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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

123 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

123

Décisions totales

383 581

Ordonnances

261 767

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : PUYEffacer tout
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2203379

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme B..., adjointe administrative territoriale, qui contestait le refus implicite du maire de Saint-Augustin de lui accorder la protection fonctionnelle et demandait réparation pour harcèlement moral et manquement à l'obligation de sécurité. Le tribunal a estimé que les éléments présentés ne permettaient pas d'établir l'existence d'agissements répétés constitutifs de harcèlement moral, ni un lien de causalité entre les troubles de santé de la requérante et ses conditions de travail. En conséquence, la décision de refus de protection fonctionnelle n'était pas entachée d'erreur d'appréciation, et la responsabilité de la commune n'était pas engagée. La demande d'indemnisation et les conclusions accessoires ont été rejetées, la commune n'étant pas considérée comme la partie perdante.

Avocat : SCP CHENEAU & PUYBASSET

5 décembre 2025• 8ème chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2409379

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus du maire de Saint-Augustin de reconnaître l’imputabilité au service de son syndrome anxiodépressif. La requérante invoquait notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte et une erreur d’appréciation sur le délai de déclaration. Le tribunal a estimé que la déclaration de maladie professionnelle, effectuée le 25 octobre 2023, était tardive car la première constatation médicale datait du 18 juin 2021, soit plus de deux ans avant, sans que Mme B... ne prouve en avoir pris connaissance plus tard. En conséquence, le maire se trouvait en situation de compétence liée pour rejeter la demande, et l’arrêté attaqué a été jugé légal.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SCP CHENEAU & PUYBASSET

5 décembre 2025• 8ème chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2301174

Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par les consorts G... d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite du maire de Serres-sur-Arget refusant de faire cesser les nuisances sonores d’une scierie exploitée par M. D... à proximité de leur habitation. Les requérants demandaient l’annulation de cette décision et une injonction sous astreinte, soutenant que le maire devait user de son pouvoir de police pour réprimer les troubles à la tranquilluité publique. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les nuisances sonores, bien que réelles, ne présentaient pas un caractère permanent et que l’exploitant avait pris des mesures pour les réduire, notamment en fermant l’abri de la scie et en cessant son activité professionnelle sur place. La décision s’appuie sur les pouvoirs de police du maire prévus par le code général des collectivités territoriales, sans qu’il soit établi de carence dans leur exercice.

Avocat : SELARL DEPUY AVOCATS ET ASSOCIES

27 novembre 2025• 4ème Chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2203309

Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en excès de pouvoir, a été saisi par M. B... d’une demande d’annulation d’un permis de construire délivré par le maire de Toulouse pour 84 logements. Après avoir, par un jugement avant-dire droit du 26 mars 2024, sursis à statuer pour permettre la régularisation d’un vice lié à une erreur manifeste d’appréciation au regard de l’article R. 111-2 du code de l’urbanisme (sécurité publique), le tribunal constate qu’un permis modificatif a été délivré le 13 août 2025. M. B... conteste cette régularisation, mais le tribunal estime que le nouveau permis, réduisant le nombre de logements à 44 et augmentant le stationnement, a effectivement régularisé le vice. En conséquence, le tribunal rejette la requête de M. B... et met à sa charge une somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : SELARL DEPUY AVOCATS ET ASSOCIES

25 novembre 2025• 3ème Chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2306271

Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par l’association bèglaise de bon secours d’un recours en excès de pouvoir contre le refus de l’inspectrice du travail d’autoriser le licenciement pour motif disciplinaire d’une salariée protégée. L’association contestait notamment l’insuffisance de motivation de la décision et l’appréciation erronée de la gravité des faits reprochés. En cours d’instance, l’association s’est désistée purement et simplement de sa requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a condamné l’association à verser 1 500 euros à la salariée au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : DUPUY

13 novembre 2025• 3ème Chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2304675

Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la demande de la société Amaryllis visant à annuler le refus de permis de construire un ensemble de 23 logements à Tournefeuille. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés par la requérante, notamment ceux relatifs à l'incompétence de l'auteur de l'acte, au défaut de motivation, et à l'erreur d'appréciation concernant l'intégration urbaine, le stationnement et la suppression d'arbres. Se fondant sur les articles L. 422-1 du code de l'urbanisme et L. 2122-18 du code général des collectivités territoriales, il a jugé que la délégation de signature au maire adjoint était régulière et que les motifs de refus étaient fondés. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.

