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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

4 974 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

4 974

Décisions totales

383 581

Ordonnances

304 341

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : PIEffacer tout
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2502556

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante comorienne, qui demandait la suspension d'un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français sans délai. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, mais que l'atteinte alléguée à sa vie privée et familiale (article 8 de la CESDH) et à l'intérêt supérieur de son enfant (article 3-1 de la CIDE) n'était pas grave et manifestement illégale. Il a relevé que la requérante ne justifiait pas d'une intégration suffisante à Mayotte et que son enfant français pouvait l'accompagner aux Comores. La requête a été rejetée dans son intégralité.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

9 novembre 2025
TA25Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2302435

Le Tribunal Administratif de Besançon a été saisi par Mme A... d'une demande d'indemnisation pour un accident survenu le 24 mars 2022, dû à un trou non signalé dans une voie pavée de la commune de Belfort, engageant la responsabilité de cette dernière pour défaut d'entretien normal d'un ouvrage public. La commune a contesté sa responsabilité en arguant que l'ouvrage ne présentait pas un danger excédant les risques normaux pour les usagers. Le tribunal a retenu la responsabilité de la commune, considérant que le trou constituait un défaut d'entretien normal. Il a condamné la commune à verser diverses indemnités à Mme A... pour ses préjudices, ainsi que les sommes dues à la CPAM et à la SUVA, sur le fondement des principes de responsabilité pour défaut d'entretien des ouvrages publics et des dispositions du code de la sécurité sociale.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : PIERSON

7 novembre 2025• 1ère chambre
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2305908

Le Tribunal Administratif de Versailles a été saisi par la SMABTP et la société OBM Construction d’une demande de condamnation de la commune de Fontenay-le-Fleury à leur verser 101 875,91 euros. Cette somme correspondait à la part de responsabilité de 13,4 % imputée à la commune par une expertise amiable, suite à l’effondrement du faux plafond de la crèche municipale en 2018. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que la décision du maire du 22 mai 2023 rejetant la demande de remboursement était confirmative d’une décision antérieure devenue définitive, rendant le recours irrecevable. La solution retenue s’appuie sur les principes de la recevabilité des recours contentieux en matière administrative.

Avocat : AARPI EYMARD SABLIER ASSOCIES

7 novembre 2025• 2ème chambre
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2502534

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a constaté que l'arrêté préfectoral du 4 novembre 2025 obligeant M. B..., ressortissant comorien, à quitter le territoire français sans délai avait été retiré par le préfet le 5 novembre 2025. En conséquence, les conclusions tendant à la suspension de cet arrêté sont devenues sans objet. La demande d'injonction de délivrance d'une autorisation provisoire de séjour a été rejetée pour défaut d'urgence, M. B... n'étant plus menacé d'éloignement immédiat. L'État a été condamné à verser 800 euros à M. B... au titre des frais d'instance (article L. 761-1 du code de justice administrative).

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

7 novembre 2025
TA54Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2402912

Le Tribunal administratif de Nancy, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. D... afin de déterminer si la prise en charge de sa hernie discale par le centre hospitalier intercommunal Emile Durkheim d'Epinal et le CHRU de Nancy à compter du 6 septembre 2023 a été conforme aux règles de l'art et d'évaluer les préjudices éventuels. La mesure a été jugée utile dans la perspective d'un éventuel litige en responsabilité médicale, les deux établissements ne s'y étant pas opposés. Les conclusions accessoires de M. D... tendant à la condamnation solidaire des hôpitaux aux frais d'expertise et à une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées, la responsabilité n'étant pas établie à ce stade.

Avocat : PICOCHE

7 novembre 2025
TA25Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2400475

Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la demande d'indemnisation de M. A..., agent contractuel puis stagiaire, qui contestait le montant de sa rémunération depuis 2016. Le tribunal a estimé que la créance relative aux rémunérations versées avant le 1er janvier 2019 était prescrite en application de la loi du 31 décembre 1968, le courrier de réclamation de l'agent datant de mai 2021 étant tardif. Pour la période postérieure, le tribunal a jugé que la communauté urbaine n'avait commis aucune erreur manifeste d'appréciation dans la fixation de son traitement, ni aucune faute de nature à engager sa responsabilité. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.

