2 028 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
2 028
Décisions totales
383 581
Ordonnances
248 121
Avec résumé IA
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. A... B..., qui renonçait à sa demande en réparation contre la commune de Mérignac pour un défaut d'entretien de la chaussée. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, l'instance est éteinte sans qu'il soit statué sur le fond de l'affaire.
Avocat : SCP DEFFIEUX-GARRAUD
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B... visant à annuler le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil en tant que demandeur d'asile. Le tribunal a estimé que la décision était régulière, écartant les moyens tirés de l'incompétence du signataire, d'une insuffisance de motivation, d'un vice de procédure lié à l'information et d'une méconnaissance de l'obligation d'évaluation de la vulnérabilité. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment ses articles L. 551-10 et L. 551-15.
Avocat : NERAUDAU
Avocat : DAHI;NERAUDAU
**Sujet principal** : Demande d'injonction de relogement dans le cadre du droit au logement opposable (DALO). **Juridiction** : Tribunal administratif de Nice (statuant par ordonnance en référé). **Solution retenue** : Le tribunal accueille la requête et enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de procéder au relogement de la requérante, assortissant cette injonction d'une astreinte. Il constate que l'État, garanti du DALO, a manqué à son obligation de résultat en ne proposant pas d'offre adaptée dans le délai légal. **Textes appliqués** : Articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que les articles R. 778-1 et R. 778-2 du code de justice administrative.
Avocat : GIRAUDO OLIVIER
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite du préfet des Bouches-du-Rhône refusant le renouvellement d'un titre de séjour étudiant. Le juge a estimé que les conditions d'urgence et de doute sérieux sur la légalité de la décision, prévues à l'article L. 521-1 du code de justice administrative, étaient remplies, notamment au regard des articles L. 422-1 et L. 433-1 du CESEDA. La requérante a également été admise au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle.
Avocat : BARRAULT
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme D... A... et de M. E... A... visant à annuler les décisions préfectorales leur refusant un titre de séjour "parent d'enfant malade" et leur notifiant une obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que les décisions contestées étaient régulières et suffisamment motivées, notamment au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), et qu'elles ne méconnaissaient pas le droit au respect de la vie familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : NERAUDAU
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre plusieurs décisions préfectorales ordonnant la reconduite à la frontière d'un ressortissant géorgien. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le préfet de l'Allier avait légalement refusé la délivrance d'un titre de séjour et pris les mesures d'éloignement afférentes. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : SCP HILLAIRAUD & JAUVAT
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de Mme B..., une ressortissante géorgienne, visant à annuler les décisions préfectorales de refus de titre de séjour, d'obligation de quitter le territoire, d'interdiction de retour, de refus de délai de départ volontaire, de fixation du pays d'éloignement et d'assignation à résidence. Le tribunal a jugé que le préfet de l'Allier n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que la situation personnelle de la requérante ne justifiait pas la délivrance d'un titre de séjour au titre de sa vie privée et familiale. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : SCP HILLAIRAUD & JAUVAT
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête en annulation d'un permis d'aménager délivré pour un lotissement. Le juge a estimé que les requérants n'établissaient pas un intérêt à agir suffisant, car ils ne démontraient pas que le projet affectait directement leurs conditions d'occupation, et a jugé leurs moyens sur le fond non fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme et du code de justice administrative.
Avocat : ALEXANDRE - LÉVY - KAHN - BRAUN & ASSOCIÉS
**Sujet principal** : La SAS Philow conteste devant le Tribunal Administratif de Marseille des rappels de TVA et d'impôt sur les sociétés, ainsi que les pénalités associées, concernant des travaux de construction réalisés au domicile de ses dirigeants. **Juridiction et solution** : Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de la société. Il a jugé que l'administration fiscale était fondée à réintégrer les dépenses litigieuses, considérant que la société n'avait pas apporté la preuve que les travaux réalisés au domicile de ses dirigeants étaient utiles à son activité professionnelle pendant la période contrôlée. **Textes appliqués** : La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales concernant la déductibilité de la TVA et des charges pour l'impôt sur les sociétés.
