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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

24 208 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

24 208

Décisions totales

383 581

Ordonnances

305 356

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : PIEffacer tout
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2512483

Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète de l'Essonne de convoquer Mme C... épouse B... à un rendez-vous pour déposer sa demande de titre de séjour dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. La requérante, ressortissante tunisienne, avait déposé une demande d'admission exceptionnelle au séjour en novembre 2022 via la plateforme "démarches-simplifiées.fr", mais n'avait toujours pas été convoquée près de trois ans plus tard, son dossier devant expirer le 26 novembre 2025. Le juge a considéré que la condition d'urgence était satisfaite en raison de l'imminence de l'expiration du dossier et de l'absence de convocation, et que la mesure était utile pour permettre l'examen de sa situation. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : PIERROT

12 novembre 2025
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2509035

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné le recours de Mme D..., ressortissante ghanéenne, contre les décisions du préfet du Bas-Rhin du 22 octobre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an et assignation à résidence. La requérante invoquait notamment une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant les décisions suffisamment motivées et proportionnées. En conséquence, la requête a été rejetée, incluant les demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : PIC-BLANCHARD MÉLANIE

12 novembre 2025• Reconduite à la frontière
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2501365

Le Tribunal Administratif de Paris annule la décision implicite par laquelle le préfet de police a rejeté la demande de titre de séjour « vie privée et familiale » de Mme B..., ressortissante marocaine. La requérante avait sollicité la communication des motifs de cette décision implicite, conformément à l’article L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration, sans obtenir de réponse dans le délai d’un mois. Le tribunal retient que ce défaut de communication des motifs, en l’absence de production de défense par le préfet, entache la décision d’illégalité.

Avocat : PIGOT

12 novembre 2025• 3e Section - 3e Chambre
TA21Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2401285

Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande de la société Chevillard et Fils qui contestait les pénalités de retard infligées par l’Office auxerrois de l’habitat (OAH) pour la levée tardive des réserves sur le lot n°10 « peintures-tentures ». La société n’a pas apporté la preuve que l’ensemble des réserves avait été levé dans le délai imparti au 27 mars 2023, et l’ajout ultérieur de réserves par le maître d’ouvrage n’a pas eu d’incidence sur l’application des pénalités. Le tribunal a également jugé que la société n’établissait pas que le retard était imputable à d’autres entreprises ou au maître d’ouvrage. La solution retenue s’appuie sur les stipulations du CCAP et les principes généraux de la commande publique.

Avocat : AARPI SYSTHEMIS CONSEIL

12 novembre 2025• 3ème chambre
TA69Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2403273

Refus de délivrance d’une carte professionnelle par le Conseil national des activités privées de sécurité. Le Tribunal administratif de Lyon, par une ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de M. A... de sa requête en annulation. La solution retenue est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : SELARL DUMOULIN-PIERI

12 novembre 2025
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2309260

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné deux requêtes de M. B..., détenu. La première conteste une sanction d’avertissement pour dégradation de locaux, confirmée par le directeur interrégional des services pénitentiaires. La seconde conteste une décision de retenue sur son compte nominatif de 64,26 euros. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence, des vices de procédure et de l'erreur de fait, en application du code pénitentiaire. Il a ainsi rejeté les deux requêtes de M. B....

Avocat : AARPI THEMIS

12 novembre 2025• 5ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2308668

Le tribunal administratif de Lyon rejette la requête de Mme A... qui demandait la condamnation de l'ONIAM à l'indemniser de préjudices consécutifs à deux injections du vaccin Comirnaty. La requérante soutenait que son insuffisance rénale (néphrite interstitielle) était imputable à cette vaccination, sur le fondement de l'article L. 3131-4 du code de la santé publique. Le tribunal estime toutefois qu'aucun lien de causalité direct et certain n'est établi, en l'absence de littérature scientifique probante et compte tenu de l'existence d'autres facteurs déclenchants (traitement anti-inflammatoire). La solution retenue est donc le rejet de la demande indemnitaire.

