888 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
888
Décisions totales
383 581
Ordonnances
245 571
Avec résumé IA
Avocat : LAPORTE
Avocat : LAPORTE
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus du maire de Villenave d'Ornon d'accorder la protection fonctionnelle à une agente s'estimant victime de harcèlement moral. Le tribunal a annulé la décision municipale, considérant que les éléments produits par la requérante faisaient présumer l'existence de faits de harcèlement et que l'administration n'avait pas démontré que ces agissements étaient justifiés. La décision s'appuie sur les articles L. 133-2, L. 134-1 et L. 134-5 du code général de la fonction publique relatifs à l'obligation de protection de l'agent public.
Avocat : LAPLAGNE ET BROUILLOU-LAPORTE
Le Tribunal Administratif de Rouen rejette la demande d'expertise de la communauté de communes Terroir de Caux, fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Le juge estime que l'expertise, visant à évaluer les désordres sur une canalisation suite à des travaux privés, n'est pas utile. En effet, le litige au fond potentiel, opposant des personnes privées, ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, les travaux litigieux n'ayant pas le caractère de travaux publics.
Avocat : DELAPORTE-JANNA
Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête de M. C... visant l'annulation du refus de renouvellement de son titre de séjour et une injonction de délivrance. Cette décision est motivée par la production d'un justificatif attestant de la délivrance d'une nouvelle carte de séjour au requérant, rendant le litige sans objet. Le tribunal met néanmoins à la charge de l'État une somme de 1 000 euros au titre des frais exposés pour l'instance, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : LAPORTE
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, rejette la demande d'expulsion du préfet du Nord contre un demandeur d'asile, M. A..., car ce dernier a déjà quitté le centre d'accueil (CADA) de son propre chef. Le juge constate l'absence d'urgence, rendant la mesure inutile, et accorde à M. A... le bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : LAPORTE
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai, assorti d'une interdiction de retour. La juridiction a estimé que la motivation de l'arrêté était suffisante et que le préfet avait correctement apprécié la situation au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 612-10. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et d'une erreur manifeste d'appréciation ont été écartés.
Avocat : LAPORTE
Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'instance du requérant, M. A..., concernant son recours en excès de pouvoir contre son exclusion temporaire de fonctions. Ce désistement est réputé acquis en application de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, le requérant n'ayant pas confirmé le maintien de sa requête à fin d'annulation dans le délai d'un mois suivant le rejet de sa demande de suspension. La juridiction applique également les articles R. 222-1 et R. 611-8-2 du même code pour constater ce désistement et les modalités de notification.
Avocat : PORTEL
Le Tribunal Administratif de Lille a statué sur une demande en référé concernant le refus implicite de délivrer un titre de séjour « parent d’enfant réfugié ». Le juge a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin de suspension et d’injonction, au vu de la production d’une attestation de prolongation d’instruction par la préfecture. Cependant, il a mis à la charge de l’État une somme au titre des frais exposés par le requérant, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : LAPORTE
Le Tribunal Administratif de Montpellier rejette la requête en excès de pouvoir visant à annuler l'arrêté préfectoral de refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire et interdiction d'y retourner. La juridiction estime que le signataire de l'arrêté était compétent par délégation, que la motivation est suffisante, et que le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant la carte de séjour "salarié" au titre de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Le tribunal considère que la simple promesse d'embauche ne constitue pas, en soi, un motif exceptionnel justifiant une admission exceptionnelle au séjour.
Avocat : LAPORTE
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A..., une ressortissante algérienne, qui contestait le refus de délivrance d'un certificat de résidence et l'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que la décision préfectorale du 30 avril 2025 était régulière, notamment en ce qui concerne la signature de l'acte et l'examen de la situation au regard de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens invoqués, tels que la méconnaissance de la vie privée et familiale ou de l'intérêt supérieur de l'enfant, n'ont pas été retenus.
