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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

15 659 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

15 659

Décisions totales

383 581

Ordonnances

269 867

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : PIEffacer tout
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2600068

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par une ressortissante ivoirienne mineure, représentée par un administrateur ad hoc, d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du ministre de l’intérieur du 31 décembre 2025 lui refusant l’admission sur le territoire français au titre de l’asile. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir du ministre, jugeant la requête recevable car la notification de la décision à la mineure, effectuée hors de la présence de son administrateur ad hoc, était irrégulière. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision de refus d’admission au titre de l’asile, en application des articles L. 352-1 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, au motif que le ministre n’avait pas procédé à un examen complet et sérieux de la situation de la requérante, notamment au regard de sa minorité et de l’intérêt supérieur de l’enfant protégé par la convention internationale des droits de l’enfant.

Avocat : PIEROT

7 janvier 2026• 8e Section - MESD
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2305004

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. A... C... d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du ministre de l’intérieur du 2 février 2023 rejetant sa demande de naturalisation pour cause de bigamie. Le requérant contestait cette situation, soutenant que son divorce tunisien du 4 novembre 2011 était valide. Le tribunal a estimé que la question de l’opposabilité en France de ce divorce, relevant de la compétence judiciaire, soulevait une difficulté sérieuse. En application de l’article R. 771-2 du code de justice administrative, il a sursis à statuer et renvoyé cette question préjudicielle au tribunal judiciaire de Nantes.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : DE LESPINAY

7 janvier 2026• 5ème Chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2508804

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, a rejeté la requête de M. C... demandant la suspension de la décision du 21 novembre 2025 prolongeant son placement à l'isolement en détention. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la mesure étant justifiée par des considérations d'ordre public et de sécurité liées au profil de l'intéressé. Il a également considéré qu'aucun des moyens soulevés (incompétence, vice de procédure, erreur manifeste d'appréciation, violation de l'article 3 de la CEDH) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 521-1 du code de justice administrative et des dispositions du code pénitentiaire.

Avocat : AARPI DIALEKTIK AVOCATS

7 janvier 2026
CAA31Décision• suspension sursis

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01858

Avocat : SCP VIAL-PECH DE LACLAUSE-ESCALE-KNOEPFFLER -HUOT -PIRET-JOUBES

6 janvier 2026• Juge des référés
CAA33Décision• plein contentieux

Cour administrative d'appel de Bordeaux — N° CAA33-24BX00277

Avocat : MONPION

6 janvier 2026• 5ème chambre (formation à 3)
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2432011

Le Tribunal Administratif de Paris a condamné l’État à verser 1 800 euros à M. A..., reconnu prioritaire par la commission de médiation pour un relogement d’urgence, en raison de la carence fautive de l’administration à exécuter cette décision. La responsabilité de l’État a été engagée sur le fondement de l’article L. 300-1 du code de la construction et de l’habitation, à compter du 26 avril 2024, faute d’offre de relogement dans le délai imparti. Le tribunal a indemnisé les troubles dans les conditions d’existence et le préjudice moral subis par le requérant, contraint de vivre dans sa voiture ou chez des tiers.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER (AARPI)

6 janvier 2026• 3e Section - 1re Chambre - R.222-13
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2306018

Le Tribunal administratif de Melun se déclare incompétent pour connaître de la demande indemnitaire de Mmes et M. C..., qui reprochent au département de Seine-et-Marne une faute dans la prise en charge de la jeune B... C..., laquelle aurait été contrainte à se prostituer durant son placement. Le juge administratif estime que les carences alléguées ne sont pas détachables des missions d'assistance éducative confiées au service départemental par le juge judiciaire, en application des articles 375-3 du code civil et L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles. Par suite, le litige relève de la compétence de la juridiction judiciaire, conformément à la jurisprudence du Tribunal des conflits. La requête est donc rejetée comme portée devant une juridiction incompétente.

Avocat : PIERSON

6 janvier 2026• 2ème chambre
TA63Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2101507

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a été saisi par le préfet du Cantal d’une action en responsabilité quasi-délictuelle visant à obtenir la condamnation solidaire de plusieurs constructeurs de camions, à la suite de sanctions infligées par la Commission européenne pour entente sur les prix entre 1997 et 2011. L’État estimait avoir subi un préjudice de 1 279 769,70 euros TTC en raison d’un surcoût de 20 % lors de l’acquisition de véhicules utilitaires et poids lourds par ses services déconcentrés. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que les conditions d’engagement de la responsabilité des sociétés défenderesses n’étaient pas réunies. Cette décision s’appuie sur les principes généraux de la responsabilité quasi-délictuelle, sans qu’il soit nécessaire de se prononcer sur les exceptions d’incompétence ou de prescription soulevées.

