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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

1 413 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

1 413

Décisions totales

383 581

Ordonnances

259 118

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : ROIEffacer tout
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2522880

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante éthiopienne, qui contestait l'arrêté du préfet de police du 31 juillet 2025 ordonnant son transfert aux autorités italiennes. Le tribunal a jugé que l'arrêté était signé par une autorité compétente, suffisamment motivé, et que les moyens tirés de la violation des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) ainsi que de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

Avocat : CROIZILLE

3 novembre 2025• 8e Section - MESD
TA64Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2503205

Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé sur demande de la Région Occitanie, a ordonné une mesure d'expertise afin de constater les désordres structurels affectant le plancher du gymnase du lycée Jean Dupuy à Tarbes. La requête, fondée sur l'article R. 531-1 du code de justice administrative, a été jugée utile pour préserver les éléments de preuve avant d'éventuels travaux de reprise. Le juge a désigné un expert pour établir un rapport dans un délai de deux mois, en présence de la région et des entreprises concernées.

Avocat : CABINET RICHER ET ASSOCIÉS DROIT PUBLIC

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)
30 octobre 2025
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2306587

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en juge unique, a examiné le recours de M. B..., ressortissant afghan, contestant le refus du département du Pas-de-Calais de lui attribuer le revenu de solidarité active (RSA). Le juge a rappelé que, saisi en plein contentieux, il lui appartient de se prononcer sur les droits de l'intéressé au regard de l'article L. 262-4 du code de l'action sociale et des familles, qui exige une résidence régulière d'au moins cinq ans. Constatant que M. B... ne justifiait pas de la possession d'un titre de séjour valide et autorisant à travailler pendant la période requise, le tribunal a rejeté sa requête.

Avocat : BROISIN

29 octobre 2025• juge unique (6)
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2405235

Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision du 24 mai 2024 par laquelle le maire de Villars avait exclu un enfant du service périscolaire pour deux semaines. La juridiction a jugé que cette sanction, prise en raison d’un comportement envers un camarade, avait été adoptée en méconnaissance de la procédure contradictoire prévue à l’article L. 122-1 du code des relations entre le public et l’administration. Les requérants n’avaient pas été mis à même de présenter des observations avant l’édiction de la mesure, et l’urgence invoquée par la commune n’était pas caractérisée. La solution retenue est l’annulation de la décision attaquée pour vice de procédure.

Avocat : SELARL BLT DROIT PUBLIC

28 octobre 2025• 3ème chambre
TA20Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2501562

Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par le préfet de la Haute-Corse d’un déféré tendant à la suspension d’un permis de construire délivré par le maire de Ventiseri pour une maison d’habitation située en zone rouge du plan de prévention des risques d’inondation (PPRI). Le préfet soutenait que le maire avait méconnu son avis conforme défavorable et les articles L. 422-5 du code de l’urbanisme et R. 111-2 du même code. La commune a contesté la légalité du zonage du PPRI, arguant d’erreurs cartographiques et d’une absence de risque réel pour le projet. Le juge des référés a rejeté la demande de suspension, estimant qu’aucun des moyens invoqués n’était, en l’état de l’instruction, propre à créer un doute sérieux sur la légalité du permis de construire.

Avocat : CABINET D'AVOCATS CADOZ - LACROIX - REY - VERNE

28 octobre 2025
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2310145

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en excès de pouvoir, annule la décision d’exclusion définitive prononcée le 28 septembre 2023 par la section compétente pour le traitement pédagogique des situations individuelles des étudiants (SECOPSIE) de l’Institut de formation en soins infirmiers (IFSI) du Centre hospitalier de Roanne à l’encontre de Mme A.... La juridiction retient que les pièces du dossier, notamment le bilan de stage, ne permettent pas de caractériser des actes incompatibles avec la sécurité des personnes, au sens de l’article 16 de l’arrêté du 21 avril 2007, justifiant une telle mesure. La décision est donc entachée d’une erreur d’appréciation. Le tribunal enjoint à la directrice de l’IFSI de réintégrer Mme A... et de lui permettre de poursuivre son cursus dans un délai de quinze jours.

Avocat : CJA PUBLIC CHAVENT-MOUSEGHIAN-CAVROIS

27 octobre 2025• 3ème chambre
CAA13Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA03280

Avocat : ROSSO ROIG ANNA

24 octobre 2025• 2ème chambre - formation à 3
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2519399

Le Tribunal administratif de Paris rejette la requête de Mme D..., ressortissante congolaise, qui contestait un arrêté du préfet de police du 7 avril 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, et une méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal écarte ces moyens, jugeant la décision suffisamment motivée et fondée sur une délégation de signature régulière. Il estime également que Mme D... n'apporte pas d'éléments crédibles démontrant un risque de traitements inhumains en cas de retour en République démocratique du Congo, ni une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. La demande d'annulation est donc rejetée.

