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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

601 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

601

Décisions totales

383 581

Ordonnances

262 517

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : RISSEffacer tout
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2417948

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. A, ressortissant ivoirien, contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a admis provisoirement M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle. Il a annulé l'arrêté au motif que le préfet n'avait pas saisi la commission du titre de séjour, comme l'exige l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et a également retenu une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" à M. A dans un délai d'un mois.

Avocat : GOEAU-BRISSONNIERE

15 mai 2025• 1ère chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2425935

Le Tribunal Administratif de Paris annule le refus du préfet de police de délivrer un récépissé de première demande de titre de séjour à M. A, un ressortissant bangladais. Le tribunal juge que la simple remise d’une « confirmation de dépôt » ne constitue pas le récépissé prévu par l’article R. 431-12 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui autorise la présence sur le territoire. Cette décision est fondée sur une erreur de droit, le dossier de M. A étant complet et sa demande non abusive ou dilatoire. Le tribunal enjoint au préfet de délivrer le récépissé dans un délai de sept jours, sous astreinte de 50 euros par jour de retard.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : GOEAU-BRISSONNIERE

7 mai 2025• 6e Section - 3e Chambre
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2303509

Le Tribunal administratif de Mayotte annule l'arrêté du préfet de Mayotte du 7 juin 2023 refusant un titre de séjour à Mme A..., ressortissante comorienne, et lui faisant obligation de quitter le territoire. Le tribunal retient une erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de l'ancienneté du séjour de l'intéressée (22 ans à Mayotte, arrivée à 5 ans), de sa scolarisation, de la régularité de sa famille et de la présence de son enfant scolarisé. Le préfet, n'ayant pas produit de mémoire en défense malgré mise en demeure, est réputé avoir acquiescé aux faits. Le tribunal enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois, sur le fondement des articles L. 423-23 et R. 612-6 du code de justice administrative.

Avocat : IDRISS

6 mai 2025• 3ème chambre
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2502063

Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de Mme B. Celle-ci contestait le refus du directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de lui délivrer une autorisation préalable pour accéder à une formation d'agent de sécurité privée. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour la requérante d'apporter des preuves suffisantes des risques de perte d'emploi allégués et en raison du délai de quatre mois écoulé entre la décision contestée et sa saisine. La requête a été rejetée sans audience, par application de l'article L. 522-3 du même code.

Avocat : MORISSE

5 mai 2025
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2417025

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné les recours de M. A, ressortissant bangladais, contestant le refus implicite puis explicite du préfet de police de lui délivrer un titre de séjour, assorti d’une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses demandes, estimant que les décisions attaquées n’étaient entachées ni d’un défaut de motivation, ni d’une erreur manifeste d’appréciation au regard de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et qu’elles ne méconnaissaient pas l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, en s’appuyant notamment sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : GOEAU-BRISSONNIERE

2 mai 2025• 5e Section - 4e Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2430066

Le Tribunal Administratif de Paris annule la décision du préfet de police refusant de délivrer un récépissé de demande de titre de séjour à M. A, ressortissant chinois. Le tribunal juge que ce refus méconnaît l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car le dossier de demande était complet et le préfet n'a pas démontré le contraire. Il enjoint au préfet de délivrer un récépissé sans autorisation de travail dans un délai de quinze jours.

Avocat : GOEAU-BRISSONNIERE

2 mai 2025• 5e Section - 4e Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2419031

Le Tribunal Administratif de Paris, saisi par M. C, ressortissant bangladais, a examiné le refus du préfet de police d'enregistrer sa demande d'asile en procédure normale, motivé par sa déclaration en "fuite" dans le cadre du règlement Dublin. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir du préfet, estimant que le refus verbal au guichet constituait une décision attaquable. Sur le fond, il a annulé cette décision, jugeant que la situation de "fuite" n'était pas caractérisée et que le préfet n'avait pas respecté les obligations d'information prévues par le règlement (CE) n° 1560/2003. En conséquence, il a enjoint au préfet de police d'enregistrer la demande d'asile de M. C en procédure normale et de lui délivrer une attestation, sous astreinte.

Avocat : GOEAU-BRISSONNIERE

2 mai 2025• 5e Section - 4e Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2430814

Le Tribunal Administratif de Paris annule la décision du 4 novembre 2024 par laquelle le préfet de police a refusé de délivrer un récépissé de demande de titre de séjour à Mme A, ressortissante philippine. Le tribunal juge que ce refus méconnaît l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car le préfet n'a pas établi que le dossier de la requérante était incomplet. En conséquence, il enjoint au préfet de délivrer à Mme A un récépissé de demande de titre de séjour ne l'autorisant pas à travailler, dans un délai de quinze jours.

Avocat : GOEAU-BRISSONNIERE

2 mai 2025• 5e Section - 4e Chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2501123

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B A, ressortissant marocain, qui contestait un arrêté préfectoral du 28 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a d'abord refusé l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle, faute de demande préalable. Sur le fond, il a écarté le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu, rappelant que l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne n'est pas invocable en l'espèce, mais que le principe général des droits de la défense s'applique, sans que le requérant démontre en avoir été privé de manière déterminante. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.

Avocat : GOEAU-BRISSONNIERE

2 mai 2025• 3ème chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2316940

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite de rejet du préfet du Val-d'Oise refusant à M. C, ressortissant sri-lankais, la délivrance d'un titre de séjour. Le tribunal retient que le préfet n'a pas communiqué les motifs de cette décision implicite dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, la décision est annulée pour défaut de motivation. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. C dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour durant cet examen.

