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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

155 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

155

Décisions totales

383 581

Ordonnances

259 161

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : ROLLEffacer tout
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2530438

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour présentée par Mme A..., ressortissante ivoirienne. La juge des référés a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie, la requérante n'ayant déposé sa demande de titre de séjour qu'en mars 2025, sept ans après son entrée en France, et ne justifiant pas d'une atteinte grave et immédiate à sa situation personnelle. En conséquence, l'ordonnance rejette l'ensemble des conclusions de la requête, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire.

Avocat : GROLLEAU

22 octobre 2025
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2528569

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite du préfet de police refusant d'enregistrer le changement d'adresse de M. C..., ressortissant congolais titulaire d'une carte de résident "réfugié" valable à Mayotte. Le juge a estimé que la situation de l'intéressé, qui s'est installé en métropole, ne relève pas d'un simple changement d'adresse mais d'une demande de nouveau titre de séjour, déjà implicitement rejetée. En conséquence, la requête a été jugée manifestement mal fondée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'urgence ou le doute sérieux sur la légalité de la décision.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : GROLLEAU

6 octobre 2025
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2500210

Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 13 décembre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a d'abord substitué la base légale de la décision de refus, écartant l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), inapplicable aux Algériens, au profit du pouvoir général de régularisation du préfet. Il a ensuite jugé que le signataire de l'arrêté était compétent et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant la régularisation, malgré l'ancienneté du séjour et l'activité professionnelle de l'intéressé. En conséquence, les moyens dirigés contre l'obligation de quitter le territoire et l'interdiction de retour, privés de base légale par voie de conséquence, ont également été écartés.

Avocat : REA-ROLLAND

6 octobre 2025• 4ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2515660

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme G visant à suspendre la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, confirmant le refus de délivrance d'un visa de long séjour pour réunification familiale au profit de son enfant mineur F E. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ne démontrant pas que l'enfant était privé d'un environnement familial en Guinée, ni que sa grand-mère, malade, ou d'autres proches ne pouvaient plus assurer sa prise en charge. Il a également considéré qu'aucun des moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 434-3 et L. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.

Avocat : GROLLEAU

26 septembre 2025
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2303314

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. A, agent communal, qui contestait un arrêté du maire de Nîmes lui infligeant une exclusion temporaire de fonctions de quatre mois pour avoir détourné des déchets métalliques collectés pendant son service afin d’en tirer un profit personnel. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence de l’auteur de l’acte et d’insuffisance de motivation. Il a jugé que la sanction, fondée sur les dispositions du code général de la fonction publique et du décret du 18 septembre 1989, n’était pas disproportionnée compte tenu de la gravité des faits et du comportement professionnel antérieur de l’agent.

Avocat : DUMAS LAIROLLE

18 septembre 2025• 2ème chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2408053

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui contestait le refus implicite du préfet des Yvelines de lui délivrer un titre de séjour pour soins. Le tribunal a considéré que la décision expresse de refus du 27 mai 2024 s'était substituée à la décision implicite, rendant inopérant le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de cette dernière. Il a également jugé que la procédure d'avis du collège de médecins de l'OFII était régulière et que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation au regard de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, le tribunal a estimé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation.

Avocat : MESUROLLE

18 septembre 2025• 6ème chambre
TA54Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2502605

Le Tribunal Administratif de Nancy, saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. B contre un arrêté préfectoral du Bas-Rhin l’obligeant à quitter le territoire français, a ordonné la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Strasbourg. Cette décision est fondée sur les articles R. 922-2 et R. 922-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur l’article R. 221-3 du code de justice administrative. En effet, après sa libération du centre de rétention de Metz, M. B a été assigné à résidence dans le département du Bas-Rhin, relevant du ressort du tribunal de Strasbourg. La solution retenue est donc un déclinatoire de compétence territoriale au profit de cette juridiction.

Avocat : ROLLAND

20 août 2025
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2502581

Le Tribunal Administratif de Nancy a annulé l'arrêté du 7 août 2025 par lequel le préfet de la Côte d'Or obligeait M. A, ressortissant tunisien, à quitter le territoire français sans délai, fixait le pays de destination et prononçait une interdiction de retour de trois ans. La juridiction a estimé que le préfet avait commis une erreur de fait en se fondant sur une entrée récente et l'absence de vie privée et familiale, alors que M. A justifiait d'une présence en France depuis au moins 2023, d'un logement stable, d'une activité professionnelle et de liens familiaux avec son frère de nationalité française. Cette solution a été retenue sur le fondement des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête.

Avocat : ROLLAND

19 août 2025• Reconduites à la frontière
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2512626

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de M. B, ressortissant ivoirien, visant à suspendre la décision implicite du préfet de la Loire-Atlantique refusant de l'assigner à résidence. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, tirés notamment de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, la condition posée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'étant pas remplie, la requête a été rejetée dans son ensemble.