Avocat : AARPI JASPER AVOCATS

12 novembre 2025• 5ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2303334

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par les consorts K... d’une demande d’indemnisation des préjudices résultant du décès de Mme A... K..., survenu le 9 juillet 2014 à la suite de complications post-opératoires d’une hystérectomie. L’ONIAM ne contestant pas le droit à indemnisation au titre de la solidarité nationale pour accident médical non fautif, le tribunal a fait application des dispositions du code de la santé publique. Il a alloué diverses sommes aux requérants, notamment au titre du déficit fonctionnel temporaire, des souffrances endurées, du préjudice esthétique temporaire et de l’angoisse de mort imminente pour la victime directe, ainsi que des préjudices d’affection et d’accompagnement pour ses proches, en fixant les montants à des niveaux inférieurs à ceux demandés. La CPAM du Rhône n’est pas intervenue dans l’instance.

Avocat : AARPI JASPER AVOCATS

12 novembre 2025• 5ème chambre
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2508931

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par la société Cimtea, sur le fondement des articles L. 551-1 et suivants du code de justice administrative, d’un référé contractuel visant à contester la procédure de passation d’un marché de fourniture et installation de colombariums par la commune de Metz. Le juge des référés a constaté que le contrat litigieux avait été signé le 21 octobre 2025, soit avant l’introduction de la requête le 24 octobre 2025, rendant la saisine irrecevable car dépourvue d’objet dès l’origine. Il a donc donné acte à la société Cimtea du désistement de ses conclusions, sans faire droit aux demandes de la commune au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : AARPI PMDB

12 novembre 2025
TA31Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2506209

Le Tribunal administratif de Toulouse a constaté le désistement d'office de Mme A... B..., qui contestait un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour avec obligation de quitter le territoire. Ce désistement est intervenu après le rejet de sa demande de suspension en référé, faute pour la requérante d'avoir confirmé le maintien de sa requête au fond dans le délai d'un mois prévu par l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative. La solution retenue est donc un non-lieu à statuer sur le fond, le tribunal donnant acte de ce désistement.

Avocat : PINSON

12 novembre 2025
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2509482

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par Mme B... d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite du préfet de police rejetant sa demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a pris une décision favorable le 29 avril 2025, accordant à la requérante une carte de séjour temporaire. Mme B... s’est désistée de ses conclusions à fin d’annulation et d’injonction, désistement pur et simple dont il a été donné acte. L’ordonnance met à la charge de l’État la somme de 800 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : PIERRE

12 novembre 2025
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2305765

Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par Mme A... d’un recours de plein contentieux contestant la décision de la caisse d’allocations familiales du Morbihan de ne lui accorder qu’une remise partielle d’un indu de prime d’activité. La requérante invoquait notamment un défaut d’information sur l’usage du droit de communication, un manquement au contradictoire et sa bonne foi. Le tribunal a rejeté la requête, considérant qu’il lui appartenait, en tant que juge de plein contentieux, d’apprécier le bien-fondé de la demande de remise gracieuse au regard des circonstances de fait, et non de se prononcer sur d’éventuels vices propres de la décision attaquée. La solution retenue s’appuie sur l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, qui encadre la récupération des indus et les conditions de remise en cas de bonne foi ou de précarité.

Avocat : DESFARGES PIERRE-HENRY

12 novembre 2025• Mme PLUMERAULT Fabienne
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2405264

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne du 26 juillet 2024 refusant son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a estimé que le requérant ne justifiait pas de la continuité de sa présence en France depuis plus de dix ans, condition nécessaire pour l'obtention d'un certificat de résidence "vie privée et familiale" sur le fondement du 5° de l'article 6 de l'accord franco-algérien. Il a également jugé que la décision n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation concernant l'expérience professionnelle de plaquiste, et que les moyens tirés de l'illégalité du refus de titre et de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme étaient infondés. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A....

Avocat : PINSON

12 novembre 2025• 6ème Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2313265

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné les requêtes de Mme B..., professeure de danse vacataire, contestant les décisions de la Ville de Paris de ne pas renouveler son contrat. Le tribunal a d'abord requalifié la relation contractuelle, estimant que Mme B... occupait un poste permanent et devait être considérée comme un agent non titulaire. Sur le fond, il a écarté le moyen d'incompétence, la décision du 12 juillet 2023 ayant été signée par une autorité bénéficiant d'une délégation régulière. Enfin, le tribunal a rejeté le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de la loi du 26 juillet 2005, jugeant que les conditions pour une transformation du contrat en contrat à durée indéterminée n'étaient pas remplies.

