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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

963 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

963

Décisions totales

383 581

Ordonnances

259 418

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : PLAEffacer tout
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2303854

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en excès de pouvoir, annule la décision du 7 juin 2023 par laquelle le directeur interrégional des douanes de Nouvelle Aquitaine a refusé à M. A, agent des douanes et réserviste militaire, une autorisation d'absence pour la période du 17 au 28 juillet 2023. Le tribunal juge que le motif tiré des nécessités de service n'est pas fondé, l'administration n'établissant pas la réalité de la charge de travail alléguée durant cette période estivale, contrairement aux dispositions des articles L. 4221-4 et suivants du code de la défense. La solution retenue est l'annulation de la décision attaquée.

Avocat : LAPLAGNE ET BROUILLOU-LAPORTE

17 juin 2025• 1ère Chambre
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2500619

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme A, ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Indre refusant de lui délivrer un titre de séjour pour raisons de santé et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a estimé que le préfet avait procédé à un examen attentif de sa situation et que la décision de refus ne méconnaissait pas l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a également jugé que l'obligation de quitter le territoire n'était pas privée de base légale, l'illégalité du refus de titre n'étant pas établie.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : DUPLANTIER

17 juin 2025• 2ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2318576

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui contestait le refus de visa de long séjour pour études. La commission de recours avait confirmé le refus consulaire en se fondant sur un risque de détournement de l'objet du visa et le caractère incomplet ou non fiable des informations fournies. Le tribunal a jugé que la commission avait pu légalement estimer que les conditions de la directive (UE) 2016/801 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers n'étaient pas remplies, sans erreur manifeste d'appréciation. La décision a donc été maintenue, et les conclusions accessoires de Mme A ont été rejetées.

Avocat : PLACE

16 juin 2025• 9ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2509490

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A pour suspendre le refus de visa de long séjour « passeport talent – famille » opposé par l'ambassade de France à Hanoï. En cours d'instance, le ministre de l'intérieur a donné instruction de délivrer le visa, entraînant le retrait implicite de la décision contestée. Le juge a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins de suspension et d'injonction, devenues sans objet. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'État a été condamné à verser 500 euros à Mme A au titre des frais de justice.

Avocat : PLACE

12 juin 2025
TA105Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2400792

Le Tribunal administratif de la Guadeloupe rejette la requête de M. A, ressortissant haïtien, qui contestait l'arrêté du 22 avril 2024 du préfet lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal écarte les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté régulièrement signé par un sous-préfet délégataire et suffisamment motivé. Il estime inopérant le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le requérant n'ayant pas sollicité de titre sur ce fondement. La décision se fonde notamment sur les articles L. 423-23 et L. 435-1 du CESEDA, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : PLAGNOL

5 juin 2025• 2ème Chambre
TA105Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2400364

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de Mme A B, ressortissante haïtienne, qui contestait l'arrêté du 29 janvier 2024 du préfet lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation de l'arrêté. Il a jugé inopérant le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute pour la requérante d'avoir sollicité un titre sur ce fondement. Enfin, il a estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : PLAGNOL

5 juin 2025• 2ème Chambre
TA45Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2404108

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B, ressortissante malienne, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète du Loiret. La requérante invoquait la nécessité de soins médicaux (kinésithérapie et consultations orthopédiques) indisponibles au Mali, sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a estimé que l'avis du collège de médecins de l'OFII, qui concluait à la possibilité d'un traitement approprié dans son pays d'origine, n'était pas contredit par les éléments produits par Mme B. En conséquence, la décision de la préfète a été jugée légale, et les conclusions à fin d'injonction et au titre des frais de justice ont été rejetées.

Avocat : CABINET DUPLANTIER

2 juin 2025
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2302148

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. B, gardien de la paix radié des cadres par le ministre de l'intérieur suite à sa condamnation pénale pour agression et harcèlement sexuels. Le tribunal a jugé que l'administration était tenue de prononcer cette radiation en raison de l'interdiction définitive d'exercer la profession de fonctionnaire de police, prononcée avec exécution provisoire, et qu'aucun reclassement n'était possible. Il a écarté les moyens d'illégalité, notamment ceux tirés de la rétroactivité, du défaut de reclassement ou de l'absence de caractère définitif du jugement pénal, en application des articles L. 550-1 du code général de la fonction publique et L. 114-2 du code de la sécurité intérieure.

