1 354 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 354
Décisions totales
383 581
Ordonnances
253 070
Avec résumé IA
Avocat : SARL LE PRADO – GILBERT
Avocat : SARL LE PRADO - GILBERT
Avocat : SCP PRADON-BABY CHATRY-LAFFORGUE
**Sujet principal** : Recours en excès de pouvoir contre le refus d’autorisation d’ouverture d’un cabinet secondaire par une société d’exercice libéral de chirurgiens-dentistes. **Juridiction** : Tribunal administratif de Cergy-Pontoise (12ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête et confirme la décision du conseil national de l’ordre des chirurgiens-dentistes, estimant que les conditions légales (satisfaction des besoins des malades et capacité à répondre aux urgences) ne sont pas remplies. **Textes appliqués** : Article R. 4113-24 du code de la santé publique, qui régit l’ouverture de cabinets secondaires par les sociétés d’exercice libéral de chirurgiens-dentistes.
Avocat : DELPRAT LAURENT
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B... visant à annuler un arrêté préfectoral de la Côte-d'Or l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que l'arrêté était légal, notamment car il était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen approfondi de la situation personnelle du requérant. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : DESPRAT
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. C..., ressortissant marocain titulaire d'une carte de résident, afin de remédier à l'impossibilité de déposer en ligne sa demande de renouvellement de titre de séjour sur la plateforme ANEF en raison d'un dysfonctionnement technique. Constatant l'urgence liée à l'expiration prochaine de son titre et l'absence de solution malgré ses diligences, le juge a enjoint à la préfète de l'Isère de lui fixer un rendez-vous physique sous trois jours, pour un accueil dans un délai de quinze jours, en application de l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qui prévoit une solution de substitution en cas d'impossibilité d'utiliser le téléservice.
Avocat : PRALIAUD
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté les requêtes de la société Murs Hôtel Daunou Capucines, qui contestait ses impositions à la taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) et à la taxe d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM) pour les années 2019 à 2022. La juridiction a jugé que les travaux de réhabilitation, bien que lourds, ne rendaient pas l'immeuble impropre à toute utilisation au sens fiscal et ne le faisaient pas sortir du champ de la propriété bâtie défini par l'article 1380 du code général des impôts. Elle a également estimé que la société ne remplissait pas les conditions pour bénéficier de l'exonération temporaire prévue à l'article 1383 du CGI et a rejeté le moyen tiré de l'illégalité de la délibération fixant le taux de la TEOM.
Avocat : PRAD PARIS (SAS)
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société SOMARFI SA, qui contestait des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés pour les années 2014 à 2020. La juridiction a confirmé que le siège de direction effective de la société était situé en France, justifiant ainsi son assujettissement à l’impôt sur les sociétés français, et a écarté les moyens tirés de la violation de la libre circulation des capitaux et de la liberté d’établissement. Le tribunal a également jugé fondée la qualification d’activité occulte, ce qui a permis l’application du délai de reprise de dix ans et de la majoration de 80 %, et a rejeté la demande de décharge de l’amende pour non-présentation de comptabilité. Les textes appliqués incluent les articles 209 et 1728 du code général des impôts, ainsi que l’article L. 169 du livre des procédures fiscales.
Avocat : CABINET PRAX AVOCATS (AARPI)
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante congolaise, qui contestait l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et de défaut d'examen, jugeant l'arrêté du préfet de la Côte-d'Or suffisamment motivé et régulièrement signé. Il a également estimé que la méconnaissance de l'article L. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était sans incidence sur la légalité de la décision d'éloignement. En conséquence, la solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante.
Avocat : DESPRAT ADELE
Le Tribunal Administratif de Dijon (2ème chambre) a rejeté la requête de M. C..., ressortissant congolais, qui contestait l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) prise à son encontre par le préfet de la Côte-d'Or. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, jugeant notamment que la décision était signée par une autorité compétente et suffisamment motivée. Il a également considéré que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 431-2 du CESEDA était inopérant, la méconnaissance de l'obligation d'information n'affectant pas la légalité de l'OQTF. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin de statuer sur la recevabilité des conclusions dirigées contre le refus de titre de séjour.
Le Tribunal Administratif de Nancy était saisi par M. A... d’un recours en plein contentieux contre un état exécutoire émis par la chambre d’agriculture des Vosges pour le recouvrement d’une créance de 26 297,81 euros, correspondant principalement à une étude de faisabilité de méthanisation. Avant d’examiner le fond, le tribunal a soulevé d’office un moyen tiré de l’incompétence de la juridiction administrative. Il a jugé que la prestation de conseil en litige, relevant d’une mission de service public industriel et commercial de la chambre d’agriculture, ne se distinguait pas de celles proposées par une personne privée, ce qui relève du droit privé et de la compétence du juge judiciaire. Par conséquent, le tribunal a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente, sans se prononcer sur les moyens de fond (prescription, erreur sur le débiteur, paiement).
Avocat : SELARL GIURANNA ET IOGNA-PRAT
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., ressortissant bangladais, contestant l'arrêté du 13 mars 2025 de la préfète du Loiret l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration et de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des moyens soulevés, confirmant ainsi la légalité de l'obligation de quitter le territoire français, de la fixation du pays de destination et de l'interdiction de retour d'un an.
Le Tribunal Administratif de Dijon (3ème chambre) a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. B..., ressortissant géorgien, contre l'arrêté du préfet de la Côte-d’Or du 11 juin 2025 refusant un titre de séjour pour raisons médicales, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a annulé cet arrêté, considérant que le préfet s'était estimé à tort en situation de compétence liée par l'avis du collège de médecins de l'OFII, entachant la décision d'une erreur de droit. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B... dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. La solution a été fondée sur les articles L. 425-9 et L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 3 de la convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. D..., ressortissant arménien, qui contestait l'arrêté du 11 décembre 2024 du préfet de la Côte-d'Or lui refusant un titre de séjour pour raisons médicales et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et que la procédure d'avis médical de l'OFII avait été régulièrement suivie, sans vice de procédure. Il a également jugé que l'état de santé de M. D... ne justifiait pas la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que les décisions attaquées ne portaient pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de M. D..., y compris celles relatives à l'injonction et aux frais de justice.
Avocat : LE PRADO
Avocat : SARL LE PRADO GILBERT