Avocat : SELARL DEPUY AVOCATS ET ASSOCIES

12 novembre 2025• 6ème Chambre
TA87Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2501657

Le tribunal administratif de Limoges, statuant en référé, a fait droit à la demande de Mme F... sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. La requérante, qui a subi plusieurs interventions chirurgicales à la suite d'une réduction mammaire en 2019 au CHU E..., sollicitait une expertise pour évaluer les conditions de sa prise en charge et ses préjudices. Le juge a désigné un expert avec pour mission de se prononcer sur ces points, rejetant les demandes accessoires du CHU, notamment celle de production préalable du relevé de débours par la caisse primaire d'assurance maladie.

Avocat : SELARL DUPUY-VALLERON

6 novembre 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2510677

Le Tribunal Administratif de Paris annule l'arrêté du 24 mars 2025 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B... et l'a obligé à quitter le territoire français. La juridiction retient que le préfet n'a pas produit l'arrêté en dépit d'une demande du tribunal, ne permettant pas de vérifier sa motivation, ce qui constitue un défaut de motivation. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B... dans un délai de trois mois et condamne l'État à verser 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Cette décision est fondée sur les règles de motivation des actes administratifs.

Avocat : DUPUY

5 novembre 2025• 1re Section - 3e Chambre
CAA75Décision• plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-24PA03160

Avocat : DUPUY;Avocat1;Avocat2

24 octobre 2025• 4ème chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2400732

Le Tribunal administratif de Toulouse a été saisi par Mme C... d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du préfet du Tarn invalidant son épreuve théorique du permis de conduire pour fraude et annulant son titre de conduire. La requérante s'est désistée de sa requête par un mémoire enregistré le 19 septembre 2025. Le tribunal a constaté que ce désistement était pur et simple et a décidé, sur le fondement de l’article R. 636-1 du code de justice administrative, de lui en donner acte. En conséquence, l’affaire est close sans examen au fond.

Avocat : DUPUY-CHABIN ELFRIED

16 octobre 2025• Cellule juge unique
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2506422

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B..., ressortissant marocain, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a estimé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a jugé que la demande de titre de séjour en tant que salarié relevait de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et non de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, le tribunal a écarté les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation.

Avocat : DUPUY

16 octobre 2025• 8ème Chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2207243

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande d'indemnisation de M. C..., qui imputait au département de la Haute-Savoie la dégradation du crépi de sa maison, causée selon lui par les projections de neige lors du déneigement de la route départementale. Le juge a estimé que le requérant n'apportait pas la preuve du lien de causalité entre l'opération de déneigement et le dommage, élément essentiel pour engager la responsabilité sans faute du maître d'ouvrage. La décision s'appuie sur le principe de la responsabilité du fait des ouvrages publics, mais constate que les éléments fournis (photographie, constat amiable) ne permettent pas d'établir ce lien. En conséquence, les conclusions indemnitaires de M. C... ont été rejetées.

Avocat : AVOCALP DUFOUR MUGNIER LYONNAZ PUY

2 octobre 2025• Juge unique 3
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2503981

Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative par Mme C..., qui demandait qu’il soit enjoint à divers établissements de mettre en œuvre les orientations de la MDPH 31 concernant l’accompagnement de sa fille B..., sous astreinte. La requérante invoquait l’urgence et l’utilité de la mesure face à la dégradation de l’état psychologique de sa fille, privée d’un accompagnement adapté. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les établissements concernés avaient justifié leur refus par l’absence d’adéquation entre les besoins de l’intéressée et leurs capacités d’intervention, et que la condition d’urgence n’était pas établie. Cette décision s’appuie sur les dispositions de l’article L. 241-6 du code de l’action sociale et des familles, qui imposent aux établissements de respecter les orientations de la MDPH dans la limite de leur agrément.

