94 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
94
Décisions totales
383 581
Ordonnances
257 518
Avec résumé IA
Avocat : GUERMONPREZ-TANNER
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande des parents d'un enfant décédé le 25 décembre 2023 après une prise en charge au centre hospitalier de Manosque. La juridiction a estimé que la demande était utile, car les complications survenues lors de l'hospitalisation étaient susceptibles d'engager la responsabilité de l'établissement. L'expertise, confiée à une pédiatre, devra déterminer si des manquements aux règles de l'art ou dans l'organisation du service ont été commis, et évaluer l'existence d'un lien de causalité avec le décès ainsi qu'une éventuelle perte de chance de survie.
Avocat : CABINET PREZIOSI-CECCALDI-ALBENOIS
Le Tribunal administratif de Montpellier a été saisi par M. A B d’une requête en annulation d’une contrainte émise par France Travail Occitanie pour le recouvrement d’un indu d’allocation de solidarité spécifique de 30 758,71 euros. En cours d’instance, France Travail a indiqué que la dette faisait l’objet d’un classement administratif définitif. Par ordonnance du 22 juillet 2025, la présidente de la 1ère chambre a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, que les conclusions de la requête étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer.
Avocat : DES PREZ DE LA MORLAIX
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la demande de M. B, qui imputait au centre hospitalier de Martigues un retard de diagnostic d’un syndrome des loges, survenu après une fracture de l’avant-bras, et sollicitait la réparation de ses préjudices. Le tribunal a jugé que le centre hospitalier avait commis une faute en ne diagnostiquant pas le syndrome lors de la consultation du 27 février 2020, entraînant une perte de chance de 50 % d’éviter les séquelles. En application des principes de la responsabilité pour faute, il a condamné l’établissement à verser à M. B la somme de 68 276,48 euros, incluant divers préjudices (perte de gains, déficit fonctionnel, souffrances endurées), assortie des intérêts au taux légal capitalisés. Les frais d’expertise ont été mis à la charge du centre hospitalier, et la demande de l’ONIAM a été rejetée, les conditions de la solidarité nationale n’étant pas remplies.
Cette décision du Tribunal Administratif de Marseille concerne une demande d'expulsion d'un hébergement d'urgence pour demandeurs d'asile, formée par le préfet des Bouches-du-Rhône à l'encontre de Mme A et M. B, des ressortissants géorgiens dont la demande d'asile a été définitivement rejetée. Le juge des référés a fait droit à la requête préfectorale sur le fondement des articles L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 521-3 du code de justice administrative. Il a enjoint aux occupants de libérer les lieux sous deux semaines, autorisé le recours à la force publique et le débarrassage des meubles, en considérant que leur maintien était sans droit ni titre et que la libération du logement présentait un caractère d'urgence et d'utilité pour les demandeurs d'asile en attente.
Avocat : PREZIOSO