Avocat : SCP FERRETTI HUREL LEPLATOIS

28 mai 2025• 2ème chambre
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2304487

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. A, ressortissant vietnamien, contestant le refus implicite du préfet de Vaucluse de lui délivrer un titre de séjour "salarié". Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de motivation, le requérant n'ayant pas sollicité la communication des motifs de la décision implicite. Il a estimé que la durée de séjour et l'expérience professionnelle de M. A ne constituaient pas des motifs exceptionnels justifiant une admission au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, le tribunal a jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : PLANTEVIN

28 mai 2025• 2ème chambre
TA35Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2503527

Le Tribunal administratif de Rennes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 6 mai 2025 prolongeant le placement de Mme B en régime contrôlé de détention au centre pénitentiaire de Rennes. La requérante invoquait l'urgence et plusieurs moyens de légalité, notamment l'incompétence du signataire et le défaut de motivation. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les restrictions invoquées (limitation des contacts et de la promenade) ne caractérisant pas une atteinte grave et immédiate à sa situation. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans examen des autres moyens.

Avocat : LAPLANE

23 mai 2025
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2400131

Le Tribunal administratif d'Orléans a annulé la décision du 26 septembre 2023 par laquelle la préfète du Loiret a refusé de renouveler le titre de séjour de Mme D, ressortissante gabonaise, en tant que parent accompagnant son enfant malade. Le tribunal a jugé que la préfète n'a pas suffisamment pris en compte l'intérêt supérieur de l'enfant, garanti par l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant, compte tenu du polyhandicap de la fille nécessitant une prise en charge pluridisciplinaire et d'un suivi neuropédiatrique en France. Il a enjoint à la préfète de délivrer une autorisation provisoire de séjour à Mme D dans un délai d'un mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et a mis à la charge de l'État le versement de 1 300 euros à son avocate.

Avocat : CABINET DUPLANTIER

23 mai 2025• 3ème chambre
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2304322

Le Tribunal Administratif d’Orléans rejette la requête de Mme A, ressortissante sénégalaise, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant et l’obligation de quitter le territoire français prise par la préfète du Loiret. Le tribunal estime que l’administration a légalement appliqué l’article L. 422-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, en relevant l’absence de caractère réel et sérieux des études suivies, faute de diplôme obtenu et de cohérence dans le cursus. Aucune erreur manifeste d’appréciation n’est retenue, la requérante étant célibataire et sans charge de famille en France. Par conséquent, l’exception d’illégalité soulevée contre la mesure d’éloignement est également écartée.

Avocat : CABINET DUPLANTIER

21 mai 2025• 2ème chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2502261

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 19 février 2025 par lequel le maire de Saint-André de la Roche s'est opposé à la déclaration d'ouverture de chantier des requérants. Le juge a reconnu l'intérêt à agir des propriétaires et a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison du préjudice financier causé par l'impossibilité de mener à terme la vente des parcelles. Il a également jugé que le moyen tiré de l'inexistence juridique de la décision, faute de pouvoir du maire pour l'édicter, était propre à créer un doute sérieux sur sa légalité. La décision s'inscrit dans le cadre des dispositions du code de l'urbanisme et du code de justice administrative.

Avocat : DELPLANCKE-POZZO DI BORGO-ROMETTI & ASSOCIES

20 mai 2025
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2302014

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté les demandes de Mme A, assistante familiale, qui sollicitait l'indemnisation du préjudice subi en raison de l'absence de versement de l'indemnité prévue à l'article L. 423-30 du code de l'action sociale et des familles pour les mois d'octobre à décembre 2022. La juridiction a considéré que le département de Lot-et-Garonne avait proposé plusieurs placements à Mme A, qu'elle avait refusés, et que l'échec de l'accueil d'un enfant en octobre 2022 n'était pas imputable à l'employeur. En conséquence, le tribunal a jugé que le département n'avait pas commis de faute de nature à engager sa responsabilité et a rejeté les conclusions indemnitaires ainsi que les demandes accessoires.

