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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

24 208 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

24 208

Décisions totales

383 581

Ordonnances

268 972

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : PIEffacer tout
TA80Décision

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2501979

Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise pour évaluer les préjudices subis par Mme B... à la suite de sa chute survenue le 2 novembre 2024 dans un parc communal de Saint-Quentin, qu'elle attribue à un défaut d'entretien lié à un amas de feuilles. La juridiction a écarté l'argument de la commune selon lequel la demande serait irrecevable en raison de l'expiration du délai de recours, constatant que ce délai avait été interrompu par une demande d'aide juridictionnelle. Elle a également jugé que les éléments fournis par la requérante établissaient la vraisemblance de la chute, rendant la mesure d'expertise utile pour un éventuel litige au fond, sans préjuger de la responsabilité de la commune.

Avocat : PIERSON

28 novembre 2025
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2518501

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté comme irrecevable la requête de M. B... contestant le refus implicite du préfet de la Seine-Saint-Denis d’admettre exceptionnellement son séjour. Le requérant n’a pas produit, malgré une demande de régularisation, la décision attaquée ou la pièce justifiant de la date de dépôt de sa réclamation, en méconnaissance de l’article R. 412-1 du code de justice administrative. L’ordonnance, prise sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du même code, constate l’absence de régularisation dans le délai imparti.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : ALAGAPIN-GRAILLOT

28 novembre 2025
TA67Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2500084

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté comme manifestement irrecevable la requête du « collectif des voisins » visant à l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Talange pour l'extension d'un garage automobile. Le juge a constaté que le recours contentieux, introduit le 4 janvier 2025, était tardif car formé après l'expiration du délai de deux mois, ce délai ayant couru au plus tard à compter du recours gracieux du 14 octobre 2024, lequel n'avait pas été notifié conformément à l'article R.600-1 du code de l'urbanisme. De plus, les requérants n'ont pas justifié de la notification de leur recours contentieux au titulaire du permis (la SCI ELNA) dans les quinze jours, comme l'exige ce même article. Enfin, le collectif, dépourvu de personnalité morale, ne pouvait pas agir en justice.

Avocat : SCP VORMS, RICHARD-MAUPILLIER

28 novembre 2025
TA69Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2412990

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme et M. B... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Solaize ne s’opposant pas à la création d’un abri de jardin. Les requérants se sont désistés de leurs conclusions à fin d’annulation après que le maire a retiré l’arrêté attaqué par une décision du 22 mai 2025 devenue définitive. Par ordonnance du 28 novembre 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également condamné la commune de Solaize et M. C... à verser chacun 500 euros aux requérants au titre de l’article L. 761-1 du même code.

Avocat : PICON GUILLAUME

28 novembre 2025
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2402894

Le Tribunal administratif de Versailles annule la décision implicite de la préfète de l’Essonne rejetant la demande de renouvellement du titre de séjour « vie privée et familiale » de M. A..., ressortissant malien. La décision est annulée pour vice de procédure, la préfète n’ayant pas saisi la commission du titre de séjour avant le refus, en méconnaissance de l’article L. 432-13 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal enjoint à la préfète de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et de délivrer un récépissé dans les quinze jours, sans astreinte.

Avocat : AARPI HUG & ABOUKHATER

28 novembre 2025• 2ème chambre
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2518679

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision de la commission de recours contre les refus de visa d’entrée en France du 20 août 2025, qui avait confirmé le refus de délivrance d’un visa de long séjour de retour en France à M. B..., ressortissant marocain. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas caractérisée, le requérant n’ayant pas fait preuve de diligence, et qu’aucun des moyens soulevés n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment en raison de l’interdiction de retour sur le territoire français toujours en vigueur. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : ALAGAPIN-GRAILLOT

28 novembre 2025
TA44Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519511

Le Tribunal Administratif de Nantes, saisi d’un recours en plein contentieux par M. A... contre un refus du préfet de la Loire-Atlantique d’échanger son permis de conduire portugais, s’est déclaré territorialement incompétent. Constatant que le requérant était domicilié dans le Gard à la date de la décision attaquée, le tribunal a appliqué l’article R. 312-8 du code de justice administrative, qui attribue compétence au tribunal du lieu de résidence pour les litiges relatifs aux mesures de police, dont relève l’échange de permis. En conséquence, il a ordonné, sur le fondement de l’article R. 351-3 du même code, la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Nîmes, seul compétent.

