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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

1 058 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

1 058

Décisions totales

383 581

Ordonnances

248 121

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : RANCEffacer tout
TA14Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2500786

Le Tribunal Administratif de Caen, statuant par ordonnance, rejette la requête de la société Orange SA. Celle-ci contestait son assujettissement à l'imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux (IFER) pour les années 2022 et 2023, en invoquant une incompatibilité avec les directives européennes "autorisation" et "code des communications électroniques". Le tribunal estime que les moyens soulevés par la société présentent des questions de droit identiques à celles déjà tranchées par une décision du Conseil d'État du 5 février 2025. En application des articles R. 222-1 et R. 222-13 du code de justice administrative, il peut donc statuer sans nouvelle appréciation des faits.

Avocat : CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE

20 mai 2025
TA14Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2300823

Le Tribunal Administratif de Caen, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de la société Bouygues Télécom. Celle-ci demandait la décharge de l'imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux (IFER) pour les années 2020 à 2022, en soutenant que cette taxe était incompatible avec les directives européennes sur les communications électroniques. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés par la société étaient identiques à ceux déjà tranchés par une décision du Conseil d'État du 5 février 2025. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le juge a donc pu statuer sans nouvelle appréciation des faits, rejetant la demande.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE

20 mai 2025
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2209688

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par la société Pasino de Saint-Amand-les-Eaux d’une demande de restitution d’une cotisation supplémentaire de prélèvement progressif sur les produits bruts des jeux d’un montant de 284 466 euros. La société contestait la méthode de calcul retenue par l’administration fiscale, qui avait inclus dans l’assiette du prélèvement les produits bruts réalisés par l’exploitant précédent entre le 1er novembre 2020 et le 22 octobre 2021, malgré un changement de délégataire en cours de saison des jeux. Le tribunal a fait droit à la requête, jugeant que le prélèvement sur les jeux est un impôt personnel attaché à l’exploitant du casino et que l’administration ne pouvait pas prendre en compte les résultats du précédent délégataire pour calculer l’impôt dû par la nouvelle société. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 2333-55-2 et D. 2333-82-3 du code général des collectivités territoriales, ainsi que sur l’article 75 de l’arrêté du 14 mai 2007.

Avocat : CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE

19 mai 2025• 4ème Chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2207970

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande de M. et Mme B tendant à la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales au titre de l'année 2018, ainsi que des pénalités correspondantes. Le litige portait sur la qualification de la plus-value réalisée lors de la cession de titres d’une SASU, que les requérants estimaient professionnelle. Le tribunal a jugé que, la société étant soumise à l’impôt sur les sociétés, la cession relevait du patrimoine privé et générait une plus-value imposable sur le fondement de l’article 150-0 A du code général des impôts, indépendamment de la forme de rémunération de l’associé.

Avocat : DRANCOURT

19 mai 2025• 4ème Chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2203030

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de la SARL Epinest, qui contestait la retenue à la source appliquée sur les sommes versées à sa prestataire tunisienne pour des services utilisés en France. Le tribunal a d'abord confirmé que ces sommes relevaient de l'article 182 B du code général des impôts, car versées à une société sans installation professionnelle permanente en France. Il a ensuite écarté l'application de la convention fiscale franco-tunisienne, jugeant que la société tunisienne ne pouvait être considérée comme un résident fiscal de Tunisie au sens de l'article 3 de cette convention, faute de preuve qu'elle y était effectivement assujettie à l'impôt. Par conséquent, la retenue à la source a été validée et la demande de décharge rejetée.

Avocat : LEGRAS DE GRANCOURT

13 mai 2025• 8ème Chambre
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2301757

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de la société Hermione, qui contestait un titre exécutoire de 51 385 euros émis par la communauté de communes du Grand Châteaudun pour des pénalités contractuelles liées à l'exploitation de plusieurs équipements aquatiques. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l'absence de procédure amiable préalable, le défaut de signature du bordereau et l'imprécision des bases de liquidation, n'étaient pas fondés. Il a également estimé que les pénalités pour manquements à la sécurité et aux horaires d'ouverture étaient justifiées, sans que la force majeure soit retenue. La décision s'appuie sur le décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 et les stipulations du contrat de délégation de service public.

Avocat : SELARL WALTER & GARANCE

13 mai 2025• 1ère chambre
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2303019

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de la société Point'Com, qui demandait la condamnation de l'université d'Orléans à lui verser 21 671,70 euros pour manquement contractuel. La société reprochait à l'université d'avoir cessé de lui commander des prestations de rédaction de procès-verbaux à partir de juillet 2021, sans résiliation formelle du marché. Le tribunal a jugé que l'université n'avait pas commis de faute contractuelle, car le marché ne comportait aucun engagement sur un volume minimal de commandes. La solution retenue est fondée sur les principes du droit de la commande publique et les stipulations du cahier des clauses administratives particulières (CCAP).

