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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

6 083 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

6 083

Décisions totales

383 581

Ordonnances

257 868

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : REAEffacer tout
TA64Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2302535

Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la demande de la SARL SMH, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés pour 2016 et 2017. La société soutenait avoir droit à un report déficitaire, mais l'administration fiscale avait estimé que la cession de son fonds de commerce en 2015 constituait un changement d'activité réelle, emportant cessation d'entreprise. Le tribunal a appliqué les articles 209 et 221 du code général des impôts, confirmant que cette cession, ayant entraîné une diminution de plus de 50 % du chiffre d'affaires, justifiait la remise en cause du report déficitaire. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.

Avocat : CHANFREAU-DULINGE

2 octobre 2025• CHAMBRE 1
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2300064

Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la requête de M. A..., qui contestait un titre de perception émis pour le recouvrement d’aides financières de solidarité liées à la Covid-19, indûment perçues entre mars 2020 et février 2021. Le requérant invoquait son droit à l’erreur et son éligibilité aux aides en raison d’une perte de chiffre d’affaires. Le tribunal a rejeté le moyen tiré du droit à l’erreur, considérant que la décision de récupération des sommes ne constituait pas une sanction pécuniaire au sens de l’article L. 123-1 du code des relations entre le public et l’administration. La solution retenue est fondée sur l’ordonnance n° 2020-317 du 25 mars 2020 et le décret n° 2020-371 du 30 mars 2020, qui encadrent le fonds de solidarité et la récupération des indus.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : GARREAU

2 octobre 2025• 1ère chambre
CAA44Ordonnance• excès de pouvoir

Cour Administrative d'Appel de Nantes — N° CAA44-25NT00210

Avocat : STREAM AVOCATS AND SOLLICITORS

1 octobre 2025• Juge des référés
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2303139

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de la société Voyageurs du monde, qui contestait le refus implicite du préfet du Nord de relever la prescription opposée à ses demandes correctives d’indemnisation d'activité partielle pour la période de mars 2020 à mars 2021. Le tribunal a jugé que la créance de la société était prescrite en application de l'article L. 5122-1 du code du travail, qui fixe un délai de six mois pour déposer une demande de versement, et que la société ne pouvait se prévaloir du droit à l'erreur prévu à l'article L. 123-1 du code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation des décisions implicites de rejet.

Avocat : CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE LYON

1 octobre 2025• 6ème chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2303435

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par la chambre des métiers et de l’artisanat des Hauts-de-France et son assureur, la société Axa France Iard, afin d’obtenir réparation des préjudices matériels consécutifs à un incendie survenu le 23 janvier 2019 dans un centre de formation des apprentis. Les requérants recherchaient la responsabilité contractuelle de la région Hauts-de-France, propriétaire du bâtiment mis à disposition, en invoquant un vice de construction à l’origine du sinistre. La région a rejeté cette demande, contestant le caractère contradictoire de l’expertise et l’existence même d’un vice, tout en appelant en garantie les constructeurs et le contrôleur technique sur le fondement de la garantie décennale. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l’origine de l’incendie n’était pas établie et qu’aucune faute de la région n’était démontrée.

Avocat : SELARL INTERBARREAUX RACINE

1 octobre 2025• 6ème chambre
CAA44Ordonnance• excès de pouvoir

Cour Administrative d'Appel de Nantes — N° CAA44-25NT01216

Avocat : MOREAU-TALBOT

30 septembre 2025• Juge des référés
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2501192

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A..., ressortissant afghan, contestant l'arrêté préfectoral du 13 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a estimé que le préfet ne s'était pas estimé en situation de compétence liée et que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'entrée récente de l'intéressé et de l'absence d'attaches familiales en France. Le tribunal a également écarté les moyens relatifs à la décision fixant le pays de destination et à l'interdiction de retour, cette dernière n'étant pas illégale par voie de conséquence. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : MOREAU LISE-NADINE

30 septembre 2025• 2ème chambre
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2526945

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 22 juillet 2025 renouvelant le placement de Mme A... en quartier de prise en charge de la radicalisation (QPR) jusqu'au 23 janvier 2026. Le juge a estimé que la condition d'urgence, nécessaire pour ordonner une suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas remplie. Il a considéré que les effets de la décision contestée ne préjudiciaient pas de manière suffisamment grave et immédiate à la situation de la requérante pour justifier une intervention en référé avant le jugement au fond.

Avocat : PERDEREAU

30 septembre 2025
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2302459

Le Tribunal Administratif de Lyon annule l'arrêté du 6 février 2023 par lequel la maire de Neyron s'est opposée à la déclaration préalable de travaux pour l'installation d'un relais de téléphonie mobile par la société SFR. La décision est annulée pour insuffisance de motivation, l'arrêté ne précisant pas les articles du code de l'urbanisme ou du plan local d'urbanisme sur lesquels il se fonde, en méconnaissance des articles L. 424-3 et A. 424-4 du code de l'urbanisme. Le tribunal rejette les demandes de substitution de motifs présentées par la commune, estimant que les moyens soulevés ne sont pas fondés. Il enjoint à la commune de réexaminer la déclaration préalable dans un délai de quinze jours et condamne la commune à verser 1 500 euros à SFR au titre des frais de justice.

Avocat : SELAS CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE LYON

30 septembre 2025• 1ère chambre
TA54Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2401449

Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par M. B... d’une requête en plein contentieux visant à contester un titre de perception émis par la direction départementale des finances publiques de la Moselle pour le recouvrement d’un trop-perçu sur ses indemnités de congé de longue maladie. Le requérant n’ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai de quarante-cinq jours imparti sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s’être désisté. Par ordonnance du 30 septembre 2025, la magistrate désignée a donné acte de ce désistement d’office, conformément à l’article R. 222-1 du même code.