Avocat : GOEAU-BRISSONNIERE

29 avril 2025• 8ème Chambre
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2501749

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision d'exclusion définitive de M. D du marché de Val de Reuil. Le juge a constaté que la condition d'urgence n'était plus remplie, la société gestionnaire ayant informé le requérant que la décision contestée cessait de produire ses effets et le maire n'ayant pris aucune décision en la matière. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions accessoires.

Avocat : MORISSE

28 avril 2025
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2303508

Le Tribunal administratif de Mayotte a rejeté la requête de M. B... A..., ressortissant soudanais, qui contestait un arrêté préfectoral du 22 août 2023 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d’un an. Le requérant invoquait une méconnaissance de l’article L. 721-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme, en raison des risques liés à la guerre civile au Soudan. Le tribunal a estimé que M. B... A... n’apportait aucun élément nouveau établissant un risque personnel et actuel, après le rejet de sa demande d’asile par l’OFPRA et la CNDA. En conséquence, l’ensemble des conclusions de la requête, y compris celles aux fins d’annulation, d’injonction et de frais, ont été rejetées.

Avocat : IDRISS

28 avril 2025• 3ème chambre
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2300980

Le Tribunal Administratif de Mayotte a annulé l'arrêté du 3 février 2023 par lequel le préfet de Mayotte avait retiré son titre de séjour à M. B..., ressortissant comorien, et lui avait fait obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que cette décision méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme, car M. B... justifiait du centre de ses intérêts privés et familiaux à Mayotte, où résident ses parents, ses frères et son enfant français. Le préfet s'était fondé sur une attestation d'hébergement frauduleuse, mais ce motif n'était pas suffisant pour justifier une ingérence disproportionnée dans sa vie privée et familiale. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de lui délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois.

Avocat : IDRISS

28 avril 2025• 3ème chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2508846

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 31 mars 2025 par laquelle le préfet de police a refusé de délivrer un récépissé de première demande de titre de séjour à Mme B, ressortissante philippine. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, le refus de délivrance plaçant la requérante dans une situation de précarité administrative et d'insécurité juridique. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision, au regard des dispositions de l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : GOEAU-BRISSONNIERE

23 avril 2025
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2502780

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet du Var du 14 avril 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et lui interdisant le retour pour deux ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté régulièrement signé et suffisamment motivé en droit et en fait. Il a également rejeté les griefs relatifs à la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et à l'erreur manifeste d'appréciation, en se fondant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral.

Avocat : MONTESINOS BRISSET

23 avril 2025• PROCEDURES 96 H H / 48 H
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2507799

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A, ressortissant guinéen, d'une demande d'injonction visant à obtenir du préfet de police la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. En cours d'instance, le préfet a délivré l'attestation sollicitée, valable jusqu'au 23 juin 2025. La juge des référés a constaté que les conclusions à fin d'injonction étaient devenues sans objet et qu'il n'y avait plus lieu d'y statuer. Elle a en outre condamné l'État à verser 800 euros à l'avocat de M. A au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de l'intéressé à l'aide juridictionnelle.

Avocat : GOEAU-BRISSONNIERE

14 avril 2025
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2507333

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi en référé par Mme A, ressortissante philippine, pour contester le refus du préfet de police de lui délivrer un récépissé de première demande de titre de séjour. En cours d'instance, la requérante s'est désistée de ses conclusions principales après avoir été convoquée par la préfecture pour obtenir le document sollicité. Le tribunal a donné acte de ce désistement et, sur le fondement des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative, a condamné l'État à verser 1 200 euros à son avocat.

Avocat : GOEAU-BRISSONNIERE

11 avril 2025
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2430845

Le Tribunal Administratif de Paris annule le refus du préfet de police de délivrer un récépissé de demande de titre de séjour à M. A, ressortissant chinois. Le tribunal juge que la simple remise d'une "confirmation de dépôt" ne constitue pas le récépissé prévu par l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En l'absence de preuve d'un dossier incomplet ou d'une demande abusive, le refus est entaché d'erreur de droit. L'État est condamné à verser 800 euros à M. A au titre des frais de justice.

Avocat : GOEAU-BRISSONNIERE

11 avril 2025• 6e Section - 2e Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2430273

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné les requêtes de Mme B, ressortissante philippine, contestant le refus de délivrance d’un récépissé de demande de titre de séjour (décision du 21 août 2024) et le rejet implicite de sa demande d’admission exceptionnelle au séjour (décision du 21 décembre 2024). Statuant sur le fondement des articles R. 431-12 et L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le tribunal a annulé le refus de récépissé, estimant que le préfet n’avait pas établi le caractère incomplet du dossier. En revanche, il a rejeté la demande d’annulation du refus de titre de séjour, considérant que Mme B ne justifiait pas d’une insertion professionnelle suffisamment stable et continue pour bénéficier de l’admission exceptionnelle. Les conclusions à fin d’injonction et d’astreinte ont été partiellement admises pour la délivrance du récépissé, mais rejetées pour le titre de séjour.

Avocat : GOEAU-BRISSONNIERE

11 avril 2025• 6e Section - 2e Chambre
TA80Décision

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2203675

Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de la commune de Vénizel qui demandait l'annulation d'une délibération de la communauté d'agglomération GrandSoissons Agglomération du 22 septembre 2022. Cette délibération approuvait le lancement d'une procédure de mise en compatibilité du PLU de Vénizel et du SCoT du Soissonnais pour la création d'une aire d'accueil pour les gens du voyage. Le tribunal a jugé que la requête était irrecevable, la maire de Vénizel ne justifiant pas d'une habilitation à agir en justice conformément à l'article L. 2122-22 du code général des collectivités territoriales. Les conclusions de la commune ont donc été rejetées, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés.

Avocat : LEHERISSEY

28 mars 2025• 4ème Chambre