Avocat : CABINET ANDOTTE AVOCATS (AARPI)

12 novembre 2025• 2e Section - 1re Chambre
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2532775

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi de plusieurs requêtes visant à suspendre la décision du 9 novembre 2025 par laquelle l'administrateur du Collège de France a annulé le colloque « La Palestine et l'Europe : poids du passé et dynamiques contemporaines ». Les requérants invoquaient une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés d'expression, de réunion et à la liberté académique, en l'absence de justification liée à un risque de trouble à l'ordre public. Le juge des référés a fait droit à ces demandes en ordonnant la suspension de la décision d'annulation et en enjoignant à l'administrateur de permettre la tenue du colloque. Cette solution retient que l'annulation, motivée par une polémique extérieure et non par des considérations académiques ou d'ordre public, constitue une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales invoquées.

Avocat : CABINET ANDOTTE AVOCATS (AARPI)

12 novembre 2025
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2407566

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B... contestant la décision du 5 juillet 2024 du garde des Sceaux prolongeant son placement à l'isolement. Le juge a estimé que la décision, fondée sur les articles L. 213-8 et R. 213-25 du code pénitentiaire, n'était pas entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, compte tenu du risque pour la sécurité des personnes et de l'établissement. Les moyens soulevés par le requérant, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et les vices de procédure, ont été écartés.

Avocat : AARPI THEMIS

12 novembre 2025• 5ème chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2405583

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de la SCCV Château Faguest, qui demandait l'annulation partielle d'un arrêté du maire de Marseille du 20 novembre 2023. Cet arrêté délivrait un permis de construire pour un immeuble d'habitation, mais la société contestait la prescription imposant le respect des observations de l'architecte des bâtiments de France (ABF). Le tribunal a jugé que l'arrêté ne prescrivait que les "prescriptions motivées" de l'avis de l'ABF, et non ses simples recommandations, rendant les moyens d'insuffisance de motivation et d'imprécision inopérants. La solution retenue est le rejet de la requête, sur la base des articles du code de l'urbanisme et du code de justice administrative.

Avocat : AARPI FRECHE ET ASSOCIES

12 novembre 2025• 4ème Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2405584

Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par la société Château Faguest d’un recours en excès de pouvoir contre l’article 1er d’un arrêté du maire de Marseille du 3 décembre 2023, qui prescrivait la conservation et la réhabilitation des ruines d’une bastide et de ses dépendances dans le cadre d’un permis de construire. La société soutenait que cette prescription était illégale car non motivée et portant sur des éléments extérieurs au projet. Le tribunal a annulé cette prescription, jugeant qu’elle imposait des obligations sur des biens (la bastide) situés en dehors du terrain d’assiette du permis, ce qui excédait les pouvoirs de l’autorité administrative. La décision s’appuie sur les principes généraux du code de l’urbanisme et du code de justice administrative.

Avocat : AARPI FRECHE ET ASSOCIES

12 novembre 2025• 4ème Chambre
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2502589

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par M. C..., ressortissant malgache marié à une Française et père d'un enfant français, pour suspendre un arrêté préfectoral du 10 novembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire. En cours d'instance, le préfet a retiré l'arrêté litigieux, conduisant le juge à constater un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins de suspension. Toutefois, le juge a enjoint au préfet de délivrer à M. C... une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail sous huit jours et de réexaminer sa situation sous deux mois, en application des stipulations des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. L'État a également été condamné à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

12 novembre 2025
TA106Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2400176

Le Tribunal Administratif de la Guyane a été saisi par M. A... C... d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision préfectorale du 20 juillet 2023 lui refusant un titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a délivré à l’intéressé une carte de séjour temporaire valable du 23 juin 2025 au 22 juin 2026. Par ordonnance du 28 octobre 2025, le tribunal a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, que les conclusions principales de la requête étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Les conclusions accessoires, notamment celles relatives aux frais de justice, ont été rejetées.

Avocat : PIALOU

12 novembre 2025