24 208 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
24 208
Décisions totales
383 581
Ordonnances
260 718
Avec résumé IA
Avocat : GRESSIER-PINET ASSOCIÉS
Avocat : AARPI VIA AVOCATS
Avocat : FOLEY HOAG AARPI
Avocat : AARPI ANDOTTE AVOCATS
Avocat : SCP PIWNICA & MOLINIE
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A... épouse B... contestant l'obligation de payer un indu de 630 euros réclamé par l'Agence nationale du développement professionnel continu (ANDPC). La requérante avait perçu une indemnité pour perte de revenus dans le cadre d'une formation intitulée « Prise en charge non médicamenteuse de la douleur chronique », suivie en 2021. Le tribunal a jugé que l'ANDPC ne peut financer que des actions s'inscrivant dans les orientations pluriannuelles prioritaires définies par les ministres chargés de la santé, et qu'il lui appartient de contrôler ce respect. La solution retenue est fondée sur les articles L. 4021-1, L. 4021-2, L. 4021-6 et R. 4021-7 du code de la santé publique.
Avocat : PIERSON
Le Tribunal Administratif de VERSAILLES a annulé la décision du 10 mai 2024 par laquelle le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) a refusé de renouveler la carte professionnelle d'agent privé de sécurité de M. B.... Le tribunal a jugé que le CNAPS s'était fondé sur des faits matériellement inexacts, en l'absence de condamnation pénale pour des violences sur mineur et en se basant sur un simple rappel à la loi, dépourvu d'autorité de chose jugée. La solution retenue est l'annulation pour erreur de fait, en application des articles L. 612-20 du code de la sécurité intérieure et L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : AARPI FLA AVOCATS
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du préfet de police de Paris suspendant le permis de conduire de M. A... pour six mois. Le juge a estimé que l’urgence n’était pas établie, le requérant n’ayant pas suffisamment démontré que cette suspension portait une atteinte grave et immédiate à son activité professionnelle. La décision a été prise sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : SPIRA
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme A..., qui demandait la condamnation de la commune de Thiverval-Grignon à lui verser 3 800 000 euros en réparation d'un préjudice financier. La requérante soutenait que la commune avait commis des fautes en délivrant un certificat d'urbanisme opérationnel erroné, puis en informant de l'infaisabilité du projet immobilier et en refusant de proroger le certificat. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, faute pour Mme A... de justifier d'un intérêt pour agir, et a subsidiairement écarté ses moyens comme infondés. La décision s'appuie sur le code de l'urbanisme et le code de justice administrative.
Avocat : ASSOCIATION ROUX PIQUOT-JOLY
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A..., ressortissant béninois, qui contestait l'arrêté du préfet de police du 27 décembre 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le requérant ne justifiait pas de considérations humanitaires ou de motifs exceptionnels au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La seule ancienneté de son séjour en France depuis 2017 et son insertion professionnelle n'ont pas été considérées comme suffisantes pour constituer des motifs exceptionnels d'admission au séjour. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.
Avocat : CABINET ANSLEX (AARPI)
Le Tribunal administratif de Paris a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du directeur général de l’INSEP prononçant son exclusion définitive. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le requérant a été invité à confirmer le maintien de sa requête, mais n’a pas répondu dans le délai imparti. Par conséquent, il est réputé s’être désisté de l’ensemble de ses conclusions. Le tribunal donne acte de ce désistement par ordonnance.
Avocat : CABINET ARTEMONT (AARPI)
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par l'association "Citoyens à mobilité réduite" d'un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite du maire de Saint-Mathieu-de-Tréviers de lui communiquer le plan de mise en accessibilité de la voirie et des espaces publics (PAVE). Le tribunal a annulé cette décision de refus, jugeant que le droit d'accès aux documents administratifs, garanti par le code des relations entre le public et l'administration, s'applique même si le document est inexistant, car la demande portait sur un document que la commune avait l'obligation légale de détenir en vertu de la loi du 11 février 2005 et du décret du 21 décembre 2006. En revanche, le tribunal a rejeté comme irrecevables les conclusions de l'association visant à enjoindre à la commune d'élaborer le PAVE, ces injonctions étant présentées à titre principal et non comme accessoires à l'annulation.
Avocat : PION RICCIO
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par des requérants contestant le refus implicite du maire de Narbonne de lever un arrêté de mise en sécurité et demandant la modification du périmètre de sécurité affectant leur parcelle. Les requérants se sont désistés de leur instance, désistement jugé pur et simple. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions de la commune tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu de condamner les requérants aux frais.
Avocat : PILONE
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C... qui demandait le remplacement sous astreinte du professeur absent de la classe de son fils. La rectrice de l'académie de Rennes a démontré que l'enseignant avait été remplacé et que des cours de substitution avaient été organisés dès le 10 décembre 2025. Le juge a considéré que la mesure sollicitée était devenue dépourvue d'utilité. Les conclusions relatives aux frais de justice ont également été rejetées.
Avocat : PITCHER
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution du refus implicite de la préfète de la Haute-Savoie de renouveler le titre de séjour de Mme B..., ressortissante marocaine mariée à un Français. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, notamment en raison du préjudice grave et immédiat pour son projet immobilier, et que le moyen tiré du caractère dilatoire des demandes de pièces complémentaires, formulées tardivement par la préfecture, était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et R. 431-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : DE POULPIQUET DE BRESCANVEL
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. B... tendant à obtenir la communication d'un courrier adressé par la préfète de l'Isère au procureur de la République en 2022. Le juge a estimé que cette communication n'était pas utile, car l'existence d'une éventuelle fraude dans la délivrance du titre de séjour du requérant est indépendante de la procédure pénale en cours. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, en application de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : ALAMPI
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par M. B..., détenu au centre de détention de Salon-de-Provence, d’une demande de versement d’un solde de salaire pour son travail en atelier de janvier 2021 à août 2022. Le tribunal a appliqué les articles L. 412-20 du code pénitentiaire et R. 381-99, R. 381-105 et R. 381-107 du code de la sécurité sociale. Il a jugé que l’administration avait correctement imputé les cotisations sociales obligatoires (CSG, CRDS et assurance vieillesse) et que les sommes restant dues s’élevaient à 1 712,38 euros pour 2021 et 1 290,78 euros pour 2022. En conséquence, le tribunal a condamné l’État à verser à M. B... la somme totale de 3 003,16 euros.
Avocat : AARPI THEMIS