Avocat : SCHMITT AVOCATS AARPI

6 janvier 2026• Chambre 3
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2309259

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B..., qui contestait la légalité d'une fouille intégrale subie le 18 février 2023 au centre pénitentiaire de Bourg-en-Bresse et demandait réparation de son préjudice. Le tribunal a jugé que cette fouille, effectuée à l'issue d'un parloir, était justifiée par les nécessités de l'ordre public et les contraintes du service public pénitentiaire, en l'absence de portiques de détection, et qu'elle n'était ni disproportionnée ni constitutive d'un traitement inhumain ou dégradant au sens de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a également considéré que les dispositions des articles L. 225-1 et suivants du code pénitentiaire n'avaient pas été méconnues, faute pour le requérant d'établir une faute de l'administration. En conséquence, les conclusions indemnitaires et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées.

Avocat : AARPI THEMIS

6 janvier 2026• 5ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2403721

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A..., détenu, qui demandait la condamnation de l'État pour une fouille intégrale subie le 24 décembre 2023 au centre pénitentiaire de Bourg-en-Bresse. Le requérant soutenait que cette fouille, effectuée à l'issue d'un parloir, était injustifiée et constitutive d'un traitement inhumain et dégradant. Le tribunal a jugé que l'administration pénitentiaire avait justifié cette mesure par la nécessité de prévenir les risques liés à la circulation d'objets prohibés, conformément aux articles L. 225-1 et R. 225-1 du code pénitentiaire. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal estimant que la fouille était nécessaire et proportionnée au regard des contraintes de sécurité en détention.

Avocat : AARPI THEMIS

6 janvier 2026• JU 5ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2407184

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. B..., détenu, d’une demande d’indemnisation pour six fouilles intégrales subies entre novembre 2020 et juin 2022, qu’il estimait injustifiées et constitutives d’un traitement inhumain et dégradant. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l’administration pénitentiaire avait justifié ces fouilles par des motifs de sécurité et de bon ordre de l’établissement, conformément aux articles L. 225-1 et suivants du code pénitentiaire. Il a jugé que les fouilles n’étaient pas systématiques et étaient adaptées aux nécessités de la détention, sans méconnaître l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme. En conséquence, aucune faute de nature à engager la responsabilité de l’État n’a été retenue.

Avocat : AARPI THEMIS

6 janvier 2026• JU 5ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2410822

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. A..., détenu, d’une demande d’indemnisation de 100 euros pour le préjudice moral résultant d’une fouille corporelle intégrale subie le 25 juin 2024 à la maison d’arrêt de Lyon-Corbas. Le requérant soutenait que cette fouille était injustifiée et constituait un traitement inhumain et dégradant. Le tribunal a rejeté sa requête, considérant que l’administration pénitentiaire avait justifié la mesure par des motifs de sécurité liés au comportement et aux fréquentations du détenu, conformément aux articles L. 225-1 et suivants du code pénitentiaire. La solution retenue est donc le rejet de la demande indemnitaire.

Avocat : AARPI THEMIS

6 janvier 2026• JU 5ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2411562

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par un détenu demandant réparation pour douze fouilles corporelles intégrales subies au centre pénitentiaire de Roanne entre mai 2023 et juillet 2024, qu'il estimait injustifiées et constitutives d'un traitement inhumain et dégradant. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'administration pénitentiaire avait justifié ces fouilles par des motifs de sécurité et de bon ordre, conformément aux articles L. 225-1 et suivants du code pénitentiaire. La solution retenue s'appuie sur le principe selon lequel les fouilles intégrales, bien que subsidiaires, peuvent être légitimes si elles sont proportionnées et fondées sur des éléments objectifs, sans caractère systématique. Aucune faute de l'État n'a été retenue, et la demande indemnitaire a été rejetée.