Avocat : AARPI LANDBECK ET BOCHER-ALLANET

7 novembre 2025• 1ère chambre
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2407950

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en juge unique, était saisi par Mme B... de deux requêtes contestant des décisions de la caisse d’allocations familiales du Bas-Rhin et de la Collectivité européenne d’Alsace portant sur des indus d’aides au logement, de prime d’activité, de revenu de solidarité active (RSA) et de prime exceptionnelle de fin d’année. Le tribunal a d'abord jugé que les recours administratifs préalables obligatoires s'étaient substitués aux décisions initiales de la CAF, rendant irrecevables les conclusions dirigées contre ces dernières. Sur le fond, le tribunal a rejeté la requête concernant l'indu de RSA, estimant que la décision de la Collectivité européenne d'Alsace du 31 janvier 2025 était suffisamment motivée et que Mme B... n'apportait pas la preuve de l'erreur de fait alléguée. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des conclusions de Mme B..., y compris celles relatives aux frais de justice, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : AARPI ELEOS AVOCATS

7 novembre 2025• Juge Unique
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2502545

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de l'obligation de quitter le territoire français sans délai prise à l'encontre de M. A..., ressortissant comorien. Le juge reconnaît l'urgence liée à l'éloignement imminent, mais estime que l'atteinte à la vie privée et familiale et à l'intérêt supérieur de l'enfant n'est pas grave et manifestement illégale. Il relève que le requérant ne démontre pas contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de son enfant de nationalité française, ni une vie commune stable avec lui. La requête est donc rejetée comme manifestement infondée.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

7 novembre 2025
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2502542

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par la représentante légale d'un enfant mineur malgache pour suspendre l'obligation de quitter le territoire français sans délai qui lui était rattachée via un arrêté préfectoral du 1er novembre 2025. Le juge a reconnu l'urgence, l'enfant étant exposé à un éloignement imminent. Il a estimé que la décision portait une atteinte grave et manifestement illégale à l'intérêt supérieur de l'enfant, protégé par l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, et a ordonné la suspension de la mesure d'éloignement.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

7 novembre 2025
TA75Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2404434

Le Tribunal administratif de Paris a pris acte du désistement pur et simple de la société Arès de sa requête en plein contentieux. Celle-ci demandait l'annulation d'une décision implicite de rejet du Haut Conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes et la condamnation de l'État à lui verser 50 000 euros pour préjudice moral. Le tribunal a constaté que rien ne s'opposait à ce désistement et l'a homologué par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : CELLUPICA

7 novembre 2025
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2302142

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme C... épouse A..., qui contestait le refus implicite du centre hospitalier universitaire de Nîmes de lui verser l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE) après la fin de son contrat à durée déterminée. Le tribunal a d’abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par l’hôpital, jugeant qu’une décision implicite de rejet était bien née de la demande préalable de l’intéressée. Sur le fond, il a estimé que la privation d’emploi n’était pas involontaire, car Mme C... n’avait pas sollicité le renouvellement de son contrat et ne démontrait pas que l’administration avait refusé de le faire. La solution s’appuie sur les articles L. 5422-1 et L. 5424-1 du code du travail relatifs aux conditions d’octroi de l’ARE.

Avocat : AARPI HORTUS AVOCATS

6 novembre 2025• 4ème Chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2102282

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par la société Acofi Gestion d’une demande de restitution d’un crédit d’impôt recherche (CIR) pour l’année 2013, portant notamment sur des dépenses de personnel et d’amortissement pour les sociétés Unipackaging, Vitrocelle et IC Pack. Le tribunal a partiellement fait droit à la demande en constatant un non-lieu à statuer à hauteur de 16 403 euros déjà restitués par l’administration, mais a rejeté le surplus des conclusions. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code général des impôts relatives au CIR, le tribunal ayant estimé que les justifications apportées par la société requérante ne permettaient pas d’établir l’éligibilité des dépenses contestées.

Avocat : CABINET JEAUSSERAND AUDOUARD (AARPI)

6 novembre 2025• 4ème Chambre
TA80Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2301506

Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la demande de la SAS Plessis-Dis tendant à la décharge de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM) pour 2022. La société contestait le taux de la taxe, le jugeant disproportionné et critiquait l'insuffisance des documents budgétaires annexés. Le tribunal a estimé que le moyen tiré de l'insuffisance de détail du document annexe, fondé sur l'article L. 2313-1 du code général des collectivités territoriales, était inopérant car cette règle de publication est sans influence sur la légalité de la délibération fixant le taux. La solution retenue est donc le rejet de la requête.