Avocat : SCP INTER-BARREAUX CHOFFRUT-BRENER

30 septembre 2025
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2205890

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. et Mme B... demandant l'annulation de l'arrêté du 4 février 2022 par lequel le maire d'Aix-en-Provence ne s'est pas opposé à la déclaration préalable de M. E... pour la création d'un balcon. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, d'incohérences dans le dossier de déclaration préalable et de méconnaissance de l'article UM 7 du PLU. Il a jugé que l'inexactitude mineure dans les dimensions du balcon avait été régularisée et n'avait pas faussé l'appréciation de l'administration. La solution retenue est le rejet de la requête, fondé sur les articles R. 431-36 et R. 423-1 du code de l'urbanisme.

Avocat : SELARL ANDREANI-HUMBERT

30 septembre 2025• 4ème Chambre
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2302702

Le Tribunal Administratif de Nîmes a annulé l'arrêté du 26 janvier 2023 par lequel le maire d'Anduze avait refusé à M. B... un permis de construire une maison individuelle. La décision de refus était fondée sur l'absence de réseau d'assainissement collectif au droit de la parcelle, en méconnaissance de l'article UC4 du plan local d'urbanisme. Le tribunal a jugé que ce motif était entaché d'une erreur de fait, un branchement au réseau ayant été retrouvé postérieurement à l'arrêté mais existant antérieurement. En conséquence, l'arrêté et la décision implicite de rejet du recours gracieux ont été annulés pour excès de pouvoir.

Avocat : SELARL AUREA AVOCATS

30 septembre 2025• 1ère Chambre
CAA13Décision• plein contentieux

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00715

Avocat : SCP INTER-BARREAUX IAFA (ALLAM - FILLIOL - ABBOU);BRUSCHI

29 septembre 2025• 6ème chambre - formation à 3
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2512698

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. B..., ressortissant malien, d'une demande de suspension de deux décisions : le refus de renouvellement de son titre de séjour "salarié" pris par le préfet de Seine-et-Marne le 22 juillet 2025, et le rejet implicite de sa demande d'autorisation de travail par le préfet de Seine-Saint-Denis. Le juge constate que la demande d'autorisation de travail a été accordée le 8 septembre 2025, rendant sans objet les conclusions relatives à cette décision implicite. S'agissant du refus de titre de séjour, le juge relève que le requérant invoque plusieurs moyens, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et un défaut de motivation, mais ne se prononce pas sur le fond de la suspension dans l'extrait fourni. La solution retenue est un constat de non-lieu à statuer sur une partie des conclusions, sans qu'il soit statué sur le surplus.

Avocat : BOULESTREAU

29 septembre 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2516788

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté les requêtes de Mme B A, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 25 septembre 2025 refusant son admission au titre de l'asile et ordonnant son réacheminement. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le non-respect de la confidentialité de sa demande d'asile, des conditions d'entretien inadaptées avec l'OFPRA, et une méconnaissance de sa vulnérabilité en raison de sa grossesse. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, fondés sur les articles L. 352-1, L. 352-2 et R. 352-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité de la décision ministérielle.

Avocat : MOREAU TALBOT

29 septembre 2025• - 96h - Eloignement
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2506530

Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné le recours de M. B... contre un arrêté préfectoral du 4 septembre 2025 lui retirant sa carte de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de trois ans, ainsi que contre un arrêté d'assignation à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de la méconnaissance du contradictoire et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité des décisions préfectorales fondées sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : BREAN

29 septembre 2025• Reconduite à la frontière
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2414276

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A..., ressortissant malien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 5 septembre 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation et le défaut d'examen sérieux de sa situation. Il a jugé que la décision ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni les articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

Avocat : PATUREAU

29 septembre 2025• 7ème Chambre
TA77Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2513712

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 22 juillet 2025 par lequel le préfet de Seine-et-Marne a refusé le renouvellement du titre de séjour de M. B..., ressortissant malien. Le juge a estimé que la requête ne présentait pas un caractère d'urgence ou qu'elle était manifestement mal fondée, permettant un rejet sans instruction contradictoire ni audience publique en application de l'article L. 522-3 du même code. La solution retenue s'appuie sur l'absence de moyens propres à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision préfectorale, laquelle était fondée sur les articles L. 421-1, L. 421-2 et L. 433-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : BOULESTREAU

29 septembre 2025
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2415002

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à verser 3 000 euros à Mme B... pour la carence fautive dans son relogement. La requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation le 6 octobre 2023, n'avait reçu aucune proposition de logement malgré une injonction du tribunal du 9 juillet 2024. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, en raison des troubles dans les conditions d'existence subis par le foyer, composé de quatre personnes dont trois en situation de handicap. Le tribunal a fixé l'indemnité en fonction de la période de responsabilité courant à compter du 6 avril 2024 et du préjudice résultant du maintien dans un logement inadapté.

Avocat : EVODROIT-SCP INTER BARREAUX D'AVOCATS

29 septembre 2025• Pole Social (JU)
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2504589

Le Tribunal Administratif de Versailles annule l'arrêté du préfet des Yvelines du 24 mars 2025 refusant un titre de séjour à M. B, ressortissant malien. Le tribunal estime que le préfet a commis une erreur d'appréciation en considérant que les justificatifs produits par le requérant ne prouvaient pas sa présence habituelle en France depuis plus de dix ans. Il retient que les documents médicaux, bancaires et de paie fournis pour les années 2015 à 2023 établissent une résidence continue, conformément à l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, l'arrêté est annulé, et il est enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B.

Avocat : PATUREAU

26 septembre 2025• 2ème chambre