807 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
807
Décisions totales
383 581
Ordonnances
325 323
Avec résumé IA
Avocat : PAPINOT
Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme C contestant une décision de remise partielle de dette de RSA. La requérante soutenait que l'indu ne lui était pas imputable car il concernait une période où son ex-mari était l'allocataire. Le juge a rappelé que, dans le cadre d'un recours contre un refus de remise gracieuse, son office est d'apprécier la situation de précarité et la bonne foi, et non le bien-fondé de l'indu. Le moyen soulevé, relatif à l'imputabilité de la dette, a été jugé inopérant. La requête, introduite par un avocat sans régularisation spontanée, a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : GOMOT-PINARD
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a étendu la mission d'expertise initialement confiée à M. A à la société SVL Energie. Cette extension a été ordonnée à la demande de l'expert, qui a constaté que les câbles de haute tension en litige pourraient appartenir à cette société et non à Enedis. La décision se fonde sur les articles R. 532-1 et R. 532-3 du code de justice administrative, qui permettent au juge des référés de prescrire toute mesure utile d'expertise et d'étendre celle-ci à de nouvelles parties. L'utilité de cette mesure n'étant contestée par aucune des parties, le juge y a fait droit.
Avocat : CABINET PIN-BONNETON
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension du refus implicite d'admission exceptionnelle au séjour opposé à M. B. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant ayant saisi le tribunal tardivement, plus de quatre mois après la naissance de la décision implicite, ce qui démontrait l'absence de caractère urgent à ses propres yeux. En conséquence, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable en application de l'article L. 522-3 du même code, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés.
Avocat : ALAGAPIN-GRAILLOT
Avocat : PINSON
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du président du conseil départemental de l'Indre notifiant un trop-perçu de RSA de 8 978,06 euros à Mme B. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour la requérante d'avoir fourni des justifications suffisantes sur ses charges et ressources pour démontrer une atteinte grave et immédiate à sa situation. Il a également relevé que le recours contre cette décision de récupération d'indu bénéficie d'un caractère suspensif en vertu de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, ce qui paralyse l'exécution de la décision contestée.
Le Tribunal administratif de Grenoble, par une ordonnance du 5 mars 2025, a pris acte du désistement d’instance de Mme A, qui contestait un arrêté du maire de Rumilly réduisant son régime indemnitaire. Ce désistement, intervenu après un accord avec la commune, a été jugé pur et simple. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement et a rejeté les conclusions de la commune tendant à la condamnation de Mme A au titre de l’article L. 761-1 du même code.
Avocat : LESPINE
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Paris concerne un litige relatif au refus de renouvellement d’une carte de séjour "salarié" et à une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal se déclare territorialement incompétent, car le requérant résidait dans l’Essonne à la date des décisions attaquées. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il transmet l’affaire au Tribunal Administratif de Versailles, territorialement compétent.
Avocat : CABINET ALAGAPIN-GRAILLOT
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu l'arrêté du maire de Mennecy du 28 février 2025 interdisant une manifestation statique prévue le 3 mars 2025 devant le lycée Marie Laurencin. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie compte tenu de l'imminence de la manifestation et que l'interdiction portait une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales de réunion, d'expression et syndicale, en l'absence de risque avéré de trouble à l'ordre public justifiant une mesure aussi radicale. La décision s'appuie sur les articles L. 211-1 et L. 211-4 du code de la sécurité intérieure, qui encadrent les déclarations de manifestations et les pouvoirs de police du maire.
Avocat : CABINET PIERRE PINTAT AVOCAT
Le Tribunal administratif de Melun a pris acte du désistement de Mme A, qui avait contesté le refus implicite de la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer une carte de séjour temporaire "vie privée et familiale". Ce désistement fait suite à la délivrance du titre de séjour sollicité, rendant le recours sans objet. Le tribunal a également condamné l'État à verser 1 200 euros à l'avocate de Mme A au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 sur l'aide juridictionnelle.
Avocat : PINTO
Cette ordonnance du Tribunal administratif de Versailles rejette la demande de suspension présentée par M. B, ressortissant ivoirien, qui contestait le refus implicite de la préfète de l'Essonne de lui délivrer un titre de séjour. Le juge des référés estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, notamment en raison du délai écoulé entre la demande initiale (avril 2023) et la saisine du juge (février 2025). En conséquence, la requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans examen des moyens de légalité.
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. A pour contester le refus de la préfète du Rhône de lui délivrer une attestation de demande d'asile. Postérieurement à la requête, l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) lui a accordé le bénéfice de la protection subsidiaire le 18 octobre 2024, rendant sans objet les conclusions principales. Le tribunal constate donc qu'il n'y a plus lieu de statuer sur ces demandes. Sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, il condamne l'État à verser 1 000 euros à l'avocate de M. A, sous réserve de renonciation à la part contributive de l'État.
Avocat : PINHEL
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par Mme B épouse A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus de la préfète du Rhône de lui délivrer une attestation de demande d’asile. Postérieurement à l’introduction de la requête, l’Office français de protection des réfugiés et apatrides lui a accordé le bénéfice de la protection subsidiaire le 18 octobre 2024, rendant sans objet les conclusions à fin d’annulation et d’injonction. Le tribunal constate donc qu’il n’y a plus lieu de statuer sur ces conclusions. En application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, il condamne l’État à verser 1 000 euros à l’avocate de la requérante, sous réserve de renonciation à la part contributive de l’État.
Avocat : SELARL BAUDELET ET PINET