Avocat : LATAPIE

28 novembre 2025
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2503452

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. A..., ressortissant albanais, qui contestait un arrêté du préfet de Meurthe-et-Moselle du 22 octobre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence du signataire et d’insuffisance de motivation, jugeant que la décision était suffisamment motivée. Il a également estimé que la mesure ne méconnaissait pas les stipulations de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme ni l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant, et qu’elle n’était pas entachée d’une erreur manifeste d’appréciation. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de la requête, sur le fondement des articles L. 611-1 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : AARPI BDF AVOCATS

28 novembre 2025• Reconduites à la frontière
TA54Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2503090

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de plusieurs riverains demandant l'annulation de l'arrêté préfectoral du 29 avril 2025 portant non-opposition à une déclaration préalable pour la construction d'une centrale photovoltaïque. La juridiction a constaté que la requête était manifestement irrecevable en raison de sa tardiveté. En application des articles R. 222-1, R. 600-2 et R. 424-15 du code de l'urbanisme, le délai de recours contentieux de deux mois avait commencé à courir dès le premier jour d'affichage continu et conforme sur le terrain, intervenu au plus tard le 17 juin 2025. La requête, enregistrée le 23 septembre 2025, était donc hors délai.

Avocat : AARPI GARTNER & ASSOCIES

28 novembre 2025
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2202404

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en excès de pouvoir, a examiné la demande de la société du grand casino de Dinant visant à obtenir la communication de visuels et plans annexés à l'annexe P3-B d'un contrat de concession de casino. La société requérante avait abandonné ses conclusions concernant la convention d'occupation du domaine public, déjà communiquée. Le tribunal a annulé la décision implicite de rejet de la commune de Saint-Amand-les-Eaux refusant la communication des visuels et plans, en application des articles L. 311-1 et suivants du code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : AARPI VALIANS

28 novembre 2025• 7ème chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2306935

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par Mme D..., représentante légale de sa fille C..., d'une demande d'indemnisation pour le préjudice résultant de l'absence non remplacée d'un professeur de français durant l'année scolaire 2022-2023 au collège Gambetta. La requérante soutenait que la carence de l'État dans l'organisation du service public d'enseignement constituait une faute. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que l'administration avait pris des mesures de remplacement suffisantes, limitant le nombre d'heures non dispensées à dix-huit, et que les préjudices allégués n'étaient pas établis. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'éducation et l'arrêté du 19 mai 2015 relatif à l'organisation des enseignements au collège.

Avocat : PITCHER AVOCAT

28 novembre 2025• juge unique (8)
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2306938

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de Mme D..., agissant pour sa fille A..., qui demandait réparation pour des heures de cours de physique-chimie non remplacées au collège Gambetta durant l’année scolaire 2022-2023. La requérante invoquait une carence fautive de l'État dans l'organisation du service public d'enseignement, fondée sur les articles L. 122-1-1 et D. 332-1 du code de l'éducation. Le tribunal a rejeté la demande, estimant que l'administration avait pris des mesures suffisantes en remplaçant l'enseignante absence à compter du 4 avril 2023, limitant la privation d'enseignement à douze heures, et que les préjudices allégués n'étaient pas établis.

Avocat : PITCHER AVOCAT

28 novembre 2025• juge unique (8)
TA31Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2406809

Le Tribunal administratif de Toulouse a été saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de la Haute-Garonne refusant le renouvellement de son titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire. Par un mémoire du 6 novembre 2025, le requérant s’est désisté de sa requête, désistement accepté par le préfet. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 3ème chambre a donné acte de ce désistement pur et simple par ordonnance du 28 novembre 2025.

Avocat : DIALEKTIK AVOCATS AARPI

28 novembre 2025
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2503147

Le Tribunal Administratif de Montpellier (6ème Chambre) a rejeté la requête de M. D..., ressortissant marocain, qui contestait un arrêté préfectoral du 2 avril 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, jugeant la décision suffisamment motivée et signée par une autorité compétente. S'agissant de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le tribunal a estimé que la mesure était proportionnée, M. D... ne justifiant pas d'une intégration professionnelle ou familiale suffisante en France. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, y compris celle relative aux frais de justice.