Avocat : CROIZILLE

23 octobre 2025• 4e Section - 1re Chambre
TA63Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2401022

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de la SCI du Fer, qui demandait l’annulation du refus du maire de Sainte-Sigolène de lui communiquer des documents administratifs relatifs à la pollution d’une station d’épuration. La société s’était bornée à invoquer l’avis favorable de la CADA, sans exposer de moyens juridiques susceptibles d’affecter la légalité de la décision attaquée. En conséquence, les conclusions à fin d’annulation, d’injonction et d’astreinte ont été rejetées. La décision s’appuie sur le code des relations entre le public et l’administration et le code de justice administrative.

Avocat : SELARL ENVIRONNEMENT DROIT PUBLIC

23 octobre 2025• Présidente Bader-Koza
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2300626

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A..., auxiliaire de puériculture, qui contestait la décision du maire de Créteil fixant au 24 janvier 2022 la date de consolidation de son état de santé après un accident de service. Le tribunal a exercé un contrôle normal sur cette date et a estimé que la commune n'avait pas commis d'erreur d'appréciation, la consolidation n'étant pas synonyme de guérison et pouvant coexister avec la persistance de douleurs et la poursuite de soins. Les documents médicaux produits par la requérante ne démontraient aucune aggravation ou évolution de son état, déjà considéré comme stabilisé par une expertise antérieure. Les conclusions accessoires de Mme A... ont également été rejetées, la commune n'étant pas la partie perdante.

Avocat : ABM DROIT ET CONSEIL

23 octobre 2025• 5ème chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2511003

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur demande de la commune de Voglans, a fait droit à la requête visant à désigner un expert pour examiner un bâtiment menaçant ruine. La solution retenue est fondée sur les articles L. 511-9 et R. 511-2 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que sur l'article R. 531-1 du code de justice administrative. L'expert désigné a pour mission de constater l'état du bâtiment, d'évaluer le péril imminent et de proposer des mesures de sauvegarde, dans un délai de vingt-quatre heures.

Avocat : SELARL ITINERAIRES AVOCATS- CADOZ- LACROIX- REY- VERNE

20 octobre 2025
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2508704

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par M. A..., ressortissant soudanais, d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du 2 septembre 2025 par laquelle l’Office français pour l’immigration et l’intégration (OFII) lui a refusé le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. Le requérant soutenait que cette décision était entachée d’une erreur d’appréciation de sa vulnérabilité. Le tribunal a fait droit à sa demande d’admission provisoire à l’aide juridictionnelle. Sur le fond, il a annulé la décision de l’OFII, estimant que l’administration n’avait pas suffisamment pris en compte la situation de vulnérabilité de M. A... au regard des articles L. 551-15, L. 522-1 et L. 522-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : BROISIN

17 octobre 2025• Reconduite à la frontière
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2508715

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. A..., ressortissant soudanais, contestant le refus de l'Office français pour l'immigration et l'intégration (OFII) de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a prononcé l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle du requérant. Sur le fond, il a rejeté la demande d'annulation de la décision du 29 juillet 2025, estimant que l'OFII n'avait pas commis d'erreur d'appréciation de la vulnérabilité de M. A... et que le moyen tiré de l'altération de ses empreintes était inopérant. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 551-15, L. 522-1 et L. 522-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : BROISIN

17 octobre 2025• Reconduite à la frontière
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2106679

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 12 juillet 2021 par lequel le maire de Megève avait refusé un permis d'aménager à la SARL Gilles Trignat Résidences pour un lotissement d'un lot. La juridiction a jugé que le motif de refus tiré d'une atteinte au caractère des lieux et aux paysages urbains, fondé sur l'article 11.1 du règlement du PLU et l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme, était entaché d'une inexacte application. En effet, la densification de la parcelle dans un secteur déjà très urbanisé ne constituait pas, à elle seule, une violation de ces dispositions. Le tribunal a également écarté l'opposabilité de l'orientation d'aménagement patrimonial, jugée trop générale pour fonder un refus.

