3 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
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Décisions totales
383 581
Ordonnances
239 273
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par Mme A... C..., reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation des Bouches-du-Rhône le 24 novembre 2022, afin d’enjoindre au préfet de lui attribuer un logement adapté. Le préfet soutenait que la requérante avait fait obstacle à l’exécution de cette décision et que l’urgence avait disparu. Le tribunal a rejeté l’argument du préfet, jugeant que la radiation de la demande initiale de logement social, suivie d’un nouveau dépôt de demande, ne constituait pas une renonciation ou un comportement obstructif. Sur le fondement des articles L. 441-2-3-1 et L. 441-2-1 du code de la construction et de l’habitation, le tribunal a ordonné au préfet de loger ou reloger Mme A... C... sous astreinte.
Avocat : PITIOT
Le Tribunal administratif de Marseille, saisi en référé par le préfet des Bouches-du-Rhône sur le fondement de l'article L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ordonne l'expulsion de Mme B et M. A, ressortissants bangladais, du centre d'accueil pour demandeurs d'asile qu'ils occupent sans droit. Leur demande d'asile ayant été définitivement rejetée par la Cour nationale du droit d'asile et la mise en demeure de quitter les lieux étant restée infructueuse, la demande d'expulsion ne se heurte à aucune contestation sérieuse. Le juge constate l'urgence et l'utilité de la mesure, compte tenu du nombre de demandeurs d'asile en attente d'hébergement dans le département. La solution retenue applique les articles L. 552-15 du CESEDA et L. 521-3 du code de justice administrative.
Avocat : PITIOT