Avocat : GROLLEAU

7 août 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2511391

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé l'arrêté du 11 juin 2025 par lequel le préfet de Maine-et-Loire ordonnait le transfert de M. G, ressortissant iranien, aux autorités allemandes pour l'examen de sa demande d'asile. La juridiction a retenu que le préfet n'avait pas procédé à un examen particulier de la situation personnelle du requérant, notamment en ne prenant pas en compte le rejet définitif de sa demande d'asile en Allemagne et la mesure d'éloignement dont il y fait l'objet, ce qui constitue un défaut d'examen. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. G dans un délai de deux mois. La décision s'appuie sur le règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013, dit "Dublin III", et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : GROLLEAU

4 août 2025• - Etrangers - 15 jours
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2511392

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme F, ressortissante guinéenne, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, le défaut d'information prévue à l'article 4 du règlement, et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert, fondée sur le constat d'un franchissement irrégulier de la frontière espagnole et l'accord explicite des autorités espagnoles.

Avocat : GROLLEAU

4 août 2025• - Etrangers - 15 jours
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2501315

Le Tribunal Administratif de Nantes a constaté, par ordonnance, le non-lieu à statuer sur la requête de Mme B. Celle-ci contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert vers l'Espagne dans le cadre de la procédure Dublin. Le tribunal a relevé que la procédure de transfert avait été close postérieurement à l'introduction de la requête, entraînant l'abrogation implicite de l'arrêté contesté. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et d'injonction sont devenues sans objet. La demande de frais de justice a été rejetée.

Avocat : GROLLEAU

1 août 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2400293

Le Tribunal Administratif de Nantes (8ème chambre) a annulé la décision du 10 avril 2024 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France avait rejeté les demandes de visa de long séjour présentées par la famille de M. K G D, réfugié afghan, au titre de la réunification familiale. Le tribunal a jugé que la commission avait commis une erreur d'appréciation en estimant que les documents d'état civil produits n'étaient pas probants, alors que les actes de naissance et de mariage, établis par les autorités afghanes et légalisés, étaient authentiques et concordants. Il a également considéré que la décision méconnaissait les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, en portant une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale des requérants. En conséquence, le tribunal a enjoint au ministre de l'intérieur de délivrer les visas sollicités dans un délai de deux mois.

Avocat : GROLLEAU

31 juillet 2025• 8ème chambre
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2301031

Le Tribunal Administratif d'Amiens a annulé les décisions du maire de Creil de fermer les services municipaux les 7 et 23 mars 2023, prises en signe de protestation contre la réforme des retraites. La juridiction a jugé que ces fermetures, motivées par un motif étranger à l'intérêt communal, méconnaissaient le principe de continuité des services publics. La requête de Mme A a été déclarée recevable, celle-ci justifiant d'un intérêt à agir en tant qu'usagère d'une crèche municipale affectée. Aucun texte spécifique n'est mentionné comme fondement de l'annulation, le juge s'appuyant sur un principe général du droit administratif.

Avocat : ROLLIN

31 juillet 2025• 3ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2511382

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme D, ressortissante ivoirienne, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert aux autorités allemandes, responsables de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant notamment que l'entretien individuel s'était déroulé dans des conditions régulières de confidentialité et que le préfet n'avait commis ni erreur de droit, ni erreur manifeste d'appréciation en ne faisant pas usage de la clause discrétionnaire. La décision a été prise en application des règlements européens et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : GROLLEAU

29 juillet 2025• - Etrangers - 15 jours
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2511226

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme B, ressortissante somalienne, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert vers Chypre, fondé sur le règlement (UE) n° 604/2013. En cours d’instance, le préfet a abrogé l’arrêté contesté, et la requérante ne s’est pas opposée à un non-lieu à statuer. Le tribunal a donné acte du désistement de Mme B de ses conclusions à fin d’annulation et d’injonction. Il a condamné l’État à verser 600 euros à son avocate au titre des frais d’instance, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : GROLLEAU

18 juillet 2025• - Etrangers - 15 jours
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2511057

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de Mme B, ressortissante congolaise, contestant le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil suite à sa demande de réexamen d'asile. La requérante invoquait notamment une insuffisance de motivation et un défaut d'examen de sa vulnérabilité. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision de l'OFII, fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était légale. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

Avocat : GROLLEAU

17 juillet 2025• - Etrangers - 15 jours
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2511118

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme B C, ressortissante congolaise, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du 19 juin 2025 par laquelle la directrice territoriale de l’OFII a refusé de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. La requérante invoquait notamment une insuffisance de motivation, un défaut d’examen de sa vulnérabilité et une erreur de droit au regard de l’article L. 551-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA). Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du CESEDA, notamment les articles L. 551-9, L. 522-1 et L. 522-3, ainsi que sur la directive 2013/33/UE.

Avocat : GROLLEAU

15 juillet 2025• - Etrangers - 15 jours
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2515859

Le Tribunal administratif de Paris a annulé l'arrêté du 30 mai 2025 par lequel le préfet de police avait obligé M. C, ressortissant bangladais, à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour pour douze mois. La décision a été censurée pour violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le requérant justifiant d'une vie familiale stable avec son épouse, titulaire d'un titre de séjour régulier en France. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressé sous un mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans les quinze jours.

Avocat : MESUROLLE

4 juillet 2025• 8e Section - MESD
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2515787

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A, un ressortissant bangladais, qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le refus était motivé par son refus d'une orientation en région, conformément à l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé que M. A n'avait pas apporté de preuves, notamment médicales, pour justifier sa vulnérabilité alléguée et son besoin de rester près de sa communauté. En conséquence, la décision de l'OFII n'a été entachée ni d'erreur de droit ni d'erreur manifeste d'appréciation.

Avocat : MESUROLLE

3 juillet 2025• 8e Section - MESD