Avocat : LAPLAGNE ET BROUILLOU-LAPORTE

15 mai 2025• 4ème chambre
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2300709

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui demandait l'annulation du refus de titre de séjour opposé par la préfète du Loiret le 5 août 2022. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête, puis a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée et que la préfète avait procédé à un examen particulier de la situation de l'intéressée. Sur le fond, il a estimé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de Mme A, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et qu'il ne méconnaissait pas non plus l'intérêt supérieur de ses enfants, protégé par l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la requête.

Avocat : CABINET DUPLANTIER

15 mai 2025• 4ème chambre
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2503352

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite du préfet du Bas-Rhin refusant de délivrer un titre de séjour "passeport-talent" à M. A, ressortissant marocain. La condition d'urgence a été reconnue en raison du risque de suspension de son contrat de travail à durée indéterminée. Le juge a estimé que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration et de l'article L. 421-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile étaient propres à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit de travailler dans un délai de dix jours.

Avocat : PLASSE

14 mai 2025
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2201716

Le Tribunal Administratif de Pau a annulé le certificat d'urbanisme du 27 juin 2022 par lequel le préfet des Pyrénées-Atlantiques avait déclaré qu'une parcelle à Simacourbe ne pouvait accueillir une maison individuelle. La requérante, Mme A, contestait notamment la compétence de l'autorité signataire. Le tribunal a retenu ce moyen, estimant qu'en l'absence de désaccord avéré entre le maire et le service instructeur de l'État, le certificat d'urbanisme devait être signé par le maire au nom de l'État, et non par le préfet, en application des articles L. 422-1 et R. 422-1 du code de l'urbanisme.

Avocat : LEPLAT

13 mai 2025• CHAMBRE 2
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2401105

Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme C, qui contestait la décision du 31 mars 2024 du ministre de l'intérieur rejetant son recours contre l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul (décision 48 SI du 16 novembre 2016). Le tribunal a jugé que la requête était irrecevable car tardive, faute pour la requérante d'avoir respecté le délai de recours de deux mois. Il a estimé que la notification de la décision d'invalidation, envoyée à l'adresse de Mme C, était régulière, l'administration ayant prouvé la présentation du pli recommandé. Les textes appliqués sont les articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET D'AVOCATS CHARTIER PREVOST -PLAS

12 mai 2025• JUGE UNIQUE A SLIMANI
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2301927

Le Tribunal Administratif de Pau a examiné deux requêtes de Mme B C, agent contractuel, contestant son licenciement par l'EHPAD Domaine Nauton-Truquez de Peyrehorade. La première requête, en excès de pouvoir, visait l'annulation de la décision de licenciement du 22 mai 2023, tandis que la seconde demandait réparation des préjudices subis. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, considérant que la procédure disciplinaire avait respecté les droits de la défense, que la décision était suffisamment motivée, et que les faits reprochés étaient établis et justifiaient une sanction proportionnée. Les textes appliqués incluent le code général de la fonction publique et la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 relative à la fonction publique hospitalière.

Avocat : LEPLAT

12 mai 2025• CHAMBRE 1
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2408537

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. C d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du 27 juin 2024 de la commission d’attribution de la Caisse des dépôts et consignations Habitat Social, qui avait classé sa candidature au rang 2 pour un logement social. Le requérant invoquait notamment l’incompétence territoriale de l’agence ayant examiné son dossier, un vice de procédure dans la composition de la commission, et une erreur d’appréciation compte tenu de sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, jugeant que la décision attaquée n’était entachée d’aucune irrégularité au regard des dispositions du code de la construction et de l’habitation. En conséquence, il a rejeté la requête de M. C.

Avocat : DELPLA

9 mai 2025• 4ème chambre