Avocat : SELARL TEN FRANCE

13 mai 2025• 1ère chambre
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2300853

Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par la société Hermione d'un recours en plein contentieux contre un titre exécutoire de 82 585 euros émis par la communauté de communes du Grand Châteaudun pour des pénalités contractuelles liées à l'exploitation d'un centre nautique. La société contestait la régularité du titre (absence de signature, de voies de recours, de base de liquidation) et le bien-fondé des pénalités, invoquant notamment la force majeure et l'absence d'imputabilité. Le tribunal a rejeté l'intégralité des conclusions de la requête, considérant que les moyens de légalité externe étaient inopérants ou non fondés et que les manquements contractuels étaient établis, sans que la force majeure soit retenue. La solution s'appuie sur les stipulations du contrat de délégation de service public et les dispositions du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012.

Avocat : SELARL WALTER & GARANCE

13 mai 2025• 1ère chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2204212

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la demande de la SCI Tamerol visant à obtenir la réduction de ses cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2019 à 2021. La société contestait la méthode d'évaluation de ses locaux, invoquant une irrégularité de procédure et l'application de divers dispositifs de lissage. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens de la requérante, jugeant notamment que la procédure d'évaluation était régulière et que les dispositifs de planchonnement et de lissage étaient correctement appliqués. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête de la SCI Tamerol.

Avocat : CMS FRANCIS LEFEBVRE AVOCATS

12 mai 2025• 7ème Chambre (J.U)
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2407829

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la requête de M. B contestant le retrait de points et l'invalidation de son permis de conduire. Le tribunal a constaté que le ministre de l'Intérieur avait retiré la décision d'invalidation et les retraits de points pour six des sept infractions contestées, rendant la requête sans objet sur ces points et prononçant un non-lieu à statuer. La demande relative à l'infraction du 15 août 2020 a été rejetée comme irrecevable, le point ayant déjà été restitué avant l'introduction de la requête. En application des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, le tribunal a rejeté le surplus des conclusions, incluant la demande de frais de justice.

Avocat : SELARL FRANCK COHEN

9 mai 2025• Juge Unique
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2408419

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par M. A d’un recours en plein contentieux visant à contester des retraits de points et la décision d’invalidation de son permis de conduire prise par le ministre de l’Intérieur le 7 août 2024. En cours d’instance, le ministre a retiré les décisions attaquées et rétabli le capital de points à douze, rendant les conclusions en annulation et en injonction sans objet. Le tribunal a donc prononcé un non-lieu à statuer sur ces demandes. Les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

Avocat : SELARL FRANCK COHEN

9 mai 2025• Juge Unique
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2403385

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a ordonné une expertise judiciaire à la demande de la commune de Vertou afin de constater les désordres affectant la toiture et le sol sportif de la salle "Halle aux sports", d'en déterminer les causes et de proposer les travaux de remise en état. La mesure a été rendue opposable à l'ensemble des constructeurs et assureurs concernés, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, en raison de l'utilité de l'expertise pour établir les responsabilités. Les demandes de mise hors de cause de la société Abeille Iard et Santé et les fins de non-recevoir soulevées par la société Art-Dan ont été rejetées, l'expertise étant nécessaire pour évaluer la nature décennale des désordres et les liens de causalité.

Avocat : WALTER & GARANCE

9 mai 2025
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2301787

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de la société de droit néerlandais Villiot HoldCo B.V. tendant à la décharge du prélèvement de l'article 244 bis A du code général des impôts sur la plus-value réalisée lors de la cession d'une société française à prépondérance immobilière. Le tribunal a jugé que la plus-value entrait dans le champ du paragraphe 1 de l'article 13 de la convention fiscale franco-néerlandaise, permettant son imposition en France, et non dans celui de son paragraphe 4. En conséquence, les pénalités (majoration de 10 % et amende de 25 %) ont été maintenues, le tribunal écartant les moyens tirés de la méconnaissance des libertés européennes, du principe de proportionnalité et de la convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : CMS FRANCIS LEFEBVRE AVOCATS

7 mai 2025• 10ème chambre
TA86Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2400778

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. B A contestant les retraits de points consécutifs à des infractions routières commises en 2019, 2021 et 2022. Le tribunal a jugé que le défaut de notification des décisions de retrait de points est sans incidence sur leur légalité. Il a également estimé que la réalité des infractions était établie, notamment par une condamnation définitive pour l'infraction de 2019 et par le paiement des amendes forfaitaires pour les autres, conformément à l'article L. 223-1 du code de la route.