Avocat : RAPOPORT
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre une décision préfectorale ordonnant le transfert d'une demandeuse d'asile vers l'Italie. Le tribunal a annulé la décision de transfert, considérant que le préfet du Nord avait méconnu les obligations procédurales imposées par le règlement Dublin III (règlement UE n° 604/2013), notamment en privant l'intéressée d'un entretien individuel et d'une information adéquate. Il a également admis la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Avocat : LAPORTE
Avocat : CABINET LAPLAGNE ET BROUILLOU LAPORTE;OUZAR
Avocat : PORTEJOIE & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant sénégalais. Le tribunal a annulé la décision, considérant que le préfet avait commis une erreur de droit en ne reconnaissant pas que l'emploi du requérant (commis de cuisine) correspondait au métier "d'employé polyvalent restauration" figurant sur la liste des métiers en tension de l'accord franco-sénégalais du 23 septembre 2006. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de titre de séjour au regard de cet accord.
Avocat : LAPORTE
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour "salarié", lui enjoignant de quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour. Le tribunal a jugé que le préfet avait légalement fondé son refus sur l'article 3 de l'accord franco-tunisien de 1988, qui subordonne la délivrance du titre à un contrôle médical et à un contrat de travail visé, conditions non remplies par le requérant. Il a également écarté les autres moyens, notamment ceux tirés d'un vice de procédure ou d'une méconnaissance du droit au respect de la vie privée et familiale.
Avocat : LAPORTE
**Sujet principal** : Contestation d'une amende administrative pour travail illégal infligée à une société. **Juridiction** : Tribunal administratif de Paris (formation d'ordonnance). **Solution retenue** : Le tribunal se déclare incompétent et transmet le dossier au tribunal administratif d'Amiens, car l'infraction a été constatée dans le département de l'Aisne. **Textes appliqués** : Articles R. 351-3, R. 312-16 et R. 221-3 du code de justice administrative, en lien avec l'article L. 8253-1 du code du travail.
Avocat : PORTELLI
Le Tribunal administratif de Bastia, statuant en premier ressort, a rejeté la demande de réduction des honoraires d'un expert judiciaire et de son sapiteur. Les requérants contestaient la régularité de la désignation de l'expert et la notification des ordonnances de taxation. Le tribunal a jugé que les ordonnances attaquées, prises par la première vice-présidente du tribunal administratif de Marseille, étaient régulières et que les honoraires fixés pour l'expertise (4 764,60 €) et pour le sapiteur (1 440 €) étaient justifiés, en application des dispositions du code de justice administrative relatives à la procédure d'expertise et à la taxation des dépens.
Avocat : PORTOLANO
Le Tribunal Administratif de Montpellier a statué sur un recours en excès de pouvoir concernant le refus de délivrance d'une carte de séjour à un ressortissant tunisien, parent d'un enfant français. Le tribunal a annulé l'arrêté préfectoral du 13 juin 2025, qui refusait le titre de séjour, ordonnait l'obligation de quitter le territoire et prononçait une interdiction de retour, pour défaut d'examen particulier de la situation personnelle et familiale du requérant. Il a enjoint à l'administration de réexaminer la demande de titre de séjour en se fondant sur une appréciation concrète des conditions de vie de l'enfant et des liens familiaux, conformément aux articles L. 432-1-1 et L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi qu'à l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : LAPORTE
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en premier ressort, rejette la requête de M. E... et Mme G... visant à réformer les ordonnances de taxation des honoraires de l'expert et de son sapiteur désignés dans une procédure antérieure. La juridiction estime que les ordonnances contestées, prises en application des articles R. 761-5 et R. 351-3 du code de justice administrative, sont régulières et que les griefs soulevés contre l'expert (notamment sur la régularité de son inscription, le principe du contradictoire et l'impossibilité de remplir sa mission) ne sont pas fondés. En conséquence, les sommes liquidées (4 764,60 € pour l'expert et 1 440 € pour le sapiteur) restent mises à la charge des requérants.
Avocat : PORTOLANO