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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

3 969 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

3 969

Décisions totales

383 581

Ordonnances

328 528

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : REAUEffacer tout
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2420238

Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de M. A, un ressortissant sénégalais, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal estime que la décision de l'OFII, fondée sur le dépôt tardif de sa demande d'asile (plus de 90 jours après son entrée en France), est suffisamment motivée et que la procédure d'évaluation de sa vulnérabilité a été régulièrement menée. Il écarte les moyens d'erreur de droit et d'erreur manifeste d'appréciation, considérant que l'intéressé n'a pas justifié de motif légitime pour ce retard et que sa situation de précarité ne constitue pas une vulnérabilité particulière au sens de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : MOREAU TALBOT

17 janvier 2025• - Etrangers - 15 jours
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2500958

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme A, ressortissante zimbabwéenne, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 13 janvier 2025 refusant son admission sur le territoire français au titre de l'asile. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la violation du principe de confidentialité de la demande d'asile, estimant que la communication du compte-rendu de l'entretien OFPRA au ministre était légale. Il a également jugé que les conditions de l'entretien et l'examen du ministre n'étaient pas entachés d'erreur de droit ou d'appréciation, et que la décision fixant le pays de destination ne violait ni le principe de non-refoulement ni les articles 33 de la Convention de Genève et 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante, sur le fondement des articles L. 352-1 et L. 352-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SCP D AVOCATS SAIDJI ET MOREAU

17 janvier 2025• 8e Section - MESD
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2310607

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme B, greffière des services judiciaires, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision implicite du garde des sceaux rejetant sa demande de reconnaissance de l’imputabilité au service de sa pathologie (burn-out avec trouble anxio-dépressif). Le ministre a opposé un non-lieu à statuer, arguant qu’une décision favorable du 21 avril 2023, notifiée avant l’introduction de la requête, avait rendu le litige sans objet. Mme B a maintenu ses conclusions, contestant la couverture incomplète de la période d’arrêt par les arrêtés subséquents. Le tribunal a appliqué les articles L. 822-20 et L. 822-21 du code général de la fonction publique, ainsi que le décret n° 86-442 du 14 mars 1986, pour examiner la fin de non-recevoir et le fond du litige.

Avocat : SAUTEREAU

17 janvier 2025• 3ème chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2401985

Cette décision du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, fait droit à la demande d’expertise présentée par Mme C. Celle-ci sollicitait une mesure d’instruction pour déterminer l’origine des infiltrations affectant son domicile, qu’elle attribue au centre technique municipal voisin de la commune de Clamart. Le juge a estimé que la mesure était utile dans la perspective d’un éventuel litige au fond, et a désigné un expert avec une mission détaillée. Il a en revanche rejeté les conclusions relatives aux dépens et aux réserves, ces questions relevant d’autres dispositions du code.

Avocat : CABINET D AVOCATS SAIDJI ET MOREAU

17 janvier 2025
CAA75Décision• plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-23PA04664

Avocat : CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE

17 janvier 2025• 9ème Chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2105500

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de la société Méditerranéenne des Cafés Malongo, qui contestait une amende administrative de 90 000 euros infligée par la DIRECCTE PACA pour manquements aux 9ème et 11ème alinéas de l'article L. 441-6 du code de commerce, relatifs aux délais de paiement interentreprises. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'un défaut de motivation, jugeant que la décision attaquée énonçait clairement les considérations de droit et de fait, conformément aux articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, le tribunal ayant également rejeté les autres moyens soulevés, dont celui relatif à une méthodologie erronée.