Avocat : SELARL FRANCK COHEN AVOCAT

6 mai 2025• 3ème chambre - JU
TA86Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2400887

Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision "48 SI" du 23 septembre 2019 constatant la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal a jugé que la requête était tardive, car la notification de la décision, effectuée par pli recommandé présenté et avisé le 23 septembre 2019, était régulière. En application de l'article R. 421-1 du code de justice administrative, le délai de recours de deux mois était expiré. Par conséquent, les conclusions contre les retraits de points étaient également sans objet.

Avocat : SELARL FRANCK COHEN AVOCAT

6 mai 2025• 3ème chambre - JU
TA87Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2301122

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par Mme B d’un recours en annulation contre un permis de construire tacite délivré par le maire d’Estivaux à Mme C pour la réhabilitation d’une grange en habitation. Mme B invoquait notamment l’incomplétude du dossier, la méconnaissance du plan local d’urbanisme et des règles sanitaires applicables aux élevages. En cours d’instance, Mme B s’est désistée de sa requête suite à un accord amiable avec Mme C, désistement accepté par les parties. Le tribunal a constaté ce désistement, qui emporte extinction de l’instance, et a renoncé à statuer sur les fins de non-recevoir soulevées en défense.

Avocat : SCP D'AVOCATS MICHEL LABROUSSE - CELINE REGY - FRANCOIS ARMAND & ASSOCIES

6 mai 2025• 2ème chambre
TA86Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2400186

Le Tribunal administratif de Poitiers a examiné la requête de M. B contestant la décision "48 SI" du 13 août 2021 constatant la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que les retraits de points consécutifs à quatre infractions. Le tribunal a constaté que le ministre de l'intérieur avait rapporté la décision d'invalidation et le retrait de points pour l'infraction du 26 novembre 2020, rendant ces conclusions sans objet. Pour les autres infractions, le tribunal a jugé que l'administration n'avait pas apporté la preuve de la délivrance de l'information préalable obligatoire prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, constituant une garantie essentielle pour le conducteur. En conséquence, le tribunal a annulé les décisions de retrait de points pour les infractions des 25 février 2020, 15 février 2020 et 5 juin 2017, et a enjoint au ministre de reconstituer le capital de points de M. B.

Avocat : SELARL FRANCK COHEN AVOCAT

6 mai 2025• 3ème chambre - JU
TA86Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2400893

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision "48 SI" du ministre de l'intérieur constatant l'invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal a jugé la requête irrecevable en raison de sa tardiveté, la décision ayant été régulièrement notifiée le 23 novembre 2019 par pli recommandé avisé et non réclamé. Les conclusions à fin d'injonction ont également été rejetées. Cette solution est fondée sur l'article R. 421-1 du code de justice administrative.

Avocat : SELARL FRANCK COHEN AVOCAT

6 mai 2025• 3ème chambre - JU
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2205352

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de la société Scor SE, qui contestait des rehaussements d'impôt sur les sociétés et des retenues à la source pour les exercices 2011 à 2014. La société contestait notamment la qualification de transfert indirect de bénéfices au sens de l'article 57 du code général des impôts pour une opération de rachat de titres avec sa filiale suisse SHS, et la qualification d'acte anormal de gestion pour des intérêts d'emprunt. Le tribunal a estimé que l'administration fiscale apportait la preuve d'un avantage injustifié, faute de contreparties suffisantes pour Scor SE, et que les libellés comptables ne permettaient pas d'identifier clairement le bénéficiaire des avantages, justifiant ainsi la qualification d'avantage occulte au sens de l'article 111 du code général des impôts. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de décharge, de rétablissement des déficits et de restitution, sur le fondement des articles 57, 111 et 209 du code général des impôts.

Avocat : CMS FRANCIS LEFEBVRE AVOCATS

6 mai 2025• 1ère chambre
TA69Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2503092

Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi par la SAS Coverguard Sales d'une demande de décharge de cotisations supplémentaires d'impôts sur les sociétés, de retenue à la source et de cotisation sur la valeur ajoutée pour les années 2018 et 2019, s'est déclaré territorialement incompétent. En application des articles R. 351-3 et R. 312-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que le lieu d'établissement des impositions contestées, fixé par l'avis de mise en recouvrement, est situé à Pantin (Seine-Saint-Denis). Par conséquent, il a ordonné la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Montreuil, seul compétent pour connaître du litige.

Avocat : CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE

30 avril 2025