24 208 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
24 208
Décisions totales
383 581
Ordonnances
270 067
Avec résumé IA
Avocat : AARPI ANDOTTE AVOCATS
Avocat : SCP PIWNICA & MOLINIE
Avocat : SCP FABIANI PINATEL
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête en référé suspension de M. A..., qui contestait le rejet implicite de sa demande de titre de séjour « vie privée et familiale ». Le juge a constaté que la décision attaquée, présentée comme intervenue le 3 janvier 2025, était en réalité inexistante, faute de preuve de son existence. En conséquence, les conclusions étaient manifestement irrecevables, sans qu'il soit besoin d'examiner l'urgence ou le doute sérieux. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : PIERROT
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 6 octobre 2025 suspendant le permis de conduire de M. B... pour huit mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie, faute pour le requérant d'avoir apporté des justifications suffisantes sur les conséquences graves et immédiates de la suspension sur sa situation professionnelle et familiale. La requête a été rejetée sans instruction ni audience sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : PIBAROT
Le Tribunal Administratif de Paris a statué sur la demande de la société Keter Dentaire, qui contestait des rappels de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) pour la période de décembre 2015 à novembre 2018, au motif qu'elle exerçait une activité de fabrication de prothèses dentaires exonérée de TVA. L'administration fiscale avait considéré qu'il s'agissait d'opérations d'achat-revente. Le tribunal a pris acte d'un dégrèvement partiel des pénalités (20 134 euros) accordé en cours d'instance, déclarant les conclusions correspondantes sans objet. Sur le surplus, le tribunal a rejeté la demande de décharge, estimant que la société, qui supportait la charge de la preuve en raison de la taxation d'office, n'établissait pas que son activité relevait de l'exonération prévue au 1° du 4 de l'article 261 du code général des impôts.
Avocat : CABINET MB AVOCATS (AARPI)
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de Mme A..., ressortissante ivoirienne, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour pour raisons de santé, assorti d'une obligation de quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'irrégularité de l'avis du collège de médecins de l'OFII, et une méconnaissance des articles L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision était suffisamment motivée, que la procédure d'avis médical était régulière et que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en estimant que Mme A... pouvait bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine. En conséquence, la requête a été rejetée, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral.
Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER (AARPI)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission des recours contre les décisions de refus de visas (CRVV) refusant un visa de long séjour pour réunification familiale à Mme A.... La condition d'urgence n'a pas été jugée satisfaite, car les requérants n'ont pas établi de risques personnels et actuels de persécutions en Afghanistan et ont contribué à la prolongation de la séparation familiale en déposant tardivement leur demande de visa. En conséquence, l'ordonnance a été rendue sans audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : ANGLADE & PAFUNDI AARPI
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A... d'une demande de suspension du refus de visa de long séjour pour études qui lui a été opposé. La requérante soutenait que cette décision l'empêchait de poursuivre un cursus déjà engagé en France, caractérisant une situation d'urgence. Le juge des référés a examiné si les effets de la décision sur sa situation étaient de nature à justifier une suspension sans attendre le jugement au fond, en application des dispositions des articles L. 422-1 et R. 422-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : COMPIN NYEMB
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par M. B..., titulaire d'un permis de conduire polonais, d'une demande de restitution de son permis suite à une rétention pour alcoolémie et à un arrêté préfectoral d'interdiction de conduire en France pour six mois. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête. Il a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute de pièces justificatives suffisantes malgré l'activité professionnelle de chauffeur routier invoquée. Par ailleurs, il a jugé que l'arrêté préfectoral du 14 octobre 2025, pris dans le délai de soixante-douze heures suivant la rétention, constituait une mesure de suspension régulière au regard de l'article L. 224-2 du code de la route et de l'article 42 de la convention de Vienne.
Avocat : AK AVOCATS AARPI
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B..., détenu, qui contestait le refus implicite du directeur du centre pénitentiaire de Bourg-en-Bresse de l'autoriser à recevoir du linge de lit hypoallergénique au parloir. La juridiction a jugé que cette décision constituait une mesure d'ordre intérieur insusceptible de recours pour excès de pouvoir, faute pour le requérant d'établir une nécessité médicale avérée justifiant une atteinte à ses droits fondamentaux. Le tribunal s'est fondé sur l'article R. 332-42 du code pénitentiaire et l'arrêté du 23 janvier 2023, qui n'autorisent pas la réception de linge de lit.