Avocat : SELAS FIDAL - BUREAU DE LYON

16 janvier 2025• 2ème Chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2105690

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SAS Groupe Duval, de la SCCV Clichy MDP et de la SAS Duval Développement Ile-de-France. Ces sociétés demandaient la condamnation solidaire de l'État et de la commune de Clichy-la-Garenne à leur verser plus de 24 millions d'euros en réparation des préjudices subis suite à l'abandon d'un projet de restauration de la maison du peuple. Le tribunal a estimé que ni l'État ni la commune n'avaient commis de faute de nature à engager leur responsabilité, et que les conditions d'une responsabilité sans faute n'étaient pas remplies. Il a également considéré que les sociétés requérantes avaient fait preuve d'imprudence en engageant des dépenses avant l'obtention des autorisations nécessaires.

Avocat : CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE

16 janvier 2025• 3ème Chambre
CAA13Décision• plein contentieux

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-23MA00735

Avocat : CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE NEUILLY

16 janvier 2025• 3ème chambre - formation à 3
CAA69Décision• excès de pouvoir

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — N° CAA69-23LY02298

Avocat : JURISOPHIA SAVOIE - BUREAU D'ANNECY

16 janvier 2025• 4ème chambre - formation à 3
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2402406

Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en référé, a annulé la décision du 30 décembre 2024 par laquelle le directeur territorial de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii) a refusé à M. B, ressortissant guinéen, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision était entachée d'un défaut d'examen sérieux de la situation personnelle et familiale du requérant, notamment au regard de sa minorité alléguée et de son placement en attente d'un administrateur ad hoc. Il a enjoint à l'Ofii de réexaminer la situation de M. B dans un délai de 24 heures, sous astreinte de 200 euros par jour de retard. La décision s'appuie sur les articles L. 551-10, L. 551-15, D. 551-16 et R. 551-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la directive 2013/33/UE.

Avocat : MOREAU LISE-NADINE

15 janvier 2025• JUGE UNIQUE D JOSSERAND-JAILLET
CAA59Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Douai — N° CAA59-23DA02193

Avocat : SCP INTER BARREAUX DUCHATEAU-SCHOEMAECKER-ANDRIEUX

15 janvier 2025• 3e chambre - formation à 3
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2209400

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné les demandes de la SNC Highlight, propriétaire d’immeubles à Courbevoie, qui contestait son assujettissement à la taxe foncière sur les propriétés bâties et aux taxes annexes pour les années 2019 à 2022. La société soutenait que des travaux de restructuration, incluant la destruction des façades, avaient rendu les immeubles impropres à toute utilisation, justifiant leur requalification en propriétés non bâties. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les travaux n’avaient pas affecté le gros-œuvre au point de rendre les immeubles totalement impropres à l’usage, et a donc maintenu l’imposition en tant que propriétés bâties. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code général des impôts relatives à la définition des propriétés bâties.

Avocat : CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE

14 janvier 2025• 8ème Chambre (JU)
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2205791

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SCCV Lionel Terray, qui demandait la décharge des taxes foncières et annexes pour 2020 et 2021 sur un ensemble immobilier à Rueil-Malmaison. La société soutenait que les travaux de démolition totale avaient rendu l'immeuble impropre à toute utilisation, le faisant sortir du champ des propriétés bâties. Le tribunal a jugé que, bien que les travaux aient débuté en septembre 2019, la démolition n'était pas achevée au 1er janvier des années d'imposition et n'avait pas affecté le gros œuvre au point de le rendre totalement impropre à l'usage, conformément à l'article 1380 du code général des impôts. Les conclusions subsidiaires et infiniment subsidiaires ont également été rejetées, et la demande de frais de justice a été écartée.

Avocat : CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE

14 janvier 2025• 8ème Chambre (JU)
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2500735

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme A, ressortissante togolaise, qui contestait l'arrêté du ministre de l'intérieur du 9 janvier 2025 lui refusant l'entrée en France au titre de l'asile. Le tribunal a jugé que l'absence physique d'un interprète lors de son entretien avec l'OFPRA n'était pas irrégulière, l'article L. 141-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) autorisant le recours à des moyens de télécommunication. Il a également estimé que la demande d'asile de l'intéressée était manifestement infondée au sens de l'article L. 352-1 du CESEDA, sans que les moyens tirés de l'erreur d'appréciation, de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme ou du principe de non-refoulement ne soient fondés.

