15 659 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
15 659
Décisions totales
383 581
Ordonnances
271 317
Avec résumé IA
Avocat : SCP SPINOSI
Avocat : SCP FABIANI PINATEL
Avocat : CABINET ROUSSEAU, TAPIE
Avocat : HIRTZLIN-PINÇON
Avocat : AXIPITER
Le Tribunal Administratif de Limoges était saisi par l’association Initiative Haute-Vienne de deux requêtes contestant des avis de sommes à payer émis par la région Nouvelle-Aquitaine pour le recouvrement d’un indu de subvention de 26 417,73 euros. Le tribunal a jugé que la signataire de l’avis disposait d’une délégation de signature régulièrement publiée, écartant ainsi le moyen d’incompétence. Il a également rejeté les autres moyens soulevés, notamment ceux tirés du défaut de motivation et de la méconnaissance des règles du retrait des décisions créatrices de droits. En conséquence, le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes de l’association.
Avocat : MONPION
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en plein contentieux, était saisi par l’association Initiative Haute-Vienne de deux requêtes dirigées contre des avis de sommes à payer émis par la région Nouvelle-Aquitaine pour le recouvrement d’un indu de subvention de 26 417,73 euros. Le tribunal a jugé que la signataire de l’avis de sommes à payer disposait d’une délégation de signature régulièrement publiée, écartant ainsi le moyen tiré de l’incompétence. La solution retenue est le rejet des requêtes, le tribunal ayant considéré que les moyens soulevés n’étaient pas fondés. Cette décision s’appuie notamment sur le décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique.
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante congolaise, qui demandait une injonction de délivrance d’un récépissé ou d’une attestation de prolongation d’instruction pour le renouvellement de son titre de séjour « visiteur ». Le juge a estimé que la mesure sollicitée se heurtait à une contestation sérieuse, car une décision implicite de rejet de sa demande était née le 19 janvier 2024, en application des articles R.* 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En conséquence, faire droit à sa demande aurait eu pour effet de faire obstacle à l’exécution de cette décision implicite, ce que le juge des référés ne peut ordonner.
Avocat : COMPIN NYEMB
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A... d’une demande d’injonction visant à obtenir un récépissé de renouvellement de titre de séjour l’autorisant à travailler. En cours d’instance, le préfet de la Seine-Saint-Denis a convoqué l’intéressé pour déposer sa demande et l’a maintenu en situation régulière jusqu’au rendez-vous. Le juge a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d’injonction, devenues sans objet, et a condamné l’État à verser 800 euros à M. A... au titre des frais d’instance.
Avocat : PIERROT
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B... en raison de l'inexécution d'une précédente ordonnance du 8 septembre 2025. Cette ordonnance enjoignait au préfet de la Seine-Saint-Denis de convoquer l'intéressée pour le dépôt de sa demande de changement de statut, ce qui n'a pas été fait. Constatant un élément nouveau justifiant une modification des mesures, le juge a enjoint au préfet de convoquer Mme B... sous quinze jours, sous astreinte de 30 euros par jour de retard. La décision applique les articles L. 521-4 et L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi que l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle.
Avocat : PIERRE
Le Tribunal administratif de Paris a été saisi en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative par Mme C..., qui contestait le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour « vie privée et familiale ». La requérante a ensuite présenté un désistement pur et simple de sa requête. Par une ordonnance du 23 décembre 2025, le juge des référés a donné acte de ce désistement. Aucun examen au fond de la légalité de la décision attaquée n'a donc été effectué.
Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER (AARPI)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 20 novembre 2025 par lequel le préfet de Seine-et-Marne a refusé le renouvellement du titre de séjour de M. B..., ressortissant tunisien. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant n'a pas justifié de circonstances particulières établissant une atteinte grave et immédiate à sa situation, la présomption d'urgence en matière de refus de renouvellement de titre de séjour n'étant pas invocable en l'espèce. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions accessoires.
Le Tribunal administratif d'Amiens a examiné la requête de Mme B..., ressortissante congolaise, contestant l'arrêté préfectoral du 15 avril 2025 l'obligeant à quitter le territoire français, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu et une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision était suffisamment motivée, que la procédure avait respecté les droits de l'intéressée et que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. En conséquence, la demande d'annulation de l'arrêté a été rejetée.
Avocat : PIEROT
Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par un détenu, M. B..., d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du directeur du centre de détention de Montmédy de lui communiquer des images de vidéosurveillance et des rapports d’incident. Le tribunal a jugé que ces documents constituent des documents administratifs communicables en vertu des articles L. 300-1 à L. 311-2 du code des relations entre le public et l’administration. Il a annulé la décision de refus et enjoint à l’administration de procéder à la communication, sous astreinte, en application de la législation sur l’accès aux documents administratifs.
Avocat : AARPI THEMIS
Le Tribunal administratif de Lyon a annulé la décision du 2 décembre 2025 par laquelle la préfète du Rhône ordonnait la remise de M. E..., ressortissant géorgien, aux autorités suisses. Le tribunal a jugé que cette décision méconnaissait l’article 17 du règlement (UE) n° 604/2013, dit « clause discrétionnaire », en raison de l’état de santé grave du requérant nécessitant une prise en charge médicale en France, non assurée en Suisse ni en Géorgie. Il a également relevé un défaut d’examen particulier de la situation personnelle de l’intéressé. En conséquence, le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la demande d’asile de M. E... en France.
Avocat : PINHEL
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme A... pour contester deux décisions du département de l’Isère : la suspension de son agrément d’assistante maternelle (20 juillet 2023) et son retrait (8 novembre 2023). La requête contre la suspension a été considérée comme un désistement, dont le tribunal lui a donné acte. Concernant le retrait, le tribunal a rejeté le moyen d’incompétence de l’auteur de l’acte, la délégation de signature étant régulière. Sur le fond, il a jugé que la décision de retrait, fondée sur les articles L. 421-1, L. 421-3 et L. 421-6 du code de l’action sociale et des familles, n’était pas entachée d’erreur d’appréciation, les conditions d’agrément n’étant plus remplies.
Avocat : HORTUS AVOCATS (AARPI)
Le Tribunal Administratif de Mayotte a annulé l'arrêté du 22 septembre 2023 par lequel le préfet de Mayotte refusait un titre de séjour à M. B..., ressortissant comorien, et l'obligeait à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que cet arrêté portait une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Cette solution a été retenue compte tenu de l'ancienneté du séjour de M. B... à Mayotte (depuis 2015), de son état de santé et de sa vie familiale sur place, le préfet étant par ailleurs réputé avoir acquiescé aux faits non contredits. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à M. B... un titre de séjour portant la mention "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois.
Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN
Le Tribunal Administratif de Nîmes (1ère chambre) a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet du Gard du 27 mai 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a jugé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien, ainsi que l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. D..., ressortissant arménien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 26 janvier 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour pour raisons de santé, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant que la signataire disposait d'une délégation régulière et que les décisions étaient suffisamment motivées au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. D..., incluant les demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice.
Avocat : DIALEKTIK AVOCATS AARPI
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... C..., ressortissante dominicaine, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet de la Guyane de lui délivrer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. La juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour la requérante de justifier de circonstances particulières établissant une menace imminente sur sa situation personnelle ou professionnelle, et en l’absence de preuve suffisante de l’ancienneté de ses démarches. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ainsi que sur le code de justice administrative.
Avocat : PIALOU