12 851 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
12 851
Décisions totales
383 581
Ordonnances
300 407
Avec résumé IA
Avocat : OCCHIPINTI
Avocat : SCP PIWNICA & MOLINIE
Avocat : CABINET ROUSSEAU, TAPIE
Avocat : CABINET FRANÇOIS PINET
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 8 novembre 2025 par lequel le préfet du Val-d'Oise avait assigné à résidence M. B..., ressortissant algérien, dans ce département pour une durée de quarante-cinq jours. La solution retenue est fondée sur la méconnaissance de l'article R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant assigné l'intéressé à résidence dans un département où il ne résidait pas, sans fixer de lieu de résidence conforme. Le tribunal enjoint à l'administration de restituer la carte d'identité de M. B... et condamne l'Etat à lui verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
Avocat : PIERROT
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B..., ressortissant soudanais, contestant l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine ordonnant son transfert aux autorités italiennes responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que la procédure était régulière, notamment au regard des règlements (UE) n° 604/2013 et n° 2024/1358, et que la situation en Italie ne présentait pas de défaillances systématiques justifiant l'application de la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement. Il a également estimé que l'arrêté ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B....
Avocat : PIEROT
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. B..., ressortissant éthiopien, contre un arrêté préfectoral du 24 novembre 2025 ordonnant son transfert aux autorités allemandes pour l’examen de sa demande d’asile. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance des garanties prévues par le règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III), un défaut de preuve de sa demande d’asile en Allemagne et un risque de refoulement vers l’Éthiopie. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens, jugeant que la procédure de détermination de l’État responsable était régulière et que le préfet n’avait commis ni erreur manifeste d’appréciation ni violation des articles 3 de la CEDH et 4 de la Charte des droits fondamentaux de l’UE. La requête a été rejetée, confirmant la légalité de la décision de transfert.
Le Tribunal administratif de Montreuil a examiné les requêtes de M. A... contestant le refus implicite de titre de séjour (n°2412915) puis l'arrêté du 5 juin 2025 du préfet de la Seine-Saint-Denis lui refusant un titre, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour deux ans (n°2511087). Le requérant invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, jugeant que les décisions attaquées n'étaient pas entachées d'illégalité et que la situation personnelle et familiale de M. A... ne justifiait pas la délivrance d'un titre de séjour.
Avocat : AARPI DIKEO AVOVATS
Le Tribunal administratif d’Amiens a constaté le désistement d’office de la requête de M. B..., qui demandait la condamnation de l’État à réparer le préjudice subi par son fils en raison d’absences non remplacées de professeurs durant l’année scolaire 2022-2023. Le requérant n’ayant pas répondu, dans le délai d’un mois, à la demande de confirmation du maintien de ses conclusions adressée par le tribunal en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s’être désisté de l’ensemble de ses conclusions. L’ordonnance donne acte de ce désistement, sans examiner le fond de l’affaire.
Avocat : PITCHER AVOCAT
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de l’association des maires franciliens contestant plusieurs arrêtés de la maire de Paris relatifs à un projet immobilier de la Chambre interdépartementale des notaires de Paris, situé avenue Victoria. La requête a été jugée irrecevable, faute pour le président de l’association de justifier de sa capacité à agir en justice, et en raison de l’absence d’intérêt à agir de l’association ainsi que du non-respect des notifications obligatoires prévues à l’article R. 600-1 du code de l’urbanisme. Par conséquent, le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions de l’association, y compris celles relatives aux permis de construire, aux autorisations d’occupation du domaine et à la modification de la circulation. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’urbanisme et du code de justice administrative.
Avocat : CABINET PREMIERE LIGNE(AARPI)
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante tunisienne, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant assorti d’une obligation de quitter le territoire français. La juridiction a écarté l’ensemble des moyens soulevés, notamment l’incompétence du signataire, le défaut de motivation et le défaut d’examen sérieux de sa situation. Elle a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et fondée sur les dispositions de l’article L. 422-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Avocat : CABINET CHERMAK ELIAKIM (AARPI)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du 27 août 2025 par lequel la préfète de l'Isère avait retiré son certificat de résidence de dix ans, assorti d'une obligation de quitter le territoire français et d'une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a estimé que la fraude à l'origine de la délivrance du titre était établie par les éléments du dossier, indépendamment de l'instruction pénale en cours, et que l'arrêté était suffisamment motivé en droit et en fait. La solution retenue confirme la légalité du retrait sur le fondement de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : ALAMPI
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B... A... contestant le rejet implicite de son recours contre un ajournement de sa demande de naturalisation. La requête a été jugée tardive, car introduite après l'expiration du délai de recours contentieux de deux mois, qui avait commencé à courir à compter de la naissance de la décision implicite de rejet du ministre. L'ordonnance se fonde sur les articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative, ainsi que sur l'article 45 du décret du 30 décembre 1993.
Avocat : PINSON
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. C..., brigadier de police, qui demandait l’annulation de l’arrêté du 20 septembre 2024 par lequel le ministre de l’intérieur l’avait révoqué. Le requérant contestait la matérialité et le caractère fautif de certains faits, invoquait la présomption d’innocence et estimait la sanction disproportionnée. Le tribunal a jugé que les faits établis, notamment la consultation non justifiée de fichiers professionnels, la détention de documents administratifs et l’exercice d’une activité lucrative non autorisée, constituaient des manquements graves aux obligations déontologiques. Appliquant les dispositions du code général de la fonction publique et du code de la sécurité intérieure, il a estimé que la sanction de révocation n’était pas disproportionnée au regard de la nature et de la gravité des fautes commises.
Avocat : PICOCHE
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par Mme A... B... épouse C... d’un recours pour excès de pouvoir visant à annuler le refus implicite du préfet du Calvados de renouveler son titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a délivré à l’intéressée une carte de séjour temporaire valable jusqu’en février 2026, rendant sans objet les conclusions principales de la requête. Par ordonnance, le tribunal a constaté ce non-lieu à statuer sur les demandes d’annulation et d’injonction, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions relatives aux frais d’instance ont été rejetées, la requérante n’ayant pas été admise à l’aide juridictionnelle.
Avocat : PAPINOT
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par Mme C... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet du Calvados du 5 février 2025 refusant de lui délivrer une carte de résident de dix ans. En cours d’instance, le préfet a finalement accordé le titre sollicité. Par une ordonnance du 22 décembre 2025, le tribunal a constaté que les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur ces points, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions présentées au titre des frais d’instance ont été rejetées.
Avocat : AARPI CONCORDANCE AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante algérienne, contestant l'arrêté du préfet du Tarn du 14 janvier 2025 refusant son titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire. La requérante invoquait notamment une erreur manifeste d'appréciation et la méconnaissance de l'article 6-5° de l'accord franco-algérien. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, en application des stipulations de l'accord franco-algérien et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.