Avocat : PITEL-MARIE

28 novembre 2025• 6ème Chambre
TA34Décision• Interprétation

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2508548

Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a été saisi par la commune de Rivesaltes sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. La requête visait à faire désigner un expert pour examiner un immeuble dont le mur de la porte cochère s'est affaissé sur la voie publique, créant un risque pour la sécurité. Le juge a fait droit à la demande en désignant un expert, lui confiant la mission de constater l'état du bâtiment, d'évaluer l'existence d'un danger imminent et de proposer des mesures de mise en sécurité. Cette décision est fondée sur les dispositions des articles L. 511-9 et R. 511-2 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que sur le code de justice administrative.

Avocat : AARPI MCH AVOCATS

28 novembre 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519355

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté les requêtes de Mme D... E... B... agissant pour ses nièces mineures. La requérante demandait la suspension des décisions implicites de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, confirmant le refus de délivrance d'un visa de long séjour au titre de la réunification familiale. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, considérant que la situation de vulnérabilité et de séparation familiale invoquée ne caractérisait pas une urgence justifiant la suspension dans l'attente du jugement au fond. Aucun des moyens soulevés, tirés notamment de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'a été jugé de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées.

Avocat : PAPINOT

28 novembre 2025
TA106Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2500856

Le Tribunal Administratif de la Guyane a été saisi par M. B... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de lui délivrer une carte de séjour « vie privée et familiale ». Le préfet a opposé un non-lieu à statuer, arguant que le requérant avait obtenu le titre demandé avant l’introduction de la requête. Constatant que les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction étaient devenues sans objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur ces points sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions présentées au titre des frais de justice.

Avocat : PEPIN JULIETTE

28 novembre 2025
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2502762

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de suspension d'une obligation de quitter le territoire français. Le préfet de Mayotte avait en effet retiré l'arrêté litigieux du 25 novembre 2025 par un nouvel arrêté du 27 novembre 2025, rendant la requête sans objet. En conséquence, le juge a rejeté les conclusions à fin de suspension et d'injonction, mais a condamné l'État à verser 700 euros au requérant au titre des frais de justice.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

28 novembre 2025
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2305162

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en excès de pouvoir, était saisi par la société RAR Les 2 Etoiles, candidate évincée, qui contestait le rejet de son offre et la validité de la convention d'occupation domaniale du domaine public attribuée à un tiers pour l'exploitation d'un bar-restaurant. Le tribunal a relevé d'office que les conclusions en annulation du courrier de rejet de l'offre étaient irrecevables, car un tel acte ne peut être contesté que dans le cadre d'un recours de pleine juridiction contre la validité du contrat lui-même. Il a rappelé que le candidat évincé, dans ce cadre, ne peut invoquer que des vices d'ordre public ou des manquements aux règles de passation en rapport direct avec son éviction. La solution retenue est que la requête est irrecevable, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens, sur le fondement des articles L. 2122-1-1 du code général de la propriété des personnes publiques et de la jurisprudence relative aux recours des tiers contre les contrats administratifs.

Avocat : PICHARD

28 novembre 2025• 5ème Chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2307302

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la demande indemnitaire de la société RAR les 2 Etoiles, qui contestait la résiliation de sa convention d'occupation du domaine public pour l'exploitation du bar-restaurant « Le Chalet du lac » et l'irrégularité de la nouvelle procédure de passation. Le tribunal a jugé que la résiliation, fondée sur la volonté de la commune d'organiser une mise en concurrence pour une meilleure exploitation du domaine public, reposait sur un motif d'intérêt général justifié. Il a également écarté les moyens tirés de l'illégalité de la résiliation, rappelant le caractère précaire et révocable de l'autorisation d'occupation domaniale en application de l'article L. 2122-3 du code général de la propriété des personnes publiques. En conséquence, la responsabilité pour faute de la commune n'a pas été retenue.

Avocat : PICHARD

28 novembre 2025• 5ème Chambre