Avocat : AARPI THEMIS
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté les requêtes de l’association Life Sport Futsal Academy Villefranche-sur-Saône, qui contestait les décisions du maire de Villefranche-sur-Saône lui accordant 12 heures et 30 minutes de créneaux sportifs pour les saisons 2023/2024 et 2024/2025, et demandait réparation de ses préjudices. Le tribunal a jugé que les décisions étaient suffisamment motivées et ne méconnaissaient ni l’article L. 2144-3 du code général des collectivités territoriales ni le principe d’égalité de traitement, en l’absence de discrimination établie. En conséquence, les conclusions indemnitaires fondées sur une faute de la commune ont été rejetées, faute d’illégalité fautive. Les demandes d’injonction et celles présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
Avocat : CABINET PIERSON
Le Tribunal Administratif de Besançon a pris acte du désistement de M. A... et de la SAS DRAPO de leur recours en excès de pouvoir contre la décision implicite de l'Agence nationale de l'habitat (ANAH) relative au versement de la subvention "MaPrimeRénov'". Le tribunal a rejeté comme irrecevables les conclusions de l'ANAH tendant à infliger une amende pour requête abusive, cette faculté relevant du pouvoir propre du juge. La solution retenue est fondée sur les articles R. 222-1 et R. 741-12 du code de justice administrative.
Avocat : PITCHER AVOCAT
Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté la requête du groupement foncier agricole du Mas de la Bresse, de l’EARL Domaine de la Bresse et de M. A... tendant à l’annulation de l’arrêté préfectoral du 17 janvier 2023 autorisant l’approfondissement de 15 mètres de la fosse nord d’une carrière de calcaire à Salses-le-Château. Le tribunal a d’abord jugé que les requérants ne justifiaient pas d’un intérêt suffisamment direct pour agir, car ils n’établissaient pas que cet approfondissement spécifique leur causerait des inconvénients ou dangers particuliers, leur requête étant donc irrecevable. Sur le fond, les moyens soulevés, notamment l’absence de nouvelle étude environnementale et la méconnaissance des articles L. 181-3 et L. 211-1 du code de l’environnement, ont été écartés comme non fondés.
Avocat : CABINET D'AVOCATS PIETRA & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant par ordonnance sur un recours pour excès de pouvoir, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de M. A... tendant à l’annulation d’un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français. Cette solution a été retenue car, en cours d’instance, le préfet a délivré à l’intéressé une carte de séjour pluriannuelle, rendant les conclusions principales sans objet. La décision est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions accessoires présentées au titre des frais de justice ont été rejetées.
Avocat : PIGNEIRA
Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé la décision du 12 décembre 2022 par laquelle le directeur de la maison centrale d’Arles avait refusé de louer un téléviseur à un détenu. La juridiction a jugé que ce refus, portant sur un service prévu par le code pénitentiaire (articles R. 370-1, R. 370-4 et R. 370-5), constitue une mesure susceptible de recours pour excès de pouvoir car elle aggrave les conditions de détention. Le tribunal a estimé que la décision était entachée d’une insuffisance de motivation, en méconnaissance de l’article L. 211-2 du code des relations entre le public et l’administration. En conséquence, l’annulation a été prononcée, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens.
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par M. A... d'une demande d'indemnisation de 4 000 euros pour le préjudice subi du fait de son placement en unité pour détenus violents (UDV) du 19 juin au 18 septembre 2020. Le tribunal avait précédemment annulé cette décision de prolongation pour vices de procédure (défaut de consultation de la commission pluridisciplinaire et absence de communication préalable du dossier). Toutefois, le tribunal a rejeté la requête, estimant que, malgré ces vices, la décision de placement était justifiée au fond par le comportement violent et les nombreux antécédents disciplinaires du requérant, et qu'aucun lien de causalité direct n'était établi entre les illégalités commises et le préjudice allégué. La solution s'appuie sur les articles R. 57-7-84-1 et suivants du code de procédure pénale (désormais codifiés au code pénitentiaire).
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par M. A..., détenu à la maison centrale d'Arles, d'une demande d'indemnisation pour le préjudice subi lors d'une fouille intégrale effectuée le 13 octobre 2022 à l'issue d'une visite en unité de vie familiale. Le requérant invoquait une méconnaissance des articles 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 225-1 à L. 225-3 et R. 225-1 à R. 225-2 du code pénitentiaire. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la fouille était justifiée par les nécessités de l'ordre public et les contraintes du service public pénitentiaire, conformément aux dispositions du code pénitentiaire.
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par M. A..., détenu à la maison centrale d'Arles, qui demandait réparation du préjudice subi suite à trois fouilles intégrales réalisées en janvier, février et mars 2023. Le requérant invoquait une méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 225-1 à L. 225-3 et R. 225-1 et R. 225-2 du code pénitentiaire. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les fouilles litigieuses étaient justifiées par les nécessités de l'ordre public et les contraintes du service public pénitentiaire, et qu'elles n'avaient pas revêtu un caractère systématique ou disproportionné au regard des dispositions applicables.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contestant la sanction disciplinaire de 20 jours de confinement infligée par la commission de discipline de la maison centrale d'Arles. Le requérant invoquait notamment l'incompétence des autorités de poursuite et d'enquête, l'irrégularité de la composition de la commission et la méconnaissance des droits de la défense. Le tribunal a jugé que les délégations de signature accordées aux agents ayant engagé les poursuites étaient régulières et publiées, et que les autres moyens, tirés de vices de procédure, n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les articles R. 234-1, R. 234-3 et R. 234-14 du code pénitentiaire.