182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
182
Décisions totales
383 581
Ordonnances
256 268
Avec résumé IA
Avocat : RIQUIER
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir visant le refus implicite de l'OFII de délivrer des attestations de salaire nécessaires au versement d'indemnités journalières de maladie à une agente contractuelle. La juridiction a annulé la décision implicite de refus et a enjoint à l'OFII de délivrer les attestations conformément à l'article R. 323-10 du code de la sécurité sociale, sous astreinte. Elle a également condamné l'OFII à verser une somme à la requérante au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, estimant que les carences de l'office avaient causé un préjudice.
La SAS CFCE a demandé au Tribunal Administratif de Paris la réparation du préjudice causé par la loi PACTE du 22 mai 2019 et son décret d'application, qui ont modifié les seuils d'obligation de désignation d'un commissaire aux comptes. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la société n'avait pas établi que le préjudice invoqué présentait un caractère grave et spécial, condition nécessaire pour engager la responsabilité de l'État sur le fondement de la rupture de l'égalité devant les charges publiques. La décision s'appuie sur les principes de la responsabilité de l'État du fait des lois et sur les dispositions de la loi PACTE et du code de commerce.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête indemnitaire du département de la Savoie contre l'État. Le tribunal a jugé irrecevable, pour tardiveté, la demande concernant la société Hasbro, le recours contentieux ayant été formé hors délai après une décision implicite de rejet. Il a également déclaré irrecevables, en application de l'article L. 190 A du livre des procédures fiscales, les créances portant sur des périodes antérieures à celles autorisées par ce texte.
La SAS CECA a saisi le Tribunal administratif de Paris pour obtenir réparation du préjudice causé par la loi PACTE du 22 mai 2019 et son décret d'application, qui ont modifié les seuils obligeant à la désignation d'un commissaire aux comptes. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la responsabilité de l'État n'était pas engagée, car la société n'a pas démontré que le préjudice subi présentait un caractère grave et spécial au sens de la jurisprudence sur la rupture de l'égalité devant les charges publiques. La décision s'appuie sur les principes de responsabilité de l'État du fait des lois et sur les dispositions de la loi PACTE et du code de commerce.
Avocat : LAPORTE;RIQUIER
**Sujet principal** : Demande d'indemnisation d'un agent contractuel de l'OFII pour le coût d'une formation et pour l'utilisation de ses congés pour suivre cette formation. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (5e Section - 1re Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il constate un non-lieu à statuer concernant la prise en charge financière de la formation, l'OFII ayant déjà remboursé l'agent. Concernant l'indemnisation des congés, il rejette la demande, estimant que l'agent avait lui-même sollicité et obtenu l'accord pour suivre la formation sur ses congés, conformément à l'article L. 422-9 du code général de la fonction publique. **Textes appliqués** : Article L. 422-9 du code général de la fonction publique et article L. 761-1 du code de justice administrative (sur les frais du litige).
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par M. A... d’une demande d’annulation de la décision du 18 janvier 2024 par laquelle la région Réunion a retiré son placement en congé pour invalidité temporaire imputable au service (CITIS). En cours d’instance, la région a pris un arrêté le 15 avril 2025 replaçant M. A... en CITIS à compter du 12 août 2023 et prenant en charge ses frais médicaux jusqu’au 30 septembre 2023. Le tribunal a constaté que cette nouvelle décision rendait sans objet les conclusions initiales de M. A..., et a donc prononcé un non-lieu à statuer sur celles-ci.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la demande de l’EPSMS Vallée du Loch, qui sollicitait la décharge de la taxe d’habitation pour les années 2021 et 2022 concernant l’ESAT Addequat. Le tribunal a jugé que l’irrégularité de la décision de rejet de la réclamation était sans incidence sur le bien-fondé de l’imposition. Il a estimé que l’ESAT, bien que géré par un établissement public social et médico-social, ne relevait pas des établissements publics d’assistance ou des catégories visées au 1° du II de l’article 1408 du code général des impôts, et ne pouvait donc bénéficier de l’exonération de taxe d’habitation. La solution s’appuie sur les articles 1407 et 1408 du code général des impôts, ainsi que sur les dispositions du code de l’action sociale et des familles.