1 342 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 342
Décisions totales
383 581
Ordonnances
248 771
Avec résumé IA
Avocat : SCP ROCHETEAU, UZAN-SARANO & GOULET
ROCHEFORT
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par M. B..., ressortissant tunisien, afin de suspendre l’exécution d’un arrêté préfectoral du 27 juin 2024 portant obligation de quitter le territoire français. Le requérant invoquait l’urgence de son éloignement imminent et une atteinte grave à son droit au respect de sa vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme), en raison de la grossesse pathologique de sa compagne française et de sa reconnaissance de paternité. Le juge a rejeté la requête, estimant que la condition d’urgence n’était pas remplie et que l’atteinte alléguée n’était pas manifestement illégale. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ainsi que sur la convention européenne des droits de l’homme.
Avocat : DESROCHES
Avocat : SCP FOUSSARD, FROGER;BAZIN & CAZELLES AVOCATS ASSOCIES;SCP ROCHETEAU, UZAN-SARANO & GOULET
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour présentée par M. A..., ressortissant haïtien. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, le requérant n'ayant pas justifié de circonstances particulières rendant nécessaire une intervention rapide, et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme n'était pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles relatives aux frais d'instance.
Avocat : ROCHE
Le Tribunal administratif de Toulon, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre une délibération du conseil municipal du Lavandou approuvant la révision du plan local d’urbanisme (PLU) concernant l’emplacement réservé n°5, a constaté que cette délibération a été retirée par une délibération du 31 mars 2025 supprimant ledit emplacement. En application de l’article L. 600-9 du code de l’urbanisme, le tribunal avait précédemment sursis à statuer pour permettre une régularisation. La solution retenue est un non-lieu à statuer, les conclusions en annulation étant devenues sans objet.
Avocat : ROCHE BOUSQUET
Avocat : SCP ROCHETEAU, UZAN-SARANO & GOULET
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la demande de la société Action logement services, qui sollicitait la condamnation de l'État à lui verser 3 066,15 euros pour refus de concours de la force publique. La société soutenait que le préfet avait refusé d'exécuter un jugement d'expulsion, mais le tribunal a constaté que l'occupante avait libéré les lieux volontairement avant la fin de la trêve cyclonique (période de sursis à expulsion du 15 juillet au 30 octobre). Aucune carence de l'administration n'ayant été établie, la responsabilité de l'État n'a pas été engagée, en application des articles L. 153-1 et L. 611-1 du code des procédures civiles d'exécution.
Avocat : LEVY ROCHE SARDA
Le Tribunal Administratif de MELUN a été saisi par la société SNCF Réseau d’une demande d’expulsion de Mme B... d’une parcelle située à Mitry-Mory, qu’elle occupe sans droit ni titre. La société soutenait que le terrain appartenait au domaine public en raison de son usage ferroviaire historique, ce que contestait l’occupante. Le tribunal a rejeté l’exception d’incompétence en rappelant les critères d’appartenance au domaine public avant l’entrée en vigueur du code général de la propriété des personnes publiques. Il a jugé que la parcelle relevait du domaine public, justifiant la compétence de la juridiction administrative et l’expulsion de Mme B... sur le fondement des articles L. 2111-1 du code général de la propriété des personnes publiques et L. 2122-1 du code général de la propriété des personnes publiques.
Le Tribunal Administratif de MELUN était saisi par la société SNCF Réseau d'une demande d'expulsion de Mme B... d'une parcelle qu'elle occupe sans droit ni titre, que la requérante estime appartenir au domaine public ferroviaire. Le tribunal a rejeté l'exception d'incompétence soulevée par la défenderesse, en considérant que la parcelle, propriété publique avant 1997 et affectée à un service public (transport de pièces d'artillerie durant la Première Guerre mondiale), n'a pas fait l'objet d'un déclassement et relève donc du domaine public, ce qui justifie la compétence de la juridiction administrative. Sur le fond, le tribunal a fait droit à la demande d'expulsion, ordonnant à Mme B... de quitter les lieux sous astreinte, et autorisant SNCF Réseau à procéder à l'expulsion avec le concours de la force publique si nécessaire. Cette solution est fondée sur les dispositions du code général de la propriété des personnes publiques et du code des transports, ainsi que sur la jurisprudence relative à l'incorporation au domaine public.
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par la société SNCF Réseau d’une demande d’expulsion de M. C..., occupant sans droit ni titre une parcelle située à Mitry-Mory, que la société estime relever de son domaine public ferroviaire. Pour statuer, le tribunal a dû vérifier l’appartenance de cette parcelle au domaine public à la date de sa décision, en recherchant si elle avait été incorporée au domaine public avant 1997 et si aucun déclassement n’était intervenu depuis. La solution retenue s’appuie sur les règles antérieures au code général de la propriété des personnes publiques, exigeant une affectation à un service public et un aménagement spécial, ainsi que sur les dispositions de ce code et du code des transports.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. B, ressortissant ivoirien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 19 juillet 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de la signataire, la directrice de cabinet du préfet bénéficiant d'une délégation régulière. Il a jugé inopérant le moyen tiré de l'absence de demande de formulaire d'autorisation de travail, la procédure spéciale du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile prévalant sur les dispositions générales du code des relations entre le public et l'administration. La décision a été prise en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code du travail.
Avocat : SELARL BROCHETON AVOCATS