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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

2 511 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

2 511

Décisions totales

383 581

Ordonnances

261 537

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : ROSEffacer tout
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2512837

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 4 mai 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai de départ volontaire, avec interdiction de retour de 12 mois et assignation à résidence. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant que l'arrêté était signé par une autorité délégataire compétente et suffisamment motivé. Sur le fond, il a estimé que la mesure d'éloignement était légale au regard de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que l'atteinte à la vie privée et familiale invoquée sur le fondement de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme n'était pas établie. Les conclusions accessoires ont été rejetées par voie de conséquence.

Avocat : CABINET LYROS AVOCATS (SELARL)

5 juin 2025• 8e Section - MESD
TA06Décision• Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2500800

Le Tribunal administratif de Nice, saisi d’une demande d’exécution du jugement n°2302942 du 18 juillet 2024, a constaté que le préfet des Alpes-Maritimes n’avait pas pris les mesures nécessaires pour réexaminer la situation de M. B, comme cela lui avait été enjoint. En application de l’article L.911-4 du code de justice administrative, le tribunal a prononcé une astreinte de 200 euros par jour à l’encontre du préfet, passé un délai de quinze jours suivant la notification de la décision, jusqu’à l’exécution complète du jugement initial. Cette décision vise à contraindre l’administration à respecter l’injonction de réexamen du droit au séjour de l’intéressé.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : ROSSLER

5 juin 2025• 1ère chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2407809

Le Tribunal administratif de Melun annule le refus implicite de la préfète du Val-de-Marne de délivrer une carte de résident à un ressortissant afghan reconnu réfugié. Le tribunal juge que ce refus méconnaît l’article L. 424-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui impose la délivrance de cette carte aux réfugiés. Il enjoint au préfet de délivrer le titre dans un délai de deux mois et condamne l’État à verser 1 000 euros au requérant au titre des frais de justice.

Avocat : ROSIN

4 juin 2025• 3ème chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2403552

Le Tribunal administratif de Nice a été saisi par les époux E, ressortissants algériens, d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus du préfet des Alpes-Maritimes de délivrer un document de circulation pour étranger mineur à leur fille, sur le fondement de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968. En cours d’instance, les requérants se sont désistés de leurs conclusions en annulation et injonction après avoir obtenu le document sollicité. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a condamné l’État à leur verser 900 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : ROSSLER

4 juin 2025• 3ème Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2513404

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B, ressortissant haïtien, qui contestait l'arrêté du préfet de police du 16 mai 2025 le maintenant en rétention administrative. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen de la situation personnelle et la méconnaissance du principe du contradictoire. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), en particulier les articles L. 754-2 et L. 754-3.

Avocat : BARROSO

3 juin 2025• 8e Section - MESD
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2501621

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. B, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Hérault du 2 décembre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir pour tardiveté soulevée par le préfet, puis a examiné les moyens au fond. Il a notamment jugé que le refus de séjour n'était pas entaché d'un défaut d'examen et que le préfet avait pu légalement se fonder sur l'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) pour refuser le titre en raison du non-respect d'une précédente obligation de quitter le territoire français. En conséquence, l'ensemble des décisions contestées a été validé.

Avocat : ROSE

3 juin 2025• 7ème chambre OQTF 6 mois
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2501681

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme A, ressortissante albanaise, contestant l'arrêté préfectoral du 26 novembre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour de trois mois. La juridiction a estimé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et que l'erreur de plume sur la date d'entrée en France était sans incidence sur sa légalité. Les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 435-1 et L. 423-23 du CESEDA, de l'article 8 de la CEDH et de l'article 3-1 de la CIDE, ont été écartés. En conséquence, les décisions subséquentes d'obligation de quitter le territoire, de fixation du pays de destination et d'interdiction de retour ont été jugées légales.

Avocat : ROSE

3 juin 2025• 7ème chambre OQTF 6 mois
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2403631

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. A, ressortissant ukrainien, contestant le refus du préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer une attestation de demande d'asile. Le tribunal a jugé que la situation de M. A, ayant déjà présenté une demande de réexamen rejetée, relevait des dispositions de l'article L. 542-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, permettant au préfet de refuser l'attestation. Les moyens soulevés, notamment l'erreur manifeste d'appréciation et l'élément nouveau tiré de la guerre en Ukraine, ont été écartés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.

Avocat : ROSSLER

3 juin 2025• 5ème Chambre
TA20Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2300578

Le Tribunal Administratif de Bastia annule l'arrêté du 20 mars 2023 par lequel le préfet de la Corse-du-Sud avait ordonné le dessaisissement des armes de M. A, interdit toute acquisition ou détention d'armes, et retiré la validation de son permis de chasser. Le tribunal juge que le préfet a fait une inexacte application des articles L. 312-11 et R. 312-67 du code de la sécurité intérieure, car les faits reprochés (relaxes, classements sans suite ou infractions sans lien avec la détention d'armes) ne justifiaient pas une telle mesure. La décision est annulée, et il est enjoint au préfet de supprimer l'inscription au fichier FINIADA et de restituer le permis de chasser dans un délai d'un mois.

Avocat : ROSSION

3 juin 2025• 2ème chambre
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2407260

Le Tribunal administratif de Montpellier (5ème chambre) a rejeté la requête de M. A D, ressortissant guinéen, qui contestait un arrêté préfectoral du 23 septembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de six mois. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut d'examen, l'erreur d'appréciation et la méconnaissance des articles L. 423-22 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue confirme la légalité de la mesure d'éloignement, le préfet ayant valablement motivé sa décision au regard de la situation de l'intéressé.

