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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

598 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

598

Décisions totales

383 581

Ordonnances

256 768

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : ROBINEffacer tout
TA95Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2507814

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B, ressortissante algérienne, qui contestait la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour fondée sur l’article 6-5 de l’accord franco-algérien. Le tribunal a estimé que la demande de titre de séjour avait été irrégulièrement présentée par voie postale, alors que la réglementation imposait son dépôt via un téléservice. En conséquence, le silence gardé par le préfet n’a pas fait naître une décision implicite de rejet susceptible de recours pour excès de pouvoir. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : ROBINE A

24 juillet 2025
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2512518

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait une injonction de délivrance d'une autorisation provisoire de séjour. La requérante, dont le titre de séjour avait expiré, invoquait l'urgence face à la menace de suspension de son contrat de travail par son employeur. Le juge a estimé que cette seule circonstance ne caractérisait pas une situation d'urgence particulière justifiant une intervention à très bref délai pour la sauvegarde d'une liberté fondamentale. La condition d'urgence n'étant pas remplie, la requête a été rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : ROBIN

22 juillet 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2509694

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa rejetant la demande de visa de long séjour pour réunification familiale présentée par Mme H A et ses enfants. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment l'erreur d'appréciation sur la réalité des liens marital et de filiation avec le réfugié, étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence a été reconnue en raison de la durée de la séparation familiale. La suspension est prononcée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, et il est enjoint au ministre de l'intérieur de réexaminer la situation sous un mois.

Avocat : ROBINE

18 juillet 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2509735

**Suspension du refus de visa de long séjour pour réunification familiale** **Juridiction :** Tribunal Administratif de Nantes (juge des référés) **Solution :** Suspension de la décision implicite de rejet de la commission de recours contre les refus de visa, et injonction de réexamen. **Textes appliqués :** Article L. 521-1 du code de justice administrative, articles L. 561-2 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, articles 8 de la CESDH et 3§1 de la CIDE. **Motif :** Urgence caractérisée par la séparation prolongée de la mère (bénéficiaire de la protection subsidiaire) et de ses trois enfants ; doute sérieux sur la légalité du refus, les documents d'état civil et le lien familial n'étant pas valablement contestés par l'administration.

Avocat : SCP ROBIN-VERNET

18 juillet 2025
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2404666

Le Tribunal Administratif de Lyon annule la décision implicite de la préfète du Rhône refusant un titre de séjour à M. A, ressortissant algérien. La juridiction retient que ce refus méconnaît l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la durée de séjour en France, de son mariage et de la présence de ses trois enfants nés en France. Le tribunal enjoint à la préfète de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" sous deux mois, sans astreinte. L'État est condamné à verser 1 200 euros à son avocat au titre de l'aide juridictionnelle.

Avocat : SCP ROBIN VERNET

16 juillet 2025• 4ème chambre
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2300301

Le Tribunal Administratif de Limoges a annulé l'arrêté du 6 janvier 2023 par lequel le préfet de l'Indre ordonnait à M. A de se dessaisir de ses armes et lui interdisait d’en acquérir ou détenir. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur d’appréciation en se fondant sur un unique incident de chasse, survenu trois mois plus tôt, sans établir un danger grave pour l’intéressé ou autrui au sens des articles L. 312-7 et R. 312-67 du code de la sécurité intérieure. L’État a été condamné à verser 1 200 euros à M. A au titre des frais de justice.

Avocat : ROUET-HEMERY/ROBIN

15 juillet 2025• 2ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2507622

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur la demande du préfet de la Loire, a ordonné l'expulsion sans délai de M. D et Mme E du logement qu'ils occupaient dans un hébergement d'urgence pour demandeurs d'asile (HUDA). La solution retenue se fonde sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, constatant que leurs demandes d'asile avaient été définitivement rejetées et qu'ils occupaient donc les lieux sans droit. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison de la saturation du dispositif d'hébergement et de l'atteinte à la continuité du service public. La demande des occupants d'obtenir un délai ou un relogement au titre de l'hébergement d'urgence (articles L. 345-1 et suivants du code de l'action sociale et des familles) a été rejetée, leur état de santé et la présence d'enfants mineurs n'ayant pas été jugés suffisants pour faire obstacle à l'expulsion.

Avocat : SCP ROBIN VERNET

11 juillet 2025
TA86Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2402288

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A, un ressortissant sénégalais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Vienne du 12 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que le refus de titre de séjour n'était pas entaché d'erreur d'appréciation, car M. A, présent en France depuis seulement trois ans et n'ayant validé aucun diplôme, ne justifiait pas de liens personnels et familiaux suffisamment intenses au sens de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ni de motifs exceptionnels pour une admission au séjour au titre de l'article L. 435-1 du même code. Par conséquent, les décisions subséquentes d'obligation de quitter le territoire et d'interdiction de retour, fondées sur ce refus légal, ont également été validées.

Avocat : ROBIN

9 juillet 2025• 1ère chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2401589

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en formation collégiale, a examiné la requête de M. D A E contestant le refus de visa d'étudiant pour son fils mineur. La juridiction a rappelé que la décision implicite de la commission de recours s'était substituée à la décision consulaire initiale. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'autorité et l'insuffisance de motivation, n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, du code des relations entre le public et l'administration, et de la directive UE 2016/801.

Avocat : ROBINE

8 juillet 2025• 11ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2309888

Le Tribunal Administratif de Lyon annule la décision du 22 juillet 2022 par laquelle la préfète du Rhône a refusé d'accorder un rendez-vous à M. A pour le dépôt de sa demande de titre de séjour. Le tribunal juge que l'autorité administrative ne peut refuser un tel rendez-vous, sauf demande abusive ou dilatoire, et que le motif tiré de l'absence de circonstances nouvelles est insuffisant. Cette solution est fondée sur les articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal enjoint à la préfète de convoquer M. A dans un délai d'un mois et met à la charge de l'État une somme de 1 000 euros au titre des frais de justice.

