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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

4 974 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

4 974

Décisions totales

383 581

Ordonnances

291 713

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : PIEffacer tout
TA25Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600068

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. et Mme A... d’une demande de suspension des arrêtés d’expulsion pris à leur encontre par le préfet du Jura le 25 novembre 2025. Les requérants, de nationalité turque, invoquaient l’urgence et un doute sérieux sur la légalité des décisions, notamment au regard de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Toutefois, le préfet ayant informé le tribunal que M. A... avait été éloigné vers la Turquie le 13 janvier 2026 et Mme A... le 15 janvier 2026, le juge des référés a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les demandes de suspension, celles-ci étant devenues sans objet.

Avocat : DEBUISSON PIERRE

22 janvier 2026
TA25Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600070

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. et Mme A... d'une demande de suspension des arrêtés d'expulsion pris à leur encontre par le préfet du Jura le 25 novembre 2025. Les requérants invoquaient l'urgence et un doute sérieux sur la légalité des décisions, notamment au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En défense, le préfet a fait valoir que les intéressés avaient déjà été éloignés vers la Turquie. Le tribunal a constaté que l'exécution des décisions d'expulsion était intervenue avant que le juge des référés ne puisse statuer, rendant les demandes de suspension sans objet. Il a donc prononcé un non-lieu à statuer sur les requêtes.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : DEBUISSON PIERRE

22 janvier 2026
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600233

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, était saisi par un ressortissant comorien d'une demande de suspension d'un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire sans délai et interdiction de retour d'un an. Le juge a constaté que la mesure d'éloignement avait été exécutée malgré la saisine du tribunal, rendant sans objet la demande de suspension de l'obligation de quitter le territoire. En revanche, il a estimé que la condition d'urgence était remplie pour l'interdiction de retour et que cette mesure portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit du requérant au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa vie commune établie avec son épouse française et leur enfant. La solution retenue est la suspension de l'exécution de l'interdiction de retour.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

22 janvier 2026
TA21Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2101920

Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par le préfet de l’Yonne d’une demande de condamnation solidaire de plusieurs constructeurs de camions, dont MAN, Daimler, Iveco et Volvo, à lui verser 26 484,93 euros en réparation du surcoût subi lors de l’achat de véhicules utilitaires et poids lourds entre 1997 et 2009. Le préfet invoquait la responsabilité quasi-délictuelle des sociétés en raison d’une entente illicite sanctionnée par la Commission européenne. Les défenderesses ont soulevé l’incompétence de la juridiction administrative, faute de lien contractuel direct avec l’État, et contesté l’existence d’une faute, d’un préjudice établi et d’un lien de causalité. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que l’État ne démontrait pas avoir acquis directement les véhicules auprès des sociétés mises en cause, ni que le surcoût allégué lui avait été répercuté par l’UGAP, et a ainsi écarté toute responsabilité solidaire.

Avocat : SCHMITT AVOCATS AARPI

22 janvier 2026• 3ème chambre
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2304389

Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par Mme B..., praticien contractuel du CHU de Nîmes, qui contestait le refus de l'établissement de lui verser l'indemnité de précarité prévue à l'article L. 1243-8 du code du travail et à l'article R. 6152-418 du code de la santé publique. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le CHU, considérant que le courriel de la requérante du 26 juillet 2023 constituait un recours gracieux ayant prorogé le délai de recours contentieux. Sur le fond, le tribunal a fait droit à la demande de Mme B..., condamnant le CHU de Nîmes à lui verser la somme de 4 165 euros au titre de cette indemnité, assortie des intérêts au taux légal à compter de la réception de sa demande préalable.

Avocat : AARPI HORTUS AVOCATS

22 janvier 2026• 4ème Chambre
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2401043

Le Tribunal Administratif de Caen (2ème chambre) a rejeté les requêtes de M. A... et Mme E... qui demandaient la réduction de leurs impositions sur les plus-values immobilières réalisées en 2021. Les requérants contestaient le refus de l'administration fiscale de majorer le prix d'acquisition de deux terrains à bâtir des frais de voirie engagés en 2023, soit postérieurement aux cessions. Le tribunal a jugé que, sur le fondement des articles 150 V et 150 VB du code général des impôts, ces dépenses ne pouvaient être prises en compte car elles n'étaient pas justifiées comme ayant été engagées avant la vente. La solution retenue est le rejet des demandes de réduction fiscale et des conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET HERPIN LEFEVRE XUEREF

21 janvier 2026• 2ème chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2311355

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A... épouse B... contestant l'obligation de payer un indu de 630 euros réclamé par l'Agence nationale du développement professionnel continu (ANDPC). La requérante avait perçu une indemnité pour perte de revenus dans le cadre d'une formation intitulée « Prise en charge non médicamenteuse de la douleur chronique », suivie en 2021. Le tribunal a jugé que l'ANDPC ne peut financer que des actions s'inscrivant dans les orientations pluriannuelles prioritaires définies par les ministres chargés de la santé, et qu'il lui appartient de contrôler ce respect. La solution retenue est fondée sur les articles L. 4021-1, L. 4021-2, L. 4021-6 et R. 4021-7 du code de la santé publique.

