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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

3 969 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

3 969

Décisions totales

383 581

Ordonnances

326 105

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : REAUEffacer tout
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2503955

Le Tribunal administratif de Marseille a ordonné une expertise médicale à la demande de M. A E, qui a contracté une infection nosocomiale suite à une prise en charge à l’hôpital Nord en novembre 2015. L’expertise, fondée sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative, vise à déterminer le lien entre l’infection et les préjudices subis, ainsi qu’à évaluer ces derniers. L’AP-HM, l’ONIAM et la CCSS des Hautes-Alpes sont mis en cause, mais les conclusions relatives aux dépens et aux frais d’instance sont rejetées, ces parties n’étant pas perdantes.

Avocat : SCP D'AVOCATS SAIDJI ET MOREAU

30 juin 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2504720

Le Tribunal Administratif de Paris a annulé l'arrêté du préfet de police du 13 septembre 2024 refusant un titre de séjour à M. B, ressortissant ivoirien, et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a retenu une erreur manifeste d'appréciation, considérant que la pathologie psychiatrique grave du requérant, stabilisée grâce à un suivi médical et social intensif en France, ne pourrait être prise en charge dans son pays d'origine sans risque vital. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à M. B une carte de séjour "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois. La décision s'appuie notamment sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : PERDEREAU

30 juin 2025• 2e Section - 3e Chambre
TA64Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2301405

Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la demande de Mme A, qui sollicitait la condamnation de la commune de Saint-Julien d'Armagnac à lui verser 20 000 euros pour les préjudices subis lors d'inondations survenues en janvier 2021. La requérante invoquait un manquement de la commune à ses obligations de police municipale (articles L. 2212-2 5° et L. 2212-4 du code général des collectivités territoriales), notamment pour ne pas avoir anticipé le risque d'inondation et ne pas lui avoir porté secours. Le tribunal a jugé qu'aucune faute de nature à engager la responsabilité de la commune n'était établie, faute de péril grave et imminent connu avant l'événement, et a constaté que la commune avait proposé une assistance après les faits. La requête a donc été rejetée.

Avocat : CHANFREAU-DULINGE

27 juin 2025• CHAMBRE 1
CAA33Décision• plein contentieux

Cour administrative d'appel de Bordeaux — N° CAA33-23BX01842

Avocat : SCP D AVOCATS SAIDJI & MOREAU

27 juin 2025• 3ème chambre (formation à 3)
CAA75Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-23PA03498

Avocat : CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE

27 juin 2025• 9ème Chambre
CAA75Décision• plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-24PA02850

Avocat : CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE

27 juin 2025• 9ème Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2517289

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. C, ressortissant togolais, qui contestait l'arrêté du 20 juin 2025 du ministre de l'intérieur lui refusant l'entrée en France au titre de l'asile. Le juge a écarté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, celle-ci bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que le moyen relatif à la violation de la confidentialité des éléments de la demande d'asile n'était pas fondé, faute de preuve d'une divulgation non autorisée. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. C, incluant ses demandes d'injonction et de frais de justice.

Avocat : BOULESTREAU

26 juin 2025• 8e Section - MESD
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2208738

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B, qui demandait la condamnation solidaire de la commune de Champs-sur-Marne et de son assureur pour les préjudices subis lors d'une chute à moto le 23 janvier 2021, imputée à un passe-câble posé en travers de la route. Le tribunal a estimé que l'ouvrage ne présentait pas, par sa conception, un caractère exceptionnellement dangereux. Il a également jugé que la commune apportait la preuve d'un entretien normal de l'ouvrage, notamment par la signalisation de la zone de travaux, et que la requérante n'établissait pas de défaut d'entretien. Par conséquent, la responsabilité de la commune n'a pas été engagée sur le fondement de la responsabilité pour défaut d'entretien normal de l'ouvrage public.

