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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

2 511 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

2 511

Décisions totales

383 581

Ordonnances

260 068

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : ROSEffacer tout
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2507157

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de la décision du 6 juin 2025 plaçant M. A à l'isolement pour trois mois au centre pénitentiaire des Baumettes. Le juge a rappelé que la décision d'isolement porte en principe une atteinte grave et immédiate aux conditions de détention, créant une situation d'urgence, sauf circonstances particulières invoquées par l'administration. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais l'analyse porte sur les conditions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et les articles L. 213-8 et R. 213-17 et suivants du code pénitentiaire.

Avocat : ROS

3 juillet 2025
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2500130

Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. D, ressortissant marocain, qui contestait un arrêté préfectoral du 11 septembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le Maroc comme pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la signature ayant été régulièrement déléguée. Il a jugé que le préfet avait procédé à un examen suffisant de la situation de l'intéressé, notamment au regard de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que la mesure d'éloignement était légale, sans qu'il soit nécessaire d'envisager une réadmission vers l'Espagne ou le Portugal. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : ROSE

3 juillet 2025• 1ère chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2408838

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 30 mai 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise avait refusé un titre de séjour à Mme A, ressortissante turque, et l'avait obligée à quitter le territoire. La juridiction a considéré que le refus portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de la requérante, protégé par l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette solution a été retenue en raison des circonstances particulières de l'espèce, notamment l'arrivée de Mme A en France à l'âge de quinze ans, sa scolarité réussie jusqu'au baccalauréat, ses études supérieures en cours, et la présence régulière de toute sa famille proche sur le territoire.

Avocat : LUMBROSO

3 juillet 2025• 11ème Chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2206959

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de l'association des copropriétaires de Montayral et de M. B, qui demandait l'annulation du refus de la préfète de Tarn-et-Garonne de mandater d'office les loyers impayés par le groupement de coopération sociale et médico-sociale (GCSMS) "Accueil familial du Sud-Ouest". Le tribunal a jugé que le GCSMS, bien que chargé d'une mission sociale, ne constitue pas un établissement public social ou médico-social au sens de l'article L. 311-1 du code de l'action sociale et des familles, mais une personne morale de droit privé. Par conséquent, la procédure de mandatement d'office prévue à l'article L. 1612-16 du code général des collectivités territoriales, qui ne s'applique qu'aux collectivités territoriales et aux établissements publics, n'était pas applicable. La décision de refus de la préfète a donc été validée, et les conclusions à fin d'injonction et d'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

Avocat : MANUEL GROS, HÉLOÏSE HICTER & ASSOCIÉS

2 juillet 2025• 1ère Chambre
CAA31Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-23TL02150

Avocat : SCP MANUEL GROS, HÉLOÏSE HICTER & ASSOCIÉS

1 juillet 2025• 2ème chambre
CAA31Décision• plein contentieux

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-23TL02152

Avocat : SCP MANUEL GROS, HÉLOÏSE HICTER & ASSOCIÉS

1 juillet 2025• 2ème chambre
CAA33Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Bordeaux — N° CAA33-25BX01014

Avocat : DA ROS

1 juillet 2025• 5ème chambre (formation à 3)
TA06Décision• Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2502503

Le Tribunal administratif de Nice, saisi d’une demande d’exécution d’une précédente ordonnance du 2 décembre 2024, a constaté que le préfet des Alpes-Maritimes n’avait toujours pas délivré à M. A B le récépissé de renouvellement de titre de séjour assorti d’une autorisation de travail. Sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a prononcé une astreinte de 50 euros par jour à l’encontre du préfet s’il ne justifie pas de l’exécution complète de l’ordonnance dans un délai de quinze jours. L’État a également été condamné à verser 600 euros au requérant au titre des frais de justice.

Avocat : ROSSLER

1 juillet 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2205876

Le Tribunal administratif de Nannes a annulé la décision du 9 mai 2022 par laquelle le ministre de l'intérieur avait ajourné à deux ans la demande de naturalisation de M. A, ressortissant libanais. Le tribunal a jugé que le motif retenu par le ministre, tiré d'une insertion professionnelle insuffisante, était entaché d'une erreur manifeste d'appréciation, compte tenu du parcours professionnel stable et en contrat à durée indéterminée de l'intéressé depuis plus d'un an à la date de la décision. La solution s'appuie sur l'article 21-15 du code civil et l'article 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, qui confèrent un large pouvoir d'appréciation à l'administration en matière de naturalisation. Le tribunal a enjoint au ministre de réexaminer la demande dans un délai de six mois et a condamné l'État à verser 1 200 euros à M. A au titre des frais de justice.