Avocat : PIERSON

20 janvier 2026• 1ère chambre
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307471

Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme A..., qui demandait la condamnation de la commune de Thiverval-Grignon à lui verser 3 800 000 euros en réparation d'un préjudice financier. La requérante soutenait que la commune avait commis des fautes en délivrant un certificat d'urbanisme opérationnel erroné, puis en informant de l'infaisabilité du projet immobilier et en refusant de proroger le certificat. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, faute pour Mme A... de justifier d'un intérêt pour agir, et a subsidiairement écarté ses moyens comme infondés. La décision s'appuie sur le code de l'urbanisme et le code de justice administrative.

Avocat : ASSOCIATION ROUX PIQUOT-JOLY

20 janvier 2026• 4ème chambre
TA34Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2404414

Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par des requérants contestant le refus implicite du maire de Narbonne de lever un arrêté de mise en sécurité et demandant la modification du périmètre de sécurité affectant leur parcelle. Les requérants se sont désistés de leur instance, désistement jugé pur et simple. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions de la commune tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu de condamner les requérants aux frais.

Avocat : PILONE

20 janvier 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2303318

Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par M. B..., détenu au centre de détention de Salon-de-Provence, d’une demande de versement d’un solde de salaire pour son travail en atelier de janvier 2021 à août 2022. Le tribunal a appliqué les articles L. 412-20 du code pénitentiaire et R. 381-99, R. 381-105 et R. 381-107 du code de la sécurité sociale. Il a jugé que l’administration avait correctement imputé les cotisations sociales obligatoires (CSG, CRDS et assurance vieillesse) et que les sommes restant dues s’élevaient à 1 712,38 euros pour 2021 et 1 290,78 euros pour 2022. En conséquence, le tribunal a condamné l’État à verser à M. B... la somme totale de 3 003,16 euros.

Avocat : AARPI THEMIS

20 janvier 2026• 10eme Chambre
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2600675

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision du ministre de l’intérieur invalidant le permis de conduire de M. A... pour solde de points nul. Le juge estime que la condition d’urgence n’est pas remplie, car le requérant n’établit pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation professionnelle, malgré son activité de maçon et ses charges familiales. De plus, les infractions graves et répétées commises (non-respect de l’arrêt absolu) révèlent un comportement routier dangereux, ce qui s’oppose à la suspension sollicitée. La requête est donc rejetée, y compris les conclusions accessoires.

Avocat : PEPIN

20 janvier 2026
TA75Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2519424

Le Tribunal administratif de Paris a été saisi par Mme B... pour contester l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul et le retrait de trois points suite à une infraction. Le tribunal constate un non-lieu à statuer sur la décision du 6 février 2025, celle-ci ayant été supprimée du dossier. Sur le surplus, le moyen tiré de la contestation de l'infraction par une réclamation auprès de l'officier du ministère public est jugé inopérant, faute pour la requérante de prouver que cette réclamation a été déclarée recevable et a entraîné l'annulation du titre exécutoire. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le surplus des conclusions est rejeté, y compris les demandes d'injonction et de frais de justice.

Avocat : SPIRA

20 janvier 2026
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2401229

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en plein contentieux, était saisi par M. A... d’une contestation de la décision du président du conseil départemental des Alpes-Maritimes du 19 janvier 2024 rejetant son recours contre la suspension de ses droits au revenu de solidarité active (RSA). Le requérant soutenait notamment que son absence aux rendez-vous était justifiée par des impératifs professionnels et que le contrat d’engagements réciproques n’était pas adapté. La magistrate désignée a examiné les droits de l’intéressé sur la période de suspension, en application des articles L. 262-2 et L. 262-4 du code de l’action sociale et des familles.