Avocat : SCP BRAUNSTEIN & ASSOCIES
**Sujet principal** : Demande de suspension d'une mesure d'éloignement d'une ressortissante ivoirienne, fondée sur une atteinte à sa vie privée et familiale. **Juridiction** : Tribunal administratif de Nantes (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge rejette la demande. Il estime que la procédure spéciale de contestation des obligations de quitter le territoire (OQTF), prévue par le code des étrangers, offre des garanties équivalentes à la procédure de référé-liberté et en est exclusive, sauf si les modalités d'exécution de l'OQTF produisent des effets anormaux en raison de circonstances nouvelles. **Textes appliqués** : Article L. 521-2 du code de justice administrative (référé-liberté), articles L. 614-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (droit au respect de la vie privée et familiale).
Avocat : NERAUDAU
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant le transfert d'un demandeur d'asile vers l'Italie au titre du règlement Dublin III. Le requérant contestait notamment la régularité de la procédure et invoquait des défaillances systémiques du système d'asile italien. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'arrêté était régulier et que les éléments produits ne permettaient pas d'établir l'existence d'un risque individuel de traitement contraire à la Convention européenne des droits de l'homme en cas de transfert. La décision s'appuie sur le règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : NERAUDAU
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant le transfert d'un demandeur d'asile somalien vers l'Italie au titre du règlement Dublin III. La juridiction a retenu que le préfet avait méconnu les dispositions de l'article 3 du règlement (UE) n° 604/2013, en ne procédant pas à un examen circonstancié de la situation personnelle et médicale vulnérable du requérant, notamment au regard des risques de traitement inhumain ou dégradant. Le tribunal a également relevé des irrégularités de procédure dans la notification de l'arrêté et dans la conduite de l'entretien individuel prévu par le règlement.
Avocat : NERAUDAU
**Sujet principal** : La requérante conteste la régularité de la procédure et le bien-fondé de rectifications fiscales (cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu, prélèvements sociaux et contribution sur les hauts revenus) notifiées à la suite d'une vérification de comptabilité d'une SELARL pour les années 2016 à 2018. **Juridiction** : Le Tribunal Administratif de La Réunion (formation de première chambre), statuant en plein contentieux. **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime, sur le volet procédural, que la notification de la réponse aux observations du contribuable à la représentante de la succession était régulière. Sur le fond, il juge que les rehaussements de rémunération du gérant et les corrections liées aux comptes courants d'associé sont légalement justifiés, notamment au regard des articles 39, 109 et 109-1 du code général des impôts. **Textes appliqués** : Le code général des impôts (notamment ses articles 39, 109 et 109-1) et le livre des procédures fiscales (notamment son article L. 57).
Avocat : HOARAU-GIRARD
Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'instance et d'action pur et simple de l'association requérante, Saint-Denis Union Sports. Le tribunal se fonde sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui habilite le président de la formation de jugement à constater un tel désistement. Par conséquent, la demande initiale d'annulation de plusieurs décisions de l'Agence nationale du sport et la demande de condamnation aux dépens sont éteintes.
Avocat : BRAULT
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant par ordonnance, donne acte du désistement de la SAS Editions Sorman dans son recours visant au remboursement de TVA. La juridiction constate que la société, invitée à confirmer le maintien de ses conclusions par une notification électronique, n'a pas répondu dans le délai imparti. Elle est donc réputée s'être désistée en application des articles R. 612-5-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL PIOTRAUT GINE AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une notification de clôture d'instruction pour renouvellement de carte de séjour. La juridiction estime que cette notification, motivée par un dossier incomplet, ne constitue pas une décision faisant grief susceptible d'un recours pour excès de pouvoir. Elle accorde en revanche l'aide juridictionnelle provisoire à la requérante. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment son article R. 431-10 et son annexe 10.
Avocat : CARRAUD
Avocat : SCP D'AVOCATS W. HILLAIRAUD - A. JAUVAT
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de la 6ème chambre, a été saisi par M. et Mme A... d’un recours pour excès de pouvoir contre l’arrêté du 29 mars 2023 par lequel le maire de Biganos s’est opposé à leur déclaration préalable de division parcellaire. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête, estimant que la demande de déféré préfectoral formée dans les délais avait prolongé le délai de recours contentieux. Sur le fond, il a annulé l’arrêté attaqué au motif que la division projetée, qui ne prévoyait pas de nouvelles constructions, ne méconnaissait pas les dispositions du code de l’urbanisme applicables, notamment l’article L. 121-8. Cette solution s’appuie sur les articles R. 421-1 et R. 421-2 du code de justice administrative ainsi que sur les articles L. 2131-6 et L. 2131-8 du code général des collectivités territoriales.
Avocat : DUCOURAU
Avocat : SCP D'AVOCATS W. HILLAIRAUD - A. JAUVAT