713 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
713
Décisions totales
383 581
Ordonnances
296 050
Avec résumé IA
Avocat : SARL LE PRADO – GILBERT
Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné les recours de M. C A contre un arrêté de reconduite à la frontière et une assignation à résidence pris par le préfet de la Corrèze. Le requérant soutenait que les décisions étaient fondées sur une erreur d'identité, le préfet l'ayant confondu avec une autre personne. Le tribunal a annulé l'arrêté de reconduite à la frontière ainsi que l'assignation à résidence, en se fondant sur l'article 96 de la convention d'application de l'Accord de Schengen. La solution retenue est l'annulation des deux actes pour erreur sur la personne.
Avocat : MORA-PRADON VALLANCY
Le Tribunal Administratif de Limoges a annulé l'arrêté du 15 avril 2025 par lequel le préfet de la Corrèze avait ordonné la reconduite à la frontière de M. C A, ainsi que l'arrêté d'assignation à résidence subséquent. Le juge a relevé que le signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen, sur lequel le préfet s'était fondé, ne concernait pas M. C A mais une autre personne, ce qui entachait la décision d'une erreur de fait. En conséquence, l'arrêté de reconduite à la frontière a été jugé illégal, privant de base légale l'assignation à résidence. La solution retenue s'appuie sur l'article 96 de la convention d'application de l'Accord de Schengen.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B A, ressortissant mauritanien, qui demandait l'annulation des arrêtés du 27 novembre 2024 par lesquels le préfet des Yvelines avait ordonné son expulsion et fixé le pays de destination. Le tribunal a estimé que la décision d'expulsion était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation de l'intéressé. Il a jugé que les condamnations pénales de M. A constituaient une menace grave et actuelle pour l'ordre public au sens de l'article L. 631-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que la mesure ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Enfin, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme concernant la décision fixant le pays de destination a également été écarté.
Avocat : DESPRAT
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant roumain, contestant l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 10 mars 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, assortie d'une interdiction de circulation de trois ans. Le tribunal a écarté les moyens tirés du défaut de motivation et de la méconnaissance du droit d'être entendu, estimant que l'arrêté était suffisamment motivé et que M. B avait été mis à même de présenter ses observations lors de son audition par les services de police. Il a également jugé que l'illégalité de la procédure pénale alléguée était sans incidence sur la régularité de la procédure administrative d'éloignement. La solution retenue s'appuie notamment sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la convention européenne des droits de l'homme et les principes généraux du droit de l'Union européenne.
Avocat : PRATA
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. C, un ressortissant congolais, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de rétablir ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que l'OFII était légalement tenu de refuser ce rétablissement, car la demande d'asile de M. C avait été rejetée comme irrecevable par l'OFPRA au motif qu'il bénéficiait déjà d'une protection internationale en Grèce. La décision attaquée n'était pas soumise à une obligation de motivation, rendant ce moyen inopérant. La solution s'appuie sur les articles L. 531-32, L. 542-1, L. 542-2 et L. 551-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : DESPRAT ADELE
Avocat : BREDIN PRAT
Le Tribunal administratif de la Guadeloupe, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. C visant l’annulation du permis de construire tacite délivré à M. B pour un ensemble immobilier de sept appartements au Gosier. Le tribunal a d’abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par le défendeur, jugeant que le requérant, propriétaire voisin, justifiait d’un intérêt à agir. Sur le fond, il a examiné les moyens tirés de la méconnaissance des articles R. 423-19, R. 431-8, R. 431-13 et R. 431-16 du code de l’urbanisme, ainsi que des articles UA 6, UA 11 et UA 13 du plan d’occupation des sols, et les a écartés comme non fondés. En conséquence, le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions de M. C, y compris celles présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : BALADDA GOURANTON & PRADINES
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par la société G.H. Mumm et Cie d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de France AgriMer du 30 septembre 2022 exigeant le remboursement de 908 174,32 euros d’aides pour la promotion des vins dans les pays tiers (année 2018). La société s’est désistée purement et simplement de sa requête par un mémoire du 3 octobre 2024. Par ordonnance du 27 février 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement, conformément à l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre solution au fond n’a été retenue, et les textes applicables incluent les règlements européens (CE) n° 479/2008 et n° 491/2009 ainsi que le code rural et de la pêche maritime.
Avocat : SAS BREDIN PRAT
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par la SCA Champagne Perrier-Jouët d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de France AgriMer du 30 septembre 2022 ordonnant le remboursement d’une aide de 2 770 157,01 euros pour la promotion des vins dans les pays tiers en 2018. Par un mémoire du 3 octobre 2024, la société requérante a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 27 février 2025. Aucune application des règlements européens n° 1308/2013 et n° 1306/2013 ou du code rural n’a été nécessaire pour statuer sur ce désistement.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B épouse C. Celle-ci demandait une injonction à la préfète du Rhône de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que, faute de réponse dans un délai de quatre mois, une décision implicite de rejet de sa demande était née, rendant la mesure sollicitée impossible sans faire obstacle à cette décision administrative. En l'absence de péril grave avéré, la requête a été jugée manifestement mal fondée.
Avocat : PRALIAUD
Avocat : PRAD PARIS (SAS)
Le Tribunal administratif de Montreuil, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par la société Badet Clément et Cie contre des décisions de France AgriMer rejetant une demande d’aide à la promotion des vins sur les marchés tiers et ordonnant le remboursement d’une avance, s’est déclaré territorialement incompétent. En application des articles R. 312-10 et R. 221-3 du code de justice administrative, il a transmis l’affaire au Tribunal administratif de Dijon, compétent pour les litiges relatifs aux activités agricoles lorsque le siège de l’exploitation est situé en Côte-d’Or.
Avocat : BREDIN PRAT SAS