Avocat : RDB ASSOCIES COMPIEGNE

6 novembre 2025• JU2
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2207102

Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B... qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2016 et 2017. Ces impositions résultaient de la qualification par l'administration fiscale de sommes prélevées sur le compte courant d'associé de la SCI ID 2000 comme des distributions occultes imposables sur le fondement des articles 109 et 111 du code général des impôts. Le tribunal a jugé que M. B..., qui n'avait pas répondu à la proposition de rectification, n'apportait pas la preuve, comme l'exige l'article R. 194-1 du livre des procédures fiscales, que ces sommes correspondaient à des remboursements d'apports en compte courant. La demande de condamnation de l'État aux dépens a également été rejetée comme irrecevable.

Avocat : ESPINAL

6 novembre 2025• 7éme chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2517569

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur la demande du préfet de la Sarthe, a ordonné l'expulsion de Mme A... B... et de tous occupants de son chef du logement pour demandeurs d'asile qu'elle occupe indûment au Mans. La solution retenue est fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative et l'article L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'urgence et de l'absence de contestation sérieuse, son droit au maintien dans les lieux ayant cessé suite au rejet définitif de sa demande d'asile par la CNDA le 6 juillet 2023. Le tribunal a rejeté les moyens de défense de Mme B... tirés de l'absence d'urgence et de circonstances exceptionnelles liées à sa situation familiale et médicale.

Avocat : SCP PIGEAU CONTE MURILLO

5 novembre 2025
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2404632

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de la SAS CAP contestant un rehaussement d’impôt sur les sociétés pour l’exercice clos en 2018, suite à la valorisation jugée minorée de titres de la société Majec lors d’un apport et d’une cession. La société requérante soutenait que la valeur retenue (28 euros par action) était justifiée par une expertise indépendante et contestait la majoration pour manquement délibéré. L’administration fiscale, en défense, a maintenu le bien-fondé du rehaussement. Le tribunal a rejeté la requête, confirmant la cotisation supplémentaire et les pénalités, en application des articles du code général des impôts relatifs à la valorisation des titres et à la majoration pour manquement délibéré.

Avocat : CABINET VIVIEN & ASSOCIES (AARPI)

5 novembre 2025• 1re Section - 1re Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2315624

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la SAS DNP Photo Imaging Europe, qui contestait son assujettissement à la participation des employeurs à l’effort de construction (PEEC) pour les années 2017 et 2018. La société invoquait le bénéfice du dispositif transitoire d’exonération prévu à l’article L. 313-2 du code de la construction et de l’habitation, mais le tribunal a jugé ce moyen non fondé. En conséquence, la demande de décharge des impositions et pénalités a été rejetée, de même que la demande de frais de justice.

Avocat : CABINET CAZALS MANZO PICHOT SAINT-QUENTIN

5 novembre 2025• 1re Section - 1re Chambre
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2302507

Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la demande de M. A... contre la commune de Mandelieu-la-Napoule pour obtenir réparation des préjudices subis suite à la préemption de son fonds de commerce, suivie d'une renonciation. Le tribunal a rejeté la demande fondée sur la responsabilité sans faute pour rupture d'égalité devant les charges publiques, estimant que le préjudice invoqué n'était ni grave ni spécial. La décision ne s'est pas prononcée sur la responsabilité pour faute, car le requérant n'a pas établi le caractère anormal du préjudice. Les textes appliqués sont le code de l'urbanisme et le code de justice administrative.

Avocat : PIERSON

5 novembre 2025• 4ème Chambre
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2502487

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme A... C... visant à suspendre l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de Mayotte. Bien que la condition d'urgence ait été reconnue, le juge a estimé que l'atteinte au droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme) n'était pas manifestement illégale. La requérante n'a pas justifié de la continuité de son séjour ni de l'intensité de ses liens familiaux à Mayotte, et la présence d'un enfant français né en 2025 n'a pas été jugée suffisante pour faire obstacle à la reconstitution de la cellule familiale aux Comores.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

4 novembre 2025
TA67Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2501318

Le Tribunal administratif de Strasbourg a été saisi par M. A... et la société Helio Finance Reunion d’un recours contestant le rejet implicite de leur demande de prime « MaPrimeRénov’ » par l’Agence nationale de l’habitat (ANAH). Par un mémoire enregistré le 14 octobre 2025, les requérants ont déclaré se désister purement et simplement de leur instance. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 5e chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance du 4 novembre 2025. Aucune solution au fond n’a donc été retenue, la procédure s’étant achevée avant tout jugement.

Avocat : SELARL CABINET PITCHER AVOCAT

4 novembre 2025