3 234 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
3 234
Décisions totales
383 581
Ordonnances
302 807
Avec résumé IA
Avocat : CABINET FRANÇOIS PINET
Avocat : SCP SPINOSI
Le Tribunal administratif d'Orléans a donné acte du désistement pur et simple de la société West Indiz Bâtiment 78 de sa requête en plein contentieux, par laquelle elle demandait la condamnation de la commune de Cloyes-les-Trois-Rivières à l'indemniser de son éviction illégale d'un marché public de construction d'un groupe scolaire. La solution retenue est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet au président de la formation de jugement de donner acte des désistements. En conséquence, le tribunal a également rejeté les conclusions de la commune présentées au titre de l'article L. 761-1 du même code, relatives aux frais de justice.
Avocat : FRAPPIN
Avocat : OCCHIPINTI
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme C... et M. A... contestant le refus de délivrance d’un visa de court séjour pour visite familiale. La décision du sous-directeur des visas, signée par une autorité compétente, a été jugée suffisamment motivée, notamment sur le risque de détournement de l’objet du visa. Le tribunal a estimé que les moyens tirés de l’erreur manifeste d’appréciation, de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3 de la Convention internationale des droits de l’enfant n’étaient pas fondés. La solution retenue s’appuie sur le règlement (CE) n° 810/2009 (code des visas) et le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Avocat : PAPINEAU
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par une ressortissante camerounaise d'une demande d'injonction visant à obtenir l'enregistrement de sa demande de carte de résident et la délivrance d'un récépissé l'autorisant à travailler. En cours d'instance, le préfet de police a délivré à l'intéressée une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour, valable jusqu'au 8 mars 2026. Le juge a constaté que cette délivrance rendait sans objet les conclusions principales de la requête et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a toutefois condamné l'Etat à verser 800 euros à la requérante au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : COMPIN NYEMB
Le Tribunal administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a jugé que le délai de 244 jours imposé à une ressortissante haïtienne pour l'enregistrement de sa demande d'asile était manifestement excessif. Cette situation constitue une atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile, liberté fondamentale, et crée une urgence en privant la requérante des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a enjoint au préfet de la Guyane d'enregistrer la demande d'asile dans un délai de trois jours, en application de l'article L. 521-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : PEPIN JULIETTE
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par M. B..., ressortissant haïtien, afin d'obtenir l'enregistrement de sa demande d'asile. Le juge a constaté que le délai de 113 jours imposé au requérant avant son rendez-vous au guichet unique des demandeurs d'asile était manifestement excessif, caractérisant une situation d'urgence. Cette carence constitue une atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile, liberté fondamentale, en méconnaissance des délais d'enregistrement prévus à l'article L. 521-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de la Guyane d'enregistrer la demande d'asile de M. B... dans un délai de trois jours.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. B... contestant la décision de la commission de médiation de la Haute-Garonne du 9 avril 2024, qui avait refusé de reconnaître son droit à un logement prioritaire. Le requérant invoquait une erreur de droit au regard de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, son logement étant inadapté. Le tribunal a jugé que la commission de médiation pouvait légalement refuser ce caractère prioritaire en se fondant sur la circonstance que le demandeur n'avait pas reçu de proposition adaptée dans le délai légal, sans que cela constitue une méconnaissance des textes applicables. La solution retenue confirme ainsi la décision de la commission de médiation.
Avocat : GOMOT-PINARD
Avocat : GUERMONPREZ-TANNER;SCP SPINOSI
Avocat : SCP FABIANI PINATEL
Le Tribunal Administratif de Montreuil (11ème chambre) a annulé la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet de la Seine-Saint-Denis sur la demande de titre de séjour de Mme B.... La solution retenue est fondée sur le défaut de motivation de la décision, le préfet n'ayant pas répondu à la demande de communication des motifs formulée par l'intéressée en application des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme B... dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour durant cet examen.
Avocat : PAPINOT
Avocat : TAVARES DE PINHO