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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

3 043 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

3 043

Décisions totales

383 581

Ordonnances

313 455

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : RANCEffacer tout
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2502489

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, rejette la requête de M. C, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du 22 mai 2025 fixant le Maroc comme pays de renvoi. La juridiction écarte les moyens d’incompétence et d’insuffisance de motivation, et rappelle que la décision ne découle pas d’une obligation de quitter le territoire français mais d’une interdiction judiciaire. Le tribunal estime que l’état de santé (hépatite B) et la vie privée et familiale (compagne enceinte) de l’intéressé ne justifient pas l’annulation, faute de preuves de risques de traitements inhumains ou d’impossibilité d’accès aux soins au Maroc. La solution retenue s’appuie notamment sur les articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : FRANCE TERRE D'ASILE

28 mai 2025• URGENCES JU
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2502487

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, rejette la requête de M. C, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime du 21 mai 2025 prolongeant d'un an son interdiction de retour sur le territoire français. Le tribunal écarte les moyens d’incompétence et d’insuffisance de motivation, puis juge que la mesure ne porte pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Il retient notamment la précarité du séjour de l'intéressé, son défaut d’insertion sociale et professionnelle, et son passé judiciaire défavorable. La décision est fondée sur les articles L. 612-7, L. 612-10 et L. 612-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : FRANCE TERRE D'ASILE

28 mai 2025• URGENCES JU
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2501435

Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi en référé suspension par M. A, qui contestait un arrêté préfectoral du 18 mars 2025 refusant son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour six mois. Le juge a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas établie, car M. A ne démontrait pas que la rupture de ses contrats de travail à durée déterminée résultait directement de la décision attaquée. Sur le fond, aucun doute sérieux n'a été retenu, le préfet ayant valablement pu rejeter la demande de changement de statut faute d'autorisation de travail et après avoir invité le requérant à produire des éléments complémentaires sans réponse. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : COURSET-FRANCOIS

28 mai 2025
TA104Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif DE NOUVELLE-CALEDONIE — N° TA104-2400497

Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a examiné la requête de Mme A C contestant le refus d’attribution d’une bourse scolaire pour sa fille en 2025, ainsi que la légalité de l’article 5 de la délibération n° 41-2024/APS du 15 juillet 2024, qui porte à dix ans la condition de résidence en province Sud. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des principes de l’aide sociale et des dispositions constitutionnelles. Le tribunal a rejeté les conclusions dirigées contre la décision individuelle de refus, en se fondant sur les articles 26 de la délibération du 26 juillet 2001 et 7 de la délibération du 12 mai 2020, relatifs aux procédures de demande et de renouvellement des bourses. Il a également admis provisoirement la requérante au bénéfice de l’aide judiciaire et fixé les unités de valeur pour son avocat.

Avocat : CABINET D'AVOCAT DIHACE FRANCKIE

28 mai 2025• 1ère CHAMBRE
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2200045

Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de l'association Amboise Réinventons demain et de plusieurs habitants demandant l'annulation de deux délibérations du conseil municipal d'Amboise des 9 novembre 2021, autorisant l'acquisition des bâtiments de l'ancienne usine Prestal et l'ouverture de crédits correspondante. Les requérants contestaient notamment le défaut d'information des élus sur les coûts de dépollution et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a constaté que la délibération principale n° 21-120 avait été abrogée par une délibération ultérieure du 22 octobre 2022, et que les actes n'avaient reçu aucun commencement d'exécution. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation des deux délibérations initiales ont perdu leur objet, et il n'y a plus lieu d'y statuer.

Avocat : SELARL WALTER & GARANCE

27 mai 2025• 5ème chambre
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2201433

Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par M. B d'une demande d'indemnisation pour les préjudices subis suite à l'annulation du permis de construire qui lui avait été délivré le 20 juin 2017 par la commune de Tours. Le tribunal a reconnu que l'illégalité de ce permis, annulé pour méconnaissance de l'article UC 9 du règlement du plan local d'urbanisme, constitue une faute de nature à engager la responsabilité de la commune. Toutefois, il a rappelé que le bénéficiaire du permis annulé n'a droit à être indemnisé que des préjudices réels, directs et certains, correspondant aux sommes exposées inutilement pour les travaux autorisés. La solution retenue par le tribunal est donc d'engager la responsabilité de la commune sur le principe, mais de limiter l'indemnisation aux seuls préjudices présentant un lien de causalité direct avec l'illégalité fautive, en application des principes généraux de la responsabilité administrative et des dispositions du code de l'urbanisme.