Avocat : AARPI THEMIS

6 janvier 2026• JU 5ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2411744

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. A..., détenu, d’une demande d’indemnisation pour 17 fouilles corporelles intégrales subies entre 2021 et 2024 au centre pénitentiaire de Roanne, qu’il estimait injustifiées et constitutives d’un traitement inhumain et dégradant. Le tribunal a rejeté sa requête, considérant que l’administration pénitentiaire avait justifié ces fouilles par des motifs liés à la sécurité et au comportement du détenu, conformément aux articles L. 225-1 et suivants du code pénitentiaire. La solution retenue écarte toute faute de l’État et tout préjudice indemnisable.

Avocat : AARPI THEMIS

6 janvier 2026• JU 5ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2411745

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. B..., détenu, qui demandait réparation pour 14 fouilles corporelles intégrales subies entre juillet 2023 et juillet 2024 au centre pénitentiaire de Moulins. Se fondant sur l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et les articles L. 225-1 et suivants du code pénitentiaire, le tribunal a rappelé que ces fouilles ne doivent être ni systématiques, ni injustifiées, et doivent être subsidiaires aux fouilles par palpation. La solution retenue n'est pas précisée dans l'extrait, mais le tribunal a statué en application de ces textes pour apprécier la légalité des fouilles et l'éventuelle faute de l'administration pénitentiaire.

Avocat : AARPI THEMIS

6 janvier 2026• JU 5ème chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2303398

Le Tribunal Administratif de Nantes (12ème chambre) a statué sur le recours de Mme B... contestant le refus du département de Maine-et-Loire de lui accorder l’allocation personnalisée d’autonomie (APA). Le tribunal a constaté que la décision initiale du 4 août 2022 était remplacée par celle du 7 décembre 2022 prise sur recours administratif préalable obligatoire, seule attaquable. Il a prononcé un non-lieu à statuer partiel pour la période à compter du 1er novembre 2025, Mme B... ayant été admise à l’APA à cette date. Le jugement a été rendu sur le fondement des articles L. 134-1 et L. 134-2 du code de l'action sociale et des familles.

Avocat : MPIGA VOUA OFOUNDA

6 janvier 2026• 12eme chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2316353

Le Tribunal administratif de Nantes rejette la requête de M. C... contestant la décision du ministre de l’intérieur du 4 septembre 2023 ajournant à deux ans sa demande de naturalisation. Le tribunal écarte le moyen d’incompétence, la délégation de signature étant régulière, et juge que le ministre n’a pas commis d’erreur manifeste d’appréciation en se fondant sur le séjour irrégulier de l’intéressé en France de 2013 à 2016, ce manquement n’étant pas excessivement ancien. La décision est fondée sur l’article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, qui permet un ajournement pour des motifs d’opportunité, indépendamment des conditions de recevabilité du code civil.

Avocat : AARPI S&J AVOCATS

6 janvier 2026• 12eme chambre
CAA33Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Bordeaux — N° CAA33-25BX02007

Avocat : SCP PIELBERG KOLENC

6 janvier 2026• 5ème chambre (formation à 3)
TA86Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2503924

Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par Mme C..., ressortissante albanaise, d'un recours en excès de pouvoir contre la décision du directeur territorial de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) lui notifiant la sortie de son hébergement pour demandeurs d'asile (HUDA) avec ses deux enfants mineurs, suite au rejet de sa demande d'asile. La requérante invoquait notamment l'incompétence du signataire, un défaut de motivation et une méconnaissance des articles L. 511-11 et L. 552-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'incompétence, estimant que le signataire disposait d'une délégation régulière, et a examiné la légalité de la décision au regard des dispositions du CESEDA.

Avocat : AARPI ANGLADE & PAFUNDI

6 janvier 2026• étrangers JU
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2508106

Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi en référé pour suspendre la décision du DASEN d’Ille-et-Vilaine refusant d’affecter un accompagnant d’élève en situation de handicap (AESH) individuel à 75 % du temps scolaire pour l’enfant D..., conformément à la décision de la CDAPH. Les requérants invoquent l’urgence et un doute sérieux sur la légalité, arguant que l’absence d’accompagnement entrave le droit à l’éducation et la sécurité de l’enfant, en violation des articles L. 111-1, L. 112-1 et L. 351-3 du code de l’éducation. En défense, la rectrice soutient que l’urgence n’est pas établie et que les moyens disponibles, dans un contexte de pénurie, ne permettent pas de répondre à toutes les demandes. Le tribunal a examiné les arguments et pièces, mais la solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni.

Avocat : SEPIA AVOCATS

6 janvier 2026