Avocat : ROSIN

1 juillet 2025• 1ère Chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2506819

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B, ressortissante marocaine, afin d'enjoindre au préfet du Val-de-Marne de lui délivrer un rendez-vous pour retirer son titre de séjour "recherche d'emploi-création d'entreprise". En cours d'instance, le préfet a convoqué l'intéressée pour la remise du titre, ce qui a conduit Mme B à se désister de ses demandes principales tout en maintenant sa demande de frais irrépétibles. Le tribunal a pris acte de ce désistement et a rejeté la demande de frais, sans qu'il soit besoin de statuer sur l'urgence ou le bien-fondé de la requête initiale. La décision applique les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Avocat : ROSIN

1 juillet 2025
CAA75Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-24PA01194

Avocat : TSOUDEROS

30 juin 2025• 3ème chambre
CAA75Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-24PA02324

Avocat : TSOUDEROS

30 juin 2025• 3ème chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2500487

Le Tribunal Administratif de Paris annule la décision implicite de rejet du préfet de police concernant la demande de carte de résident de M. B, ressortissant ivoirien. La juridiction constate que le préfet, mis en demeure, n'a pas produit de mémoire et est réputé avoir acquiescé aux faits. M. B, parent d'une enfant mineure reconnue réfugiée par l'OFPRA, remplit les conditions des articles L. 424-1 et L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour obtenir une carte de résident. Le tribunal enjoint au préfet de délivrer ce titre dans un délai d'un mois, sous astreinte de 150 euros par jour de retard.

Avocat : ROSIN

27 juin 2025• 5e Section - 4e Chambre
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2105536

Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par l'office public de l'habitat Cannes Pays de Lérins d'une demande en plein contentieux visant à engager la responsabilité décennale de la société Eiffage Construction Sud-Est, de la société C B Architectes et de la société EGSC pour des désordres affectant un mur de soutènement et la voirie d'un immeuble de logements sociaux, suite à un glissement de terrain survenu en 2004. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de l'office public de l'habitat, estimant que les désordres litigieux ne relevaient pas de la garantie décennale des constructeurs prévue à l'article 1792 du code civil, dès lors que le glissement de terrain constituait un événement de force majeure ou une cause extérieure aux ouvrages réalisés. Par conséquent, les appels en garantie formés entre les constructeurs ont également été rejetés. Le tribunal a mis à la charge de l'office public de l'habitat Cannes Pays de Lérins les frais d'expertise et l'a condamné à verser une somme de 1 500 euros à chacune des trois sociétés défenderesses au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : ROSTAGNO-BERTHIER

27 juin 2025• 6ème chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2506105

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. D C, ressortissant malien, qui contestait un arrêté du préfet des Yvelines du 21 mai 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an, et une assignation à résidence de 45 jours. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, la violation du droit d'être entendu, et l'erreur de droit concernant la réadmission en Espagne, n'étaient pas fondés. Il a estimé que le préfet avait légalement appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans méconnaître l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.

Avocat : ROSIN

27 juin 2025• Reconduites à la frontière
CEDécision• Excès de pouvoir

Conseil d'État — N° 492635

Avocat : AMBROSELLI

26 juin 2025ECLI:FR:CECHS:2025:492635.20250626• 2ème chambre jugeant seule
TA102Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Martinique — N° TA102-2500152

Le Tribunal Administratif de la Martinique rejette la requête de M. F, ressortissant saint-lucien, qui contestait un arrêté préfectoral du 22 novembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français avec une interdiction de retour de six mois. Le tribunal écarte le moyen d'incompétence du signataire, le préfet ayant régulièrement délégué sa signature. Il juge également que la décision est suffisamment motivée au regard des articles L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : MIRAM-MARTHE-ROSE MARC

26 juin 2025• 1ère Chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2305962

Le Tribunal Administratif de Lille a annulé l'arrêté du 12 mai 2023 du maire d'Aniche qui imposait une fermeture de 22h à 7h aux commerces de vente à emporter (épiceries, supérettes). La juridiction a jugé que la mesure, fondée sur le pouvoir de police générale du maire (article L. 2212-2 du CGCT) pour lutter contre des nuisances nocturnes, était disproportionnée. Les preuves de troubles à l'ordre public, constituées de "doléances" de riverains, n'établissaient pas de lien direct avec l'activité des commerces visés. Le tribunal a estimé que des mesures moins restrictives, comme la réglementation de la vente d'alcool ou des limitations circonscrites dans le temps et l'espace, auraient dû être privilégiées.

Avocat : SCP GROS-HICTER ET ASSOCIES

25 juin 2025• 3ème Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2515207

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par M. B d’un référé-suspension contre le refus du préfet de police de lui délivrer un titre de séjour. Le requérant s’est désisté de ses conclusions principales après avoir obtenu un récépissé l’autorisant à travailler. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a admis M. B au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire. En application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, l’État a été condamné à verser 800 euros à son avocat.

Avocat : CABINET LYROS AVOCATS (SELARL)

25 juin 2025
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2506303

Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, a été saisi par Mme B, ressortissante congolaise, d’une demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de son titre de séjour « salarié » née du silence de la préfète de l’Essonne. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d’urgence n’était pas établie, la requérante ne justifiant pas d’une situation particulière nécessitant une mesure provisoire dans l’attente du jugement au fond. La décision s’appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : LYROS AVOCATS

25 juin 2025