Avocat : ROSE

3 juin 2025• 5ème Chambre
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2501652

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant, l'obligation de quitter le territoire français, l'interdiction de retour et la fixation du pays de destination. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en appliquant l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment en ce qui concerne le calcul des heures travaillées, et que la décision n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral.

Avocat : ROSE

3 juin 2025• 7ème chambre OQTF 6 mois
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2209568

Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par Mme C et Mme B d’une demande d’indemnisation pour des fissures apparues sur leur propriété suite à des travaux de démolition menés par la commune de La Fare-les-Oliviers dans le cadre de la réhabilitation d’une école. Le tribunal a jugé que la commune est responsable sans faute des dommages causés aux tiers par ses travaux publics, et que le lien de causalité était établi pour les désordres de fissuration affectant les façades, mais pas pour ceux sur les murs de clôture et cloisons intérieures. En conséquence, la commune a été condamnée à verser aux requérantes une somme de 16 066,63 euros au titre du préjudice matériel, ainsi que 1 000 euros pour le préjudice moral, sur le fondement de la responsabilité sans faute du maître d’ouvrage public. Les frais d’expertise ont également été mis à la charge de la commune.

Avocat : ROSSI-LABORIE

2 juin 2025• 5ème Chambre
TA106Décision

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2500647

Le Tribunal administratif de la Guyane, statuant en référé, a rejeté la demande des consorts F visant à suspendre un arrêté de cessibilité du 18 mai 1979. La requête a été jugée irrecevable car la demande au fond, enregistrée le 6 mai 2025, était tardive, l'arrêté attaqué datant de 1979 et n'ayant pas fait l'objet d'un recours dans le délai de deux mois prévu à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Le tribunal a appliqué le principe de sécurité juridique pour écarter la requête, sans examiner les moyens soulevés par les requérants.

Avocat : SAINTE-ROSE

2 juin 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2432298

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de M. B A, ressortissant ivoirien, contestant l’arrêté du préfet de police du 22 octobre 2024 lui refusant le renouvellement de son titre de séjour, l’obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a accordé l’aide juridictionnelle provisoire au requérant. Sur le fond, il a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l’incompétence, du défaut de motivation, de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’erreur d’appréciation au regard de l’article L. 432-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA). En conséquence, le tribunal a rejeté la requête de M. A.

Avocat : CABINET LYROS AVOCATS (SELARL)

30 mai 2025• 6e Section - 1re Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2513733

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par une requérante demandant d'enjoindre au préfet de police de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction. Postérieurement à l'introduction de la requête, le préfet a délivré le document sollicité. Le juge a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'injonction, devenues sans objet. Il a également admis la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et condamné l'État à verser 800 euros à son avocat au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : CABINET LYROS AVOCATS (SELARL)

30 mai 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2401035

Le Tribunal Administratif de Paris a annulé la décision implicite de rejet du préfet de police concernant la demande de titre de séjour de Mme B, ressortissante camerounaise. La juridiction a estimé que cette décision méconnaissait l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de l'atteinte disproportionnée portée à sa vie privée et familiale. Mme B justifiait d'une résidence continue en France depuis 2012, de liens familiaux étroits avec des membres de sa famille de nationalité française, et d'une intégration sociale et bénévole significative. Le tribunal a enjoint au préfet de lui délivrer une carte de séjour temporaire "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois.

Avocat : CABINET LYROS AVOCATS (SELARL)

28 mai 2025• 1re Section - 3e Chambre
CAA33Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Bordeaux — N° CAA33-24BX02589

Avocat : DA ROS

28 mai 2025• 2ème chambre (formation à 3)
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2304607

Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en formation de 2ème chambre, a annulé les décisions du 16 août 2023 par lesquelles le préfet de Lozère avait refusé de délivrer un titre de séjour à M. B C et Mme A D, ressortissants dominicains. La solution retenue est fondée sur un défaut de motivation des décisions, celles-ci ne comportant pas l'énoncé des considérations de droit requises par les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : ROSE

28 mai 2025• 2ème chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2404591

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant le refus de renouvellement de son certificat de résidence, son expulsion et la fixation du pays de destination. Le tribunal a jugé que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Il a également estimé que l'expulsion était justifiée par la menace à l'ordre public que constituait le comportement délictueux de l'intéressé, et que la décision fixant le pays de destination était légale. En conséquence, l'ensemble des moyens soulevés par M. A ont été écartés.

Avocat : LYROS AVOCATS

28 mai 2025• 8ème chambre
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2304606

Le Tribunal Administratif de Nîmes (2ème chambre) a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. E C, ressortissant dominicain, contre la décision du préfet de la Lozère du 26 mai 2023 retenant son passeport, ceux de ses enfants, ainsi que divers actes d'état civil. Le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions relatives au passeport du requérant et aux actes d'état civil, ceux-ci ayant été restitués le 25 juin 2024. Concernant la rétention des passeports des enfants, le tribunal a annulé la décision préfectorale, estimant que le préfet n'avait pas justifié de la nécessité et de la proportionnalité de cette mesure au regard des dispositions de l'article L. 814-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, interprétées à la lumière de la réserve du Conseil constitutionnel.

Avocat : ROSE

28 mai 2025• 2ème chambre