Avocat : SCP D AVOCATS SAIDJI ET MOREAU

14 janvier 2025• 8e Section - MESD
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2402073

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme B. Celle-ci souhaitait déterminer les causes de douleurs persistantes consécutives à une opération de cimentoplastie réalisée en 2011 à l'hôpital d'instruction des armées Percy. Le tribunal a estimé la mesure utile et a désigné un expert pour évaluer la conformité des soins aux règles de l'art et l'information délivrée. En revanche, il a rejeté les demandes de dépôt d'un pré-rapport et d'autorisation préalable de recourir à un sapiteur, ces questions relevant de la seule appréciation de l'expert ou de dispositions spécifiques.

Avocat : CABINET D AVOCATS SAIDJI ET MOREAU

14 janvier 2025
CAA44Décision• excès de pouvoir

Cour Administrative d'Appel de Nantes — N° CAA44-24NT00662

Avocat : SCP GARREAU BAUER-VIOLAS FESCHOTTE-DESBOIS

14 janvier 2025• 5ème chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2301753

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé l'arrêté du 11 décembre 2022 par lequel le maire de Blanquefort s'est opposé à la déclaration préalable de la SAS Free Mobile pour l'édification d'un pylône d'antennes de téléphonie mobile. La juridiction a jugé que les motifs invoqués par la commune, notamment la méconnaissance des articles 2.3.5 et 3.2.2 du plan local d'urbanisme et de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme, n'étaient pas fondés. La solution retenue repose sur l'absence de preuve d'un impact significatif du projet sur les lieux ou la sécurité publique. Les textes appliqués incluent le code de l'urbanisme et le plan local d'urbanisme de Bordeaux Métropole.

Avocat : SELARL INTERBARREAUX RACINE

10 janvier 2025• 2ème Chambre
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2200595

Le Tribunal administratif de Toulon a été saisi par Mme A et M. D d’une demande d’indemnisation pour des préjudices subis lors d’un accouchement au centre hospitalier de la Dracénie le 2 août 2019, invoquant un manquement à l’obligation d’information. Le tribunal a rejeté la requête, estimant qu’aucun manquement fautif n’était établi et que la perte de chance alléguée n’était pas démontrée. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de la santé publique relatives à l’information des patients et sur les principes de responsabilité administrative.

Avocat : SAIDJI & MOREAU

9 janvier 2025• 3ème chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2411215

Le Tribunal administratif de Melun a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme C, enseignante victime d’un accident de service le 11 janvier 2024, afin d’évaluer l’étendue de son préjudice. La demande a été jugée utile sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative. Le tribunal a rejeté la demande de pré-rapport et rappelé que l’expert peut solliciter l’autorisation de s’adjoindre un sapiteur. Il a également admis l’intervention de l’assureur de la commune et mis hors de cause la CPAM, le litige relevant d’un accident de service. Les frais d’expertise seront fixés ultérieurement.

Avocat : SCP SAIDJI & MOREAU

7 janvier 2025
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2401078

Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par la SARL Arconance d’un recours en excès de pouvoir contre l’arrêté du 18 janvier 2024 par lequel le maire d’Oissel a retiré un permis de construire délivré le 25 octobre 2023 pour un projet de 41 logements. Le tribunal a examiné la légalité externe de l’arrêté, notamment la compétence du signataire et le respect de la procédure contradictoire prévue par le code des relations entre le public et l’administration. Sur le fond, il a vérifié si le permis initial était illégal au sens de l’article L. 424-5 du code de l’urbanisme, condition nécessaire à son retrait dans le délai de trois mois. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait, mais l’analyse porte sur la régularité des motifs de retrait invoqués par la commune.

Avocat : INTER-BARREAUX EMO AVOCATS

7 janvier 2025• 2 ème Chambre