, le tribunal a estimé que la requérante n'apportait aucun élément de nature à établir la réalité de ses allégations, et a donc rejeté l'ensemble de sa demande.
Avocat : COMPIN NYEMB
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. A... pour contester le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. Le requérant s'est désisté de ses conclusions principales après avoir obtenu une attestation de prolongation d'instruction. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a condamné l'État à verser 800 euros à son avocat au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive à l'aide juridictionnelle.
Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER (AARPI)
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté les demandes de suspension présentées par M. C... concernant les décisions du préfet de l'Eure lui ordonnant de retirer des affiches et de la vitrophanie de son local de campagne. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car les décisions contestées poursuivaient un but d'intérêt général visant à assurer l'égalité entre les candidats. Il a également considéré qu'aucun doute sérieux n'existait sur la légalité des décisions, l'atteinte à la liberté d'expression étant nécessaire, adaptée et proportionnée au regard de l'article 10 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 51 du code électoral.
Avocat : AARPI GRAND D'ESNON DURRLEMAN LESCANNE
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. C..., qui demandait la condamnation du rectorat de l’académie de Créteil à l’indemniser, ainsi que sa fille, pour les préjudices résultant d’absences non remplacées de leur professeure d’allemand durant l’année scolaire 2021-2022. Le tribunal a considéré que si l’État a une obligation légale d’assurer l’enseignement des matières obligatoires, la responsabilité pour faute n’est pas engagée en l’espèce, car les absences, bien que nombreuses, étaient discontinues et imprévisibles, et que le rectorat n’a pu trouver de remplacement pour un congé maternité en raison de la pénurie de professeurs dans cette discipline. En conséquence, le tribunal a jugé que les préjudices allégués, notamment le retard scolaire et les frais de soutien, n’étaient pas établis, et a rejeté l’ensemble des demandes indemnitaires et d’injonction.
Avocat : PITCHER AVOCAT
Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de M. C..., agissant pour lui-même et sa fille A..., visant à engager la responsabilité du rectorat de l’académie de Créteil pour des absences répétées de professeurs non remplacés durant l’année scolaire 2022-2023. Le tribunal a rappelé que l'État a l'obligation légale d'assurer l'enseignement de toutes les matières obligatoires et que le défaut de remplacement pendant une période appréciable constitue une faute. En l'espèce, il a jugé que les 131 heures d'absence, réparties sur plusieurs disciplines, ne constituaient pas une privation d'enseignement suffisamment longue pour chaque matière, et a rejeté la requête. La décision s'appuie sur les articles L. 122-1-1 et L. 211-1 du code de l'éducation.