24 208 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
24 208
Décisions totales
383 581
Ordonnances
266 017
Avec résumé IA
Avocat : PINTREL
Avocat : GOMOT-PINARD
Avocat : PEUDUPIN
Avocat : SCP PIWNICA & MOLINIE
Avocat : CABINET JEAUSSERAND AUDOUARD (AARPI)
Le Tribunal administratif de Montreuil a pris acte du désistement de M. A... de ses conclusions principales tendant à l’annulation de la décision du président du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis refusant un contrat jeune majeur et à des injonctions. Le requérant, qui avait obtenu l’aide juridictionnelle totale, ne maintenait que ses conclusions relatives aux frais de justice. Le tribunal a rejeté ces conclusions, estimant qu’il n’y avait pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de faire application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : AARPI ANDOTTE AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par le syndicat interdépartemental pour l'assainissement de l'agglomération parisienne (SIAAP) d'une demande unilatérale d'organisation d'une mission de médiation dans le cadre d'un différend l'opposant à Voies navigables de France (VNF) concernant le calcul de la redevance hydraulique. Sur le fondement de l'article L. 213-5 du code de justice administrative, le tribunal rappelle qu'une telle demande ne peut être présentée que conjointement par les parties. En l'espèce, VNF ayant expressément refusé la médiation, la requête unilatérale du SIAAP a été jugée manifestement irrecevable. Par conséquent, le tribunal a rejeté la requête en application du 4° de l'article R. 222-1 du même code.
Avocat : CABINET VALIANS (AARPI)
Le Tribunal Administratif de Melun a examiné la requête de M. B... qui demandait la condamnation de la commune d’Ozoir-la-Ferrière à l’indemniser pour les préjudices résultant de l’annulation de son permis de construire, délivré le 3 janvier 2017 puis annulé par un jugement du 31 décembre 2019 pour méconnaissance du plan local d’urbanisme. Le tribunal a écarté les fins de non-recevoir soulevées par la commune, considérant que la requête émanait bien de M. B... et non de la SCI Kevais. Sur le fond, il a jugé que la délivrance d’un permis illégal constitue une faute de nature à engager la responsabilité de la commune, sans que le requérant, non professionnel de l’urbanisme, ait commis de faute atténuante. La solution retenue engage donc la responsabilité de la commune sur le fondement de l’illégalité fautive, en application des principes généraux de la responsabilité administrative et du code de l’urbanisme.
Avocat : PITON
Le Tribunal administratif de Versailles annule la décision du 30 mai 2023 par laquelle le ministre de l’intérieur a rejeté le recours de M. B... contre le refus d’admission au grade de sous-officier de gendarmerie de carrière. La solution retenue est fondée sur un vice de procédure : le requérant n’a pas eu communication des éléments de réponse de son service gestionnaire ni la possibilité d’y répliquer dans le délai de quinze jours prévu à l’article R. 4125-8 du code de la défense, en méconnaissance du principe du contradictoire.
Avocat : SCP PIELBERG KOLENC
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. E..., ressortissant somalien, qui contestait l'arrêté du préfet des Yvelines du 11 avril 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, y compris celles relatives à l'aide juridictionnelle et aux frais de justice.
Avocat : AARPI ANGLADE & PAFUNDI
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, était saisi par M. D... d'une demande visant à suspendre l'arrêt des soins décidé pour sa mère, Mme E... D..., par le groupe hospitalier Nord Essonne. Le juge a constaté que la procédure collégiale prévue par le code de la santé publique avait été régulièrement menée et que la décision médicale de limiter ou d'arrêter les traitements, prise pour éviter une obstination déraisonnable, ne portait pas une atteinte grave et manifestement illégale au droit à la vie ou à la dignité. En conséquence, la requête a été rejetée, le juge estimant que les conditions d'urgence et d'illégalité grave n'étaient pas réunies pour faire obstacle à l'exécution de cette décision médicale.
Avocat : PIERSON
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de préemption du 9 août 2024, prise par la présidente de la SAS Attractive Maubeuge sur un bien immobilier à Maubeuge. Le tribunal a d’abord jugé que la SCI Mims, qui n’était pas partie au compromis de vente et ne justifiait d’aucun droit certain sur le bien, ne disposait pas d’un intérêt à agir, et a donc rejeté sa requête. Sur le fond, le tribunal a examiné les moyens soulevés par les époux B..., notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, le non-respect des délais de notification et de transmission au préfet, ainsi que l’erreur d’appréciation. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais l’analyse des moyens s’appuie sur les articles L. 213-2 du code de l’urbanisme et L. 221-1 du code des relations entre le public et l’administration.
Avocat : AARPI LEXION AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la requête de M. B..., ressortissant albanais, contestant l'obligation de quitter le territoire français sans délai, l'interdiction de retour d'un an et l'assignation à résidence prises par le préfet du Bas-Rhin. Le tribunal a annulé ces décisions, estimant que le préfet avait commis une erreur de droit en ne reconnaissant pas le droit de M. B... à un titre de séjour de plein droit en tant que parent d'un enfant réfugié, conformément à l'article L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressé et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, tout en condamnant l'État à verser 1 500 euros à son avocat au titre de l'aide juridictionnelle.
Avocat : AARPI ELEOS AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A..., adjoint technique, qui contestait son exclusion temporaire de fonctions pour trois jours, infligée par la présidente de la région Île-de-France. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la signataire disposant d'une délégation régulière. Il a jugé que les faits reprochés (non-port des équipements de protection, non-respect des horaires, insultes) étaient établis et fautifs, et que la sanction était proportionnée, compte tenu des antécédents disciplinaires de l'agent. La décision s'appuie notamment sur l'article L. 533-1 du code général de la fonction publique.
Avocat : CABINET ANDOTTE AVOCATS (AARPI)
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé la décision du 18 décembre 2023 par laquelle le garde des sceaux, ministre de la justice, avait prolongé l'affectation de M. B... au quartier de prise en charge de la radicalisation (QPR) de Paris-la Santé. Le tribunal a jugé que cette décision, prise après un an d'affectation, était irrégulière car elle n'avait pas été précédée des avis spécialement motivés de la commission pluridisciplinaire unique et du chef d'établissement, en méconnaissance des articles R. 224-19 et R. 224-20 du code pénitentiaire.
Avocat : CABINET GOLDMAN & QUINQUIS AVOCATS (AARPI)
Le Tribunal Administratif de Paris annule la décision implicite de rejet du préfet de police refusant la délivrance d’un titre de séjour à M. B..., ressortissant algérien. Cette annulation est fondée sur le défaut de motivation de la décision, en application de l’article L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de l’intéressé dans un délai de trois mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l’attente. L’État est condamné à verser 1 000 euros à M. B... au titre des frais de justice.
Avocat : CABINET LGAVOCATS (AARPI)