Avocat : DEBRAY-PIANA

19 janvier 2026• Magistrat Mme SORIN
TA25Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600001

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé sur le fondement des articles L. 551-1 et L. 551-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la SAS Pompes Funèbres Alain Hoffarth. Celle-ci demandait l'annulation de la procédure d'attribution de la délégation de service public pour la construction et l'exploitation du crématorium de Belfort, attribuée à la Société des Crématoriums de France (SCF). Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment ceux tirés du défaut d'information sur le rejet de son offre, de la rupture d'égalité de traitement lors des négociations et de la dénaturation de son offre. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante, sans qu'il soit fait droit à ses demandes d'annulation ou de reprise de la procédure.

Avocat : ASSOCIATION SERMOT ROUXEL - AARPI

19 janvier 2026
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2513297

**Sujet principal :** Demande d’expertise médicale judiciaire pour évaluer l’étendue des préjudices subis par une agente territoriale à la suite d’un accident de service. **Juridiction :** Tribunal administratif de Montreuil (juge des référés). **Solution retenue :** Le juge fait droit à la demande d’expertise, la jugeant utile pour préparer un éventuel litige en responsabilité visant à obtenir la réparation intégrale des préjudices. Il désigne un expert avec une mission détaillée incluant l’évaluation des préjudices patrimoniaux et personnels selon la nomenclature Dintilhac. **Textes appliqués :** Article R. 532-1 du code de justice administrative (prescription de mesures d’expertise utiles).

Avocat : PIERSON

19 janvier 2026
TA45Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2600163

Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la requête de la SAS Guard Force Agency Security. Celle-ci demandait la suspension d'une décision de refus de mainlevée d'une saisie conservatoire, mais le juge a estimé que cette décision n'était pas susceptible d'un référé-suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Les conclusions subsidiaires fondées sur l'article L. 277 du livre des procédures fiscales ont également été rejetées comme irrecevables, car présentées dans la même requête que les conclusions principales. En conséquence, l'ensemble de la requête a été rejeté.

Avocat : SELAS AVOCATS PICOVSCHI

19 janvier 2026
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2417474

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise à la demande de la société Veolia Eau d’Île-de-France. Cette mesure vise à déterminer les causes, la nature et l'étendue des désordres affectant une canalisation d'eau potable à Épinay-sur-Seine, que la requérante impute à une pose non conforme d'une canalisation de gaz par la société GRDF. Le juge a désigné un expert avec pour mission de décrire les désordres, d'en identifier les causes et les responsabilités, et d'évaluer les préjudices subis. L'expertise se déroulera en présence de toutes les parties concernées, sans qu'il soit fait droit à la demande de mise hors de cause du Syndicat des Eaux d’Île-de-France.

Avocat : CABINET PIN-BONNETON

16 janvier 2026
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2401298

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B..., qui demandait la requalification de ses contrats de travail en contrat à durée indéterminée (CDI) et l’indemnisation de ses préjudices. Le tribunal a jugé que l’agent, recruté comme projectionniste pour des besoins temporaires et saisonniers, ne justifiait pas d’un besoin permanent de la commune de Vénissieux. La décision s’appuie sur les articles 3 et 3-1 de la loi n°84-53 du 26 janvier 1984, relatifs aux recrutements pour accroissement temporaire ou saisonnier d’activité.

Avocat : SELARL DUMOULIN-PIERI

16 janvier 2026• 8ème chambre
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600167

Le Tribunal administratif de Mayotte, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande de suspension de l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) visant M. B..., le préfet ayant retiré l'arrêté litigieux le 16 janvier 2026. La demande d'injonction a été rejetée, l'urgence n'étant plus caractérisée. L'État a été condamné à verser 500 euros au requérant au titre des frais de justice.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

16 janvier 2026
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2204173

Le Tribunal Administratif de Nice a examiné les demandes de la SCI Erevan concernant la décharge de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM) pour les années 2020 et 2021, ainsi que de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2018 et du solde de TEOM pour 2019. La société requérante contestait l'imposition en raison de l'absence de service effectif de collecte sur ses parcelles et d'une prétendue disproportion entre le taux de la taxe (13,87%) et les dépenses du service. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que la communauté de communes justifiait de l'existence d'un service d'enlèvement par points d'apport volontaire sur l'ensemble du territoire et que le taux appliqué correspondait aux coûts du service, conformément aux délibérations des 6 avril 2017, 21 février 2020 et 12 février 2021. La solution retenue s'appuie sur les articles 1520 et 1521 du code général des impôts.

Avocat : DE POULPIQUET DE BRESCANVEL

16 janvier 2026• Magistrat M. TAORMINA