Avocat : ADP AFFAIRES DROIT PUBLIC IMMOBILIER

15 octobre 2025• 2ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2106782

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la société G3, qui demandait l’annulation de l’arrêté interruptif de travaux pris par le maire de Megève le 8 juin 2021. Le tribunal a estimé que la société ne justifiait pas d’un intérêt à agir, car elle n’était ni propriétaire, ni bénéficiaire des travaux, et ne démontrait pas que l’arrêt du chantier lui causait un préjudice direct et certain, tel que des pénalités contractuelles ou une atteinte à son image. La solution retenue est fondée sur les principes de l’intérêt pour agir en matière de recours pour excès de pouvoir, sans qu’il soit nécessaire d’examiner les autres moyens soulevés.

Avocat : ADP AFFAIRES DROIT PUBLIC IMMOBILIER

15 octobre 2025• 2ème Chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2505514

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur la demande du préfet des Alpes-Maritimes, a rejeté la requête visant à suspendre l'exécution de la délibération du bureau métropolitain de la Métropole Nice Côte d'Azur approuvant un avenant à la convention de soutien financier de l'association Team Nice Côte d'Azur. Le juge a considéré que la subvention litigieuse ne relevait pas du champ de la commande publique et ne constituait pas une aide d'État soumise à notification, rejetant ainsi les moyens du préfet. La solution retenue s'appuie sur l'analyse des critères de la commande publique et des règles relatives aux subventions, en application du code général des collectivités territoriales et de la loi du 12 avril 2000.

Avocat : SELARL ITINERAIRES AVOCATS - CADOZ-LACROIX-REY-VERNE

14 octobre 2025
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2215307

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné les requêtes de M. A... B..., décédé en cours d'instance et repris par son fils M. D... B..., contestant le refus de protection fonctionnelle et demandant réparation des préjudices subis. Le tribunal a jugé que M. D... B..., en tant qu'héritier, justifiait d'un intérêt à agir pour poursuivre l'instance. Sur le fond, il a rejeté les requêtes, estimant que la décision de refus de protection fonctionnelle n'était entachée ni d'incompétence, ni d'erreur de fait ou d'appréciation, et que les demandes indemnitaires n'étaient pas fondées. Les textes appliqués incluent le code général de la fonction publique et le code général des collectivités territoriales.

Avocat : BARROIS

14 octobre 2025• 4ème chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2502434

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l’État à indemniser Mme A..., reconnue prioritaire par la commission de médiation le 22 mars 2023, pour la carence fautive à la reloger dans le délai légal de six mois. La requérante, dépourvue de logement et hébergée par un tiers, n’a reçu aucune proposition avant son relogement effectif le 20 mars 2025, malgré une injonction du tribunal du 9 avril 2024 assortie d’une astreinte. La solution retenue engage la responsabilité de l’État sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation, pour les troubles dans les conditions d’existence subis du 22 septembre 2023 au 20 mars 2025.

Avocat : EVODROIT-SCP INTER BARREAUX D'AVOCATS

14 octobre 2025• Pole Social (JU)
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2303787

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A... qui contestait le certificat d'urbanisme négatif délivré par le maire de Saint-Romain-en-Jarez pour son projet de construction sur une parcelle classée en zone agricole (A). Le tribunal a jugé que le classement de la parcelle en zone A par le plan local d'urbanisme (PLU) n'était pas entaché d'une erreur manifeste d'appréciation, au regard des objectifs de protection des terres agricoles définis par le projet d'aménagement et de développement durables (PADD) et des articles R. 151-22 et suivants du code de l'urbanisme. Par conséquent, la décision du maire refusant le certificat d'urbanisme opérationnel a été validée. La demande indemnitaire subsidiaire de M. A... a également été rejetée, faute d'illégalité fautive de la commune.

Avocat : SELARL ENVIRONNEMENT DROIT PUBLIC

14 octobre 2025• 1ère chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2106217

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme B... contestant la délibération du 4 mai 2021 par laquelle la commune de Val-Cenis a approuvé le plan local d'urbanisme (PLU) de Bramans. Les requérants invoquaient notamment l'illégalité du PLU en raison de la suspension partielle du schéma de cohérence territoriale (SCoT) du pays de Maurienne, une insuffisance de la concertation préalable, et le classement contesté de leur parcelle en zone N. Le tribunal a écarté ces moyens, jugeant que la suspension partielle du SCoT n'affectait pas la légalité du PLU, que les modalités de concertation prévues par le code de l'urbanisme avaient été respectées, et que le classement litigieux était justifié. La solution s'appuie sur les articles L. 600-11 et L. 103-2 du code de l'urbanisme.

Avocat : SELARL DROITS ET TERRITOIRES

14 octobre 2025• 5ème Chambre