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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

3 012 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

3 012

Décisions totales

383 581

Ordonnances

294 896

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : REAEffacer tout
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2401011

Le Tribunal Administratif d’Orléans a annulé l’arrêté du 2 décembre 2022 par lequel la préfète du Loiret refusait un titre de séjour à Mme B épouse D, ressortissante marocaine, et l’obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a d’abord écarté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête, estimant que la notification à une ancienne adresse, alors que la préfecture connaissait la nouvelle, était irrégulière. Sur le fond, il a jugé que la décision méconnaissait les stipulations de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant, en raison de l’atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de l’intéressée. En conséquence, le tribunal a enjoint à la préfète de délivrer une carte de séjour mention « vie privée et familiale » à Mme D.

Avocat : SCP MADRID-CABEZO MADRID-FOUSSEREAU MADRID

11 juillet 2025• 1ère chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2306838

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme C, adjointe de recherche à l'université Paris 8, qui contestait le refus de sa demande de rupture conventionnelle. La requérante invoquait un vice de procédure, l'entretien préalable ayant eu lieu moins de dix jours francs après sa demande, en méconnaissance du décret n°2019-1593 du 31 décembre 2019. Le tribunal a écarté ce moyen, jugeant que Mme C avait accepté sans réserve la date de l'entretien et que ce manquement ne l'avait pas privée d'une garantie. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité du refus de l'université.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SAUTEREAU

11 juillet 2025• 3ème chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2519173

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme C, ressortissante somalienne, qui contestait l'arrêté du ministre de l'intérieur du 7 juillet 2025 lui refusant l'entrée en France au titre de l'asile. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la méconnaissance de la confidentialité des éléments de sa demande, estimant que les agents habilités étaient astreints au secret professionnel. Il a également jugé que le ministre avait fait une exacte application de l'article L. 352-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en se fondant sur l'avis de l'OFPRA pour considérer la demande comme manifestement infondée. Enfin, les moyens relatifs à l'erreur d'appréciation, à la vulnérabilité et à la méconnaissance des articles 33 de la convention de Genève et 3 de la convention européenne des droits de l'homme ont été rejetés.

Avocat : SCP D AVOCATS SAIDJI ET MOREAU

11 juillet 2025• 8e Section - MESD
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2304673

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté les requêtes de M. et Mme B C, qui contestaient les arrêtés du préfet du Gard refusant la délivrance d’un titre de séjour. La juridiction a examiné la situation de M. B C, ressortissant espagnol, au regard des articles L. 233-1 et L. 233-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal a estimé que l’activité professionnelle exercée par M. B C, bien que réelle, était insuffisante pour lui conférer la qualité de travailleur au sens du droit de l’Union européenne, et que les requérants ne justifiaient pas de ressources suffisantes. En conséquence, la solution retenue est le rejet des demandes d’annulation et des conclusions accessoires.

Avocat : DEBUREAU

10 juillet 2025• 2ème chambre
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2304672

Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné les recours de M. et Mme B C contre les arrêtés du préfet du Gard refusant la délivrance d'un titre de séjour. Le tribunal a rejeté leurs demandes d'annulation, considérant que le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte n'était pas fondé. Il a estimé que M. B C, citoyen espagnol, justifiait d'une activité professionnelle réelle et effective en France, remplissant ainsi les conditions de l'article L. 233-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour un séjour supérieur à trois mois. En conséquence, le tribunal a annulé les arrêtés contestés et enjoint au préfet de délivrer les titres de séjour demandés.

Avocat : DEBUREAU

10 juillet 2025• 2ème chambre
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2501504

Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné la requête de Mme B, ressortissante marocaine, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour pour raisons médicales et l'obligation de quitter le territoire français. La juridiction a annulé l'arrêté préfectoral du 8 janvier 2025 en se fondant sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Elle a considéré que l'état de santé très dégradé de la requérante, âgée de 82 ans, nécessitant l'assistance permanente de sa fille de nationalité française, et son isolement familial au Maroc constituaient une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale.

Avocat : DEBUREAU

10 juillet 2025• 4ème Chambre
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2403778

Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé l'arrêté du 10 juillet 2024 par lequel la préfète du Loiret refusait un titre de séjour à Mme B, ressortissante congolaise, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision de refus était entachée d'une erreur de droit, la préfète ayant exigé un visa de long séjour non requis pour l’application de l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA). Cette illégalité a entraîné l’annulation par voie de conséquence de l’obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a enjoint à la préfète de délivrer à Mme B une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois.

Avocat : SCP MADRID-CABEZO MADRID-FOUSSEREAU MADRID

10 juillet 2025• 4ème chambre
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2511233

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour opposée à M. A..., ressortissant ivoirien. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, notamment car le requérant avait attendu plus de deux ans pour contester la décision et qu'il résidait avec son enfant et sa compagne titulaire d'un titre de séjour. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.

Avocat : CABINET FLOREAL AVOCATS AARPI

10 juillet 2025
TA20Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2500960

Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé sur la demande du préfet de Corse, a suspendu l'exécution de l'arrêté du maire d'Alata du 24 décembre 2024 qui ne s'opposait pas à une déclaration préalable de division parcellaire. Le juge a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme (principe de continuité de l'urbanisation en Corse) était, en l'état de l'instruction, propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La suspension a été prononcée sur le fondement du troisième alinéa de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales.