Avocat : SELARL DEPUY AVOCATS ET ASSOCIES

29 septembre 2025
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2400296

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a examiné la requête de Mme A... contestant un indu total de 3 157,28 euros (prime d'activité, APL et RSA) mis à sa charge par la CAF de la Seine-Maritime. Le tribunal a constaté que les décisions initiales du 20 juillet 2023 avaient été substituées par les décisions prises sur recours préalable obligatoire (décisions explicites de la CAF du 14 novembre 2024 pour l'APL et la prime d'activité, et décision implicite du département pour le RSA). En application des articles L. 845-2 du code de la sécurité sociale, L. 825-2 du code de la construction et de l'habitation, L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles et L. 412-7 du code des relations entre le public et l'administration, le tribunal a jugé que seules ces décisions de substitution étaient susceptibles de recours, et a rejeté la requête comme irrecevable.

Avocat : PATRIMONIO PUYT-GUERARD HAUSSETETE

29 septembre 2025• POLE URGENCES
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2302313

Le Tribunal Administratif de Montpellier a annulé l'arrêté du 8 mars 2023 par lequel le maire de Frontignan a refusé un permis de construire à Mme D pour des travaux d'extension et de mise en sécurité de sa maison. Le tribunal a jugé que le motif principal du refus, tiré d'une méconnaissance du Plan de Prévention des Risques Inondations (PPRI), était infondé car le projet, qui rehaussait le plancher à la cote réglementaire de 2,30 mètres, constituait en lui-même une mesure compensatoire suffisante. La demande de substitution de motif formulée par la commune a été écartée. La solution a été rendue sur le fondement du règlement du PPRI et du code de l'urbanisme.

Avocat : FRANÇOISE DUPUY

25 septembre 2025• 1ère chambre
CAA75Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA01111

Avocat : DUPUY

17 septembre 2025• 2ème chambre
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2402108

Le Tribunal administratif de Toulouse a été saisi par Mme A, qui a chuté sur un parking public à Colomiers en mars 2022, afin d’ordonner une expertise médicale pour évaluer ses préjudices en vue d’un éventuel recours en responsabilité pour défaut d’entretien de la voie publique. Statuant en référé sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, la juge a rejeté la demande d’expertise. Elle a estimé que la présence d’un bloc de béton, visible et contrastant, ne constituait pas, en l’état, un défaut d’entretien normal de l’ouvrage public, et que l’expertise était dépourvue d’utilité en l’absence manifeste de fait générateur de responsabilité.

Avocat : SELARL DEPUY AVOCATS ET ASSOCIES

15 septembre 2025
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2505099

Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A qui demandait d'enjoindre au préfet de la Haute-Garonne de lui délivrer un titre de conduite. Le juge a considéré que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, les activités professionnelles du requérant n'exigeant pas la détention du permis de conduire et l'intéressé pouvant recourir à d'autres modes de transport. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative et du code de la route.

Avocat : DUPUY-CHABIN ELFRIED

1 août 2025
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2503306

Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A qui demandait d'enjoindre au ministre de l'intérieur de lui délivrer son permis de conduire. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car M. A n'établit pas que l'absence de permis de conduire compromet gravement sa situation professionnelle ou personnelle, les activités exercées ne nécessitant pas impérativement ce titre et d'autres modes de transport étant envisageables. En outre, la délivrance d'un permis de conduire constitue une mesure définitive et non provisoire, ce qui exclut le recours à la procédure de référé. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée.

Avocat : DUPUY-CHABIN ELFRIED

16 juillet 2025
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2305157

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B, ancien militaire, qui contestait le refus de l’administration de lui verser l’indemnité temporaire de retraite prévue par l’article 137 de la loi n° 2008-1443 du 30 décembre 2008. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le moyen tiré d’un défaut de notification par courrier recommandé était sans incidence sur sa légalité. Sur le fond, il a estimé que M. B ne remplissait pas les conditions d’éligibilité, notamment celle de justifier de quinze ans de services effectifs dans une collectivité d’outre-mer ou de remplir les critères du congé bonifié, sa résidence en Nouvelle-Calédonie n’étant intervenue qu’après la fin de ses services. La solution retenue est fondée sur les dispositions de la loi de finances rectificative pour 2008 et du décret n° 78-399 du 20 mars 1978.

Avocat : DUPUY

18 juin 2025• MSS 5ème chambre M. TERRAS