Avocat : SCP ROBIN VERNET

8 juillet 2025• 1ère chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2308233

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, ressortissante camerounaise, contestant l'arrêté préfectoral du 2 mai 2023 prononçant son expulsion. La requérante, condamnée à huit ans de réclusion pour violences ayant entraîné la mort, invoquait notamment une menace pour son état de santé et une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que la procédure d'expulsion était régulière, que la menace grave pour l'ordre public était établie, et que les protections liées à l'état de santé (article L. 631-3 du CESEDA) n'étaient pas applicables en l'absence de saisine du collège de médecins de l'OFII. La décision fixant le pays de renvoi a également été validée.

Avocat : SCP ROBIN VERNET

8 juillet 2025• 6ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2310035

Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision du 14 septembre 2022 par laquelle la préfète du Rhône a refusé d'accorder un rendez-vous à Mme C épouse B pour le dépôt de sa demande de titre de séjour. Le tribunal a jugé que ce refus était illégal, car l'administration ne peut refuser un rendez-vous à un étranger pour déposer une demande de titre de séjour, sauf en cas de demande abusive ou dilatoire, ce qui n'était pas établi. La solution retenue s'appuie sur les articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : SCP ROBIN VERNET

8 juillet 2025• 1ère chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2413058

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 13 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de six mois, ainsi qu'une décision d'assignation à résidence du 23 décembre 2024. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni celles de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, compte tenu de la faible durée de présence en France et de la possibilité pour la famille de se reconstituer dans le pays d'origine. Les décisions d'interdiction de retour et d'assignation à résidence ont également été jugées légales.

Avocat : SCP ROBIN VERNET

8 juillet 2025• 5ème chambre
TA69Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2505373

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme A pour obtenir l'exécution d'un jugement du 2 avril 2024 annulant un refus de séjour et enjoignant à la préfète du Rhône de lui délivrer une carte de résident. La préfète ayant finalement accordé cette carte en janvier 2025, le tribunal constate, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'exécution. Toutefois, l'Etat est condamné à verser 500 euros à Mme A au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).

Avocat : SCP ROBIN VERNET

7 juillet 2025
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2507258

Refus de renouvellement de titre de séjour. Tribunal administratif de Lyon, juge des référés. Rejet de la demande de suspension. Aucun moyen invoqué n’est propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. Articles L. 521-1 du code de justice administrative, L. 425-9, L. 423-23, L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, article 8 de la CEDH et article 3-1 de la convention internationale des droits de l’enfant.

Avocat : SCP ROBIN VERNET

3 juillet 2025
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2506947

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de Mme B, ressortissante congolaise, contestant le refus implicite de la préfète du Rhône de lui délivrer une carte de résident et de renouveler sa carte de séjour "vie privée et familiale". Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, la requérante ne démontrant pas une situation de précarité suffisamment grave pour justifier une suspension, d'autant qu'elle bénéficiait de récépissés de demande de titre de séjour. En l'absence d'urgence, les conclusions à fin de suspension ont été rejetées, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles L. 433-4 et L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant.

Avocat : SCP ROBIN VERNET

3 juillet 2025
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2502327

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de Mme A... B... du logement communal qu'elle occupait sans droit ni titre depuis le 12 avril 2025. La commune de Saint-Raphaël justifiait d'une urgence et d'une utilité à récupérer ce logement pour le mettre à disposition de personnes en situation de détresse sociale, notamment des victimes de violences conjugales. Mme B..., qui avait refusé une proposition de relogement et ne justifiait d'aucune vulnérabilité exceptionnelle, s'est vu enjoindre de libérer les lieux, sans qu'une astreinte ne soit prononcée dans le résumé. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la propriété des personnes publiques et du code de justice administrative.

Avocat : ROBIN LAWYERS

1 juillet 2025
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2408731

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, ressortissante kosovare, qui contestait le refus de titre de séjour pour raisons de santé, l'obligation de quitter le territoire français, et l'interdiction de retour de douze mois prise par la préfète du Rhône. Le tribunal a notamment substitué la base légale de l'interdiction de retour, en appliquant l'article L. 612-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) au lieu de l'article L. 612-6, compte tenu du maintien irrégulier de l'intéressée. Il a jugé que les moyens soulevés, tirés de l'insuffisance de motivation, de la méconnaissance des articles L. 425-9 et L. 423-23 du CESEDA, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral dans son ensemble.

Avocat : SCP ROBIN VERNET

1 juillet 2025• 1ère chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2506639

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par la préfète de l'Ain pour ordonner l'expulsion de Mme B et de son fils d'un centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA), leurs demandes d'asile ayant été définitivement rejetées. Le tribunal a rejeté la requête préfectorale, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie compte tenu de la vulnérabilité de Mme B, qui bénéficie d'un titre de séjour pour raisons de santé, et de l'absence de solution de relogement adaptée. Il a également accordé l'aide juridictionnelle provisoire aux défendeurs. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : SCP ROBIN VERNET

30 juin 2025
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2505071

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet des Hauts-de-Seine refusant la délivrance d'une carte de résident à M. B, ressortissant afghan reconnu réfugié. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, faute pour le requérant de justifier de circonstances particulières, et que la demande était mal fondée, M. B ne produisant pas d'élément établissant l'existence de la décision de refus contestée. La requête a été rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : ROBIN

30 juin 2025