Avocat : SCP SAIDJI & MOREAU

26 juin 2025• 2ème chambre
CAA31Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-24TL02087

Avocat : DEBUREAU

26 juin 2025• 4ème chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2517287

Le Tribunal Administratif de Paris, saisi en référé par M. A, un ressortissant togolais homosexuel, annule l'arrêté du 20 juin 2025 par lequel le ministre de l'Intérieur lui a refusé l'entrée sur le territoire au titre de l'asile. Le juge estime que le ministre a fait une inexacte application de l'article L. 352-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en qualifiant la demande de "manifestement infondée". Cette décision se fonde sur la crédibilité du récit du requérant, étayée par un article de presse, et sur la situation de criminalisation de l'homosexualité au Togo.

Avocat : BOULESTREAU

26 juin 2025• 8e Section - MESD
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2409428

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par la communauté d'agglomération Grand Calais Terres et Mers d'un recours pour excès de pouvoir contre les décisions implicites du directeur départemental des finances publiques du Pas-de-Calais rejetant ses demandes d'assujettissement à la taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) selon la méthode comptable (article 1499 du code général des impôts) pour des installations industrielles (usine de Xblocs, centrale à béton, buffer, terre-pleins, ouvrages d'art) sur le site portuaire de Calais, ainsi que de rectification de la valeur locative du buffer et d'assujettissement à la cotisation foncière des entreprises (CFE) et à la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE). Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, considérant que la requérante ne justifiait pas de l'achèvement des constructions au 1er janvier des années d'imposition concernées et que l'administration avait correctement appliqué les règles d'évaluation. Les textes appliqués sont principalement les articles 1380, 1381, 1498, 1499, 1500, 1393, 1447, 1449 et 1586

Avocat : CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE

26 juin 2025• 4ème Chambre
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2302519

Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par la SARL Arconance d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Caudebec-lès-Elbeuf refusant un permis de construire pour trois bâtiments de 40 logements. La société soutenait notamment que l'arrêté était insuffisamment motivé et entaché d'une erreur de droit, car le règlement départemental d'incendie n'était pas directement opposable. Le tribunal a rejeté la requête en considérant que le refus était légalement fondé sur les dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme, relatif à la sécurité publique, et sur les règles du plan local d'urbanisme (PLU) de la métropole de Rouen Normandie. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées, et la somme de 1 500 euros a été mise à la charge de la SARL Arconance au titre des frais de justice.

Avocat : INTER-BARREAUX EMO AVOCATS

26 juin 2025• 2 ème Chambre
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2501116

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. A, ressortissant algérien, d’un recours en excès de pouvoir contre des arrêtés du 12 juin 2025 du préfet de la Haute-Vienne l’obligeant à quitter le territoire français, lui interdisant le retour pour trois ans et l’assignant à résidence. En cours d’instance, le préfet a retiré ces arrêtés par un nouvel arrêté du 19 juin 2025. Le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales de la requête, le retrait ayant rendu les décisions attaquées caduques. Il a également rejeté les conclusions accessoires, notamment celles relatives aux frais de justice, en l’absence de circonstances particulières justifiant une condamnation de l’État.

Avocat : MOREAU LISE-NADINE

25 juin 2025• JUGE UNIQUE D JOSSERAND-JAILLET
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2403120

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante nigériane, qui contestait l'arrêté du 13 juin 2024 de la préfète du Loiret lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a estimé que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée et que les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 423-7, L. 423-8 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. Le tribunal a également jugé que l'obligation de quitter le territoire français était légale et que la préfète avait procédé à un examen particulier de la situation de la requérante. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et les demandes accessoires ont été rejetées.

Avocat : SCP MADRID-CABEZO MADRID-FOUSSEREAU MADRID

25 juin 2025• 4ème chambre
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2403124

Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé l'arrêté du 14 mai 2024 par lequel la préfète du Loiret refusait un titre de séjour à une ressortissante algérienne, l'obligeait à quitter le territoire et fixait le pays de destination. La juridiction a jugé que la préfète avait commis une erreur de droit en examinant la demande de la requérante au regard de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors que sa situation relevait exclusivement du 7° de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. En conséquence, le tribunal a enjoint à la préfète de délivrer à Mme B... veuve A... un certificat de résidence algérien portant la mention « vie privée et familiale » dans un délai de deux mois.