Avocat : SELARL WALTER & GARANCE

27 mai 2025• 5ème chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2407213

Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de Mme B, ressortissante ivoirienne, contestant l'arrêté du préfet de l'Ariège du 24 octobre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La requérante soulevait notamment des moyens tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, d'un défaut de motivation et d'une erreur manifeste d'appréciation quant à son droit au séjour et à sa situation personnelle et familiale. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de Mme B, jugeant les moyens invoqués non fondés. Cette solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Avocat : FRANCOS

27 mai 2025• 7ème Chambre
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2307079

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a statué sur les requêtes de la SAS Totalenergies Petrochemicals France, qui demandait la réduction de ses cotisations de cotisation foncière des entreprises (CFE) pour les années 2015 à 2018 concernant ses sites de Carling (L'Hôpital, Oberhoffen-sur-Moder et Saint-Avold). La société soutenait que certaines immobilisations devaient être exclues de l'assiette de la CFE en application du 11° de l'article 1382 du code général des impôts (biens exonérés) et de l'article 1518 A du même code (installations de lutte contre la pollution des eaux). L'administration fiscale a opposé l'irrecevabilité des réclamations pour 2015 et 2016 et contesté le bien-fondé des moyens. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, confirmant la légalité des impositions litigieuses.

Avocat : CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE

26 mai 2025• 3ème chambre
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2300528

Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la demande de M. C et Mme D visant à obtenir la réduction de leurs cotisations d'impôt sur le revenu pour 2020 et 2021, en sollicitant l'exonération des rémunérations de M. C sur le fondement de l'article 81 A du code général des impôts. En cours d'instance, l'administration a accordé un dégrèvement partiel de 19 776 euros pour l'année 2020, rendant les conclusions sur ce point sans objet. Pour l'année 2021, le tribunal a rejeté la demande, considérant que les requérants ne justifiaient pas que l'employeur de M. C était établi en France, dans un État membre de l'Union européenne ou de l'Espace économique européen ayant conclu une convention d'assistance administrative avec la France, condition nécessaire pour bénéficier de l'exonération prévue par l'article 81 A du code général des impôts.

Avocat : BIELER & FRANCK AVOCATS ASSOCIES

26 mai 2025• 1ère Chambre
CAA75Décision• plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-24PA01659

Avocat : CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE

23 mai 2025• 9ème Chambre
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2300303

Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par la SAS Les Fromageries Occitanes d’un litige portant sur le calcul de la taxe foncière et de la cotisation foncière des entreprises pour un bien situé au Malzieu-Ville. La société contestait l’application des dispositions de l’article 1518 B du code général des impôts, relatives à la valeur locative plancher, et demandait à titre principal l’application d’un plancher de 64 % ou, à titre subsidiaire, le calcul sur la valeur d’apport conformément à l’article 1499 du même code. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes, considérant que la requête était infondée.

Avocat : CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE

23 mai 2025• 3ème chambre
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2502339

Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en urgence, a annulé l'arrêté du 15 mai 2025 par lequel le préfet du Nord avait obligé Mme B, ressortissante colombienne, à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le juge a retenu que la décision avait été prise en méconnaissance du droit d'être entendue, principe général du droit de l'Union européenne garanti par l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux, car Mme B n'avait pas été mise en mesure de présenter ses observations avant l'édiction de la mesure. En conséquence, l'ensemble des décisions contestées (obligation de quitter le territoire, refus de délai de départ volontaire, fixation du pays de destination et interdiction de retour) ont été annulées.

Avocat : FRANCE TERRE D'ASILE

22 mai 2025• URGENCES JU
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2106591

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de la SCI La Lironde, qui demandait l'annulation de la délibération du 21 octobre 2021 par laquelle le conseil municipal de Saint-Clément-de-Rivière a approuvé son plan local d'urbanisme (PLU). La société contestait notamment le classement en zone agricole de sa parcelle et invoquait un vice de procédure pour défaut de consultation de l'autorité organisatrice des transports, en application des articles L. 153-13 du code de l'urbanisme et L. 1231-1 du code des transports. Le tribunal a jugé que ce vice de procédure n'avait pas eu d'influence sur le sens de la décision et n'avait privé les intéressés d'aucune garantie. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.

