807 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
807
Décisions totales
383 581
Ordonnances
323 705
Avec résumé IA
Avocat : PAPINOT
Avocat : PAPINEAU
Avocat : CABINET FRANÇOIS PINET
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision implicite de rejet d'un certificat de résidence algérien. Le juge estime que la requérante, majeure, n'apporte pas la preuve d'une urgence suffisante justifiant la mesure, malgré ses allégations sur ses études et sa vie privée. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, qui régissent les conditions de l'urgence et du rejet sans débat.
Avocat : ALAGAPIN-GRAILLOT
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision implicite de rejet de renouvellement de titre de séjour. Le juge estime que le silence de la préfecture ne constitue pas une décision susceptible d'être suspendue, mais seulement une absence d'exécution d'un jugement antérieur. Par conséquent, la condition légale de l'existence d'une décision contestée, prévue par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'est pas remplie.
Avocat : COMPIN NYEMB
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Versailles rejette la requête en référé suspension de Mme A..., ressortissante algérienne, qui contestait le refus implicite de la préfète de l'Essonne de lui délivrer un certificat de résidence. Le juge des référés constate que la demande de titre de séjour pour admission exceptionnelle n'ayant pas été déposée en préfecture conformément à l'article R. 431-3 du CESEDA, aucune décision implicite de rejet n'est née. Par ailleurs, le silence gardé sur une simple demande de rendez-vous en préfecture ne constitue pas une décision faisant grief susceptible de recours. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : ALAGAPIN-GRAILLOT GAUTHIER & ASSOCIES
Avocat : SCP GRAPPIN ADDE-SOUBRA
Avocat : PEPIN JULIETTE
Le Tribunal administratif de Versailles a pris acte du désistement pur et simple de M. A... de ses conclusions tendant à l’annulation du refus implicite de la préfète de l’Essonne de lui remettre un titre de séjour « étudiant-programme de mobilité » et à l’injonction de délivrance de ce titre. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, il a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur ces demandes. Les conclusions de M. A... présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées.
Avocat : PINTO
Avocat : SCP FABIANI PINATEL
Le Tribunal administratif de Melun a pris acte du désistement de M. A... B... de ses conclusions en annulation et injonction concernant le refus implicite de renouvellement de sa carte de séjour par le préfet du Val-de-Marne. Le tribunal a condamné l'État à verser 1 000 euros au requérant au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative), le considérant comme partie perdante. L'ordonnance, rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, clôt l'instance sans examiner le fond du litige.
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme B... A..., ressortissante colombienne, qui contestait le rejet implicite de sa demande de titre de séjour. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation, la méconnaissance des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé le moyen tiré du défaut de motivation manifestement infondé, faute de demande de communication des motifs, et a écarté comme inopérant le moyen fondé sur l'article L. 423-23, la demande n'ayant pas été déposée sur ce fondement. Les autres moyens ont été rejetés car insuffisamment précis, la requête étant rejetée sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : HERPIN
Le Tribunal administratif d’Orléans a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A... B... contestant la décision du préfet d’Indre-et-Loire du 7 mars 2025 classant sans suite sa demande d’acquisition de la nationalité française. Le tribunal a jugé que cette décision de classement, fondée sur l’article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, ne constitue pas un acte faisant grief dès lors que le demandeur n’a pas produit les pièces complémentaires demandées. En l’absence de contestation utile du motif d’incomplétude du dossier, le recours pour excès de pouvoir a été déclaré irrecevable en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : GOMOT-PINART
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A..., ressortissant pakistanais, qui contestait un arrêté du préfet de police du 20 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation et la méconnaissance des articles L. 611-1 et L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), étaient soit manifestement infondés, soit inopérants, soit non assortis de précisions suffisantes. La décision se fonde sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter par ordonnance les requêtes ne comportant que des moyens de cette nature.
Avocat : OCCHIPINTI
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision du ministre de l’intérieur invalidant le permis de conduire de M. A... pour solde de points nul. Le juge estime que la condition d’urgence n’est pas remplie, car le requérant n’établit pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation professionnelle, malgré son activité de maçon et ses charges familiales. De plus, les infractions graves et répétées commises (non-respect de l’arrêt absolu) révèlent un comportement routier dangereux, ce qui s’oppose à la suspension sollicitée. La requête est donc rejetée, y compris les conclusions accessoires.
Avocat : PEPIN
Le Tribunal Administratif de Nantes, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du préfet d’Indre-et-Loire classant sans suite une demande de naturalisation, s’est déclaré territorialement incompétent. Il a estimé que cette décision, fondée sur les articles 37 et 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, n’entre pas dans le champ de l’article R. 312-18 du code de justice administrative, qui attribue compétence au tribunal de Nantes pour les recours contre les décisions ministérielles après recours préalable obligatoire. En application de l’article R. 312-1 du même code, la compétence revient au tribunal dans le ressort duquel siège l’autorité ayant pris la décision, soit le préfet d’Indre-et-Loire. Par conséquent, le dossier a été transmis au Tribunal Administratif d’Orléans, territorialement compétent.
Avocat : GOMOT-PINARD