Avocat : SCP MADRID-CABEZO MADRID-FOUSSEREAU MADRID

25 juin 2025• 4ème chambre
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2404330

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a annulé la décision du 4 avril 2024 par laquelle la commission d'attribution de l'aide alimentaire du centre communal d'action sociale de La-Guerche-sur-l'Aubois avait refusé l'inscription de Mme Baron et M. C à l'épicerie solidaire. Le juge a estimé que le motif du refus, fondé sur la nécessité de régler un conflit avec le propriétaire pour récupérer l'aide personnalisée au logement, était étranger aux conditions légales d'attribution de l'aide alimentaire. Cette solution s'appuie sur les articles L. 266-1 et L. 266-2 du code de l'action sociale et des familles, qui définissent l'aide alimentaire comme un dispositif de lutte contre la précarité économique ou sociale, sans lien avec des litiges locatifs.

Avocat : TALUREAU

25 juin 2025• URGENCES -JUGE UNIQUE
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2501117

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. C B, ressortissant algérien, qui contestait les arrêtés du préfet de la Haute-Vienne l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, prononçant une interdiction de retour de deux ans et l'assignant à résidence. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance du droit d'être entendu (articles 41, 47 et 49 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE) et de l'atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme). La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales fondées sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.

Avocat : MOREAU LISE-NADINE

25 juin 2025• JUGE UNIQUE D JOSSERAND-JAILLET
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2209248

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par les ayants droit de M. E H, décédé suite à une prise en charge médicale au centre hospitalier Le Corbusier pour un angioœdème héréditaire. Les requérants soutenaient que l’absence de diagnostic et d’administration du traitement approprié (Firazyr) lors de l’admission aux urgences le 9 octobre 2019 constituait une faute engageant la responsabilité de l’hôpital, entraînant une perte de chance de survie de 99 %. Le tribunal a reconnu une faute dans la prise en charge, mais a estimé que la perte de chance de survie ne pouvait excéder 50 %, compte tenu des difficultés d’intubation liées à l’état antérieur du patient. En conséquence, il a condamné le centre hospitalier à indemniser les préjudices subis par M. E H (déficit fonctionnel temporaire, souffrances endurées) et ses proches (préjudice d’affection, frais d’obsèques et de déplacement), après application de ce taux de perte de chance, sur le fondement des principes de responsabilité pour faute médicale.

Avocat : SCP D AVOCATS SAIDJI ET MOREAU

24 juin 2025• 5ème chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2106001

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par l'association One Voice d'un recours en excès de pouvoir contre deux décisions du préfet de la Drôme du 8 juillet 2021, accordant à M. H C des certificats de capacité pour l'entretien d'un hippopotame et de félidés (lions et tigres) en vue de leur présentation au public dans un établissement mobile. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'association ne justifiait pas d'un intérêt à agir suffisant, les décisions attaquées ne portant pas une atteinte directe et certaine aux intérêts collectifs qu'elle défend. Par suite, les conclusions à fin d'annulation ont été déclarées irrecevables, et les demandes accessoires de l'association et de M. C ont également été rejetées. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'environnement et du code de justice administrative.

Avocat : MOREAU -NASSAR - HAN-KWAN

24 juin 2025• 5ème Chambre
TA87Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2300367

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. C, contaminé par le virus de l'hépatite C à la suite de transfusions sanguines en 1978, afin d'obtenir une indemnisation complémentaire de l'Oniam. L'Oniam ne contestait pas son obligation d'indemnisation au titre de la solidarité nationale sur le fondement de l'article L. 1221-14 du code de la santé publique. Le tribunal a rejeté la demande de remboursement des frais kilométriques, faute de preuves suffisantes établissant un lien direct avec la contamination. La solution retenue est donc un rejet partiel de la requête, l'indemnisation des autres préjudices n'étant pas précisée dans l'extrait fourni.

Avocat : SCP SAIDJI ET MOREAU

24 juin 2025• 1ère chambre