Avocat : CABINET D'AVOCATS TOMASI-VACCAREZZA-BRONZINI DE CARAFFA-TABOUREAU-GENUINI-LUISI

10 juillet 2025
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2301235

Le Tribunal Administratif de Nîmes a annulé la décision du 16 février 2023 par laquelle le directeur du centre hospitalier Le Mas Careiron avait radié M. C des effectifs pour abandon de poste. La juridiction a relevé d'office que la procédure de radiation pour abandon de poste était inappropriée, l'administration étant tenue d'engager une procédure de licenciement pour inaptitude physique conformément aux articles 17-1 et 17-2 du décret n° 91-155 du 6 février 1991. En conséquence, la décision attaquée a été jugée illégale.

Avocat : GARREAU

10 juillet 2025• 4ème Chambre
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2501530

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante nigériane, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de ses attaches familiales en France. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté, la délégation de signature étant régulière. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.

Avocat : DEBUREAU

10 juillet 2025• 4ème Chambre
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2501533

Refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français opposés à une ressortissante nigériane par le préfet du Gard. Le Tribunal administratif de Nîmes rejette la requête en annulation. Il estime que le signataire de l’arrêté était compétent et que la décision ne méconnaît ni l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme ni l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, la requérante n’établissant pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale.

Avocat : DEBUREAU

10 juillet 2025• 4ème Chambre
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2503274

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur une requête en suspension de l'association Amicale solidaire des écoles publiques rurales, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du recteur de l'académie Orléans-Tours du 17 mars 2025 retirant un poste d'enseignant à l'école primaire du Chautay. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les requérants n'établissant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à leurs intérêts, notamment en l'absence de démonstration de l'impossibilité d'organiser la scolarisation des enfants pour la rentrée. La décision se fonde sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'éducation relatives à la carte scolaire et à la répartition des moyens par l'État.

Avocat : TALUREAU

10 juillet 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2518631

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 30 juin 2025 lui refusant l'admission sur le territoire français au titre de l'asile. Le juge a écarté le moyen tiré de la violation de la confidentialité de la demande d'asile, estimant que le ministre pouvait légalement accéder aux informations de l'OFPRA. Il a également jugé que le ministre n'avait pas commis d'erreur de droit en examinant le caractère manifestement infondé de la demande, conformément aux articles L. 352-1 et L. 352-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, le moyen relatif à la violation du principe de non-refoulement et des articles 33 de la convention de Genève et 3 de la convention européenne des droits de l'homme a été rejeté.

Avocat : SCP D AVOCATS SAIDJI ET MOREAU

8 juillet 2025• 8e Section - MESD
TA31Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2005912

Le Tribunal administratif de Toulouse, saisi après renvoi du Conseil d’État, a donné acte du désistement d’office de la requête de la SCI V3J Promotion. Celle-ci contestait l’obligation de payer la taxe d’aménagement majorée due à un permis de construire, mais n’a pas confirmé le maintien de ses conclusions malgré une demande fondée sur l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En application de l’article R. 222-1 du même code, le tribunal a constaté ce désistement et rejeté les conclusions de la métropole de Toulouse Métropole au titre de l’article L. 761-1.

Avocat : SELAS INTER-BARREAUX FIDAL

8 juillet 2025
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2401789

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, ressortissante marocaine, qui demandait l'annulation du refus du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une carte de résident. La requérante ne remplissait pas les conditions de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987, car elle ne justifiait pas de trois ans de séjour continu sous couvert d'un titre "salarié". Par ailleurs, le tribunal a relevé que les titres de séjour "passeport talent" détenus par Mme B ne permettaient pas, en application des articles L. 421-12 et L. 426-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de prétendre à la carte de résident de longue durée-UE sollicitée.

Avocat : CABINET D AVOCATS SAIDJI ET MOREAU

8 juillet 2025• 5ème Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2518626

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé, a annulé la décision du 30 juin 2025 par laquelle le ministre de l'intérieur avait refusé l'admission sur le territoire français au titre de l'asile à M. A, ressortissant nigérian. Le juge a estimé que le récit du requérant, détaillant des persécutions familiales liées à sa confession musulmane, n'était pas dénué de tout élément circonstancié et ne pouvait être qualifié de "manifestement infondé" au sens des articles L. 352-1 et L. 352-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la décision ministérielle a été jugée entachée d'une erreur d'appréciation.

Avocat : SCP D AVOCATS SAIDJI ET MOREAU

8 juillet 2025• 8e Section - MESD
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2518715

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A, un ressortissant colombien, qui contestait le refus du ministre de l'intérieur de l’admettre sur le territoire au titre de l’asile. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment la violation de la confidentialité des informations de la demande d'asile, les conditions de l'entretien et l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 352-1 et L. 352-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui encadrent le refus d'entrée pour demande d'asile manifestement infondée.

Avocat : SCP D AVOCATS SAIDJI ET MOREAU

7 juillet 2025• 8e Section - MESD
TA77Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2504443

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A B d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de police de Paris du 3 octobre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Par un mémoire enregistré le 2 avril 2025, le requérant a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 4 juillet 2025. Aucune autre mesure n’a été prononcée.

Avocat : PATUREAU

4 juillet 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2518172

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. C, un ressortissant zimbabwéen, qui contestait l'arrêté du ministre de l'intérieur du 27 juin 2025 lui refusant l'entrée en France au titre de l'asile. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant que la confidentialité des éléments de sa demande avait été respectée et qu'il n'établissait pas que les conditions de son entretien l'avaient empêché de développer son récit. Il a jugé que la décision de refus, fondée sur le caractère manifestement infondé de la demande d'asile en application des articles L. 352-1 et L. 352-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'était entachée d'aucune erreur d'appréciation. Enfin, le tribunal a considéré que la décision ne méconnaissait ni le principe de non-refoulement, ni les stipulations de l'article 33 de la convention de Genève et de l'article 3 de la convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : SCP D AVOCATS SAIDJI ET MOREAU

4 juillet 2025• 8e Section - MESD