Avocat : SELARL FRANCOIS REGIS VERNHET

22 mai 2025• 1ère chambre
CAA75Décision• plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-23PA02491

Avocat : CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE

22 mai 2025• 7ème chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2505223

Le Tribunal administratif de Versailles a examiné la requête de M. D B, ressortissant capverdien, contestant l'arrêté préfectoral fixant le Cap-Vert comme pays de renvoi suite à une interdiction judiciaire du territoire. Le requérant soutenait notamment qu'il résidait légalement au Portugal et que ce pays aurait dû être désigné comme destination. En cours d'instance, la préfète a justifié sa décision en produisant un accord de réadmission des autorités portugaises, accepté le 12 mai 2025. Par conséquent, le tribunal a rejeté la requête, considérant que la situation du requérant avait été régularisée et que les moyens soulevés étaient devenus sans objet.

Avocat : ASSOCIATION FRANCE TERRE ASILE

22 mai 2025• Reconduites à la frontière
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2504791

Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté préfectoral du 26 avril 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de cinq ans. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, faute d'avoir été entendu préalablement. Le tribunal a jugé que si le droit d'être entendu est un principe général du droit de l'Union, M. A n'a pas démontré avoir été privé de la possibilité de présenter des éléments pertinents qui auraient pu influer sur la décision. En conséquence, l'ensemble des moyens soulevés, y compris ceux tirés de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont été écartés, et la requête a été rejetée.

Avocat : ASSOCIATION FRANCE TERRE ASILE

21 mai 2025• 4ème chambre - 4/11u
CAA75Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-24PA01399

Avocat : CABINET LITTLER FRANCE AVOCATS

21 mai 2025• 6ème Chambre
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2502254

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. F alias B, qui contestait l'arrêté du 11 mai 2025 du préfet de la Seine-Maritime prolongeant de deux ans son interdiction de retour sur le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé que la décision, fondée sur les articles L. 612-10 et L. 612-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni le droit d'être entendu. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.

Avocat : FRANCE TERRE D'ASILE

20 mai 2025• URGENCES JU
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2201747

Le Tribunal Administratif de VERSAILLES a rejeté la demande de la SASU Geo TP, qui contestait des rappels d'impôt sur les sociétés et de TVA pour les exercices 2015 à 2017, ainsi que des pénalités et amendes, pour un montant total de 661 134 euros. La société, active dans les travaux d'adduction d'eau et de gaz, revendiquait notamment l'exonération de zone franche urbaine (ZFU) prévue à l'article 44 octies A du code général des impôts. Le tribunal a jugé que la société ne remplissait pas les conditions pour bénéficier de cette exonération, notamment en raison de l'absence d'un salarié sédentaire à temps plein dans ses locaux et du non-respect du seuil de 25% de chiffre d'affaires réalisé avec des clients situés en ZFU. Par conséquent, les rehaussements fiscaux et les pénalités pour manquement délibéré ont été maintenus.

Avocat : C/M/S/ BUREAU FRANCIS LEFEBVRE

20 mai 2025• 5ème chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2301753

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de la SASU Paris Executive Business School contestant des rappels de TVA pour la période 2018-2020, ainsi que des pénalités et amendes fiscales. La société soutenait que son activité d'enseignement à distance était exonérée de TVA sur le fondement de l'article 261 du code général des impôts. Le tribunal a partiellement donné raison à la requérante en prononçant un non-lieu à statuer à hauteur d’un dégrèvement de 2 234 euros et en reconnaissant le bien-fondé de sa contestation de l’amende fondée sur l’article 1729 D du code général des impôts. En revanche, il a rejeté le surplus des conclusions, notamment celles relatives à l’amende fondée sur l’article 1788 A, jugées irrecevables faute de réclamation préalable.

Avocat : CABINET CMS FRANCIS LEFEBVRE AVOCATS

20 mai 2025• 1re Section - 2e Chambre