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AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2403552

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2403552

mercredi 4 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2403552
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation3ème Chambre
Avocat requérantROSSLER

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Nice a été saisi par les époux E, ressortissants algériens, d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus du préfet des Alpes-Maritimes de délivrer un document de circulation pour étranger mineur à leur fille, sur le fondement de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968. En cours d’instance, les requérants se sont désistés de leurs conclusions en annulation et injonction après avoir obtenu le document sollicité. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a condamné l’État à leur verser 900 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 28 juin 2024, M. A E et Mme D C épouse E, représentés par Me Coscat, demandent au tribunal :

1°) d'annuler la décision en date du 10 juin 2024 par laquelle le préfet des Alpes-Maritimes a rejeté leur demande tendant à la délivrance d'un document de circulation pour étranger mineur au bénéfice de leur fille mineure B E ;

2°) d'enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de délivrer à B E un document de circulation pour étranger mineur dans le délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- la décision contestée méconnaît les stipulations du b de l'article 10 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

La requête a été communiquée au préfet des Alpes-Maritimes qui n'a pas produit de mémoire en défense.

Par un mémoire enregistré le 13 mai 2025 les époux E demandent au tribunal de donner acte de leur désistement partiel avec maintien de leur demande de versement des frais d'instance à hauteur de 1 000 euros, au motif qu'ils ont reçu le document sollicité.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme Raison a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. E et Mme D C épouse E, titulaires d'un certificat de résidence algérien valable jusqu'en 2025, ont déposé le 8 avril 2024 une demande tendant à la délivrance d'un document de circulation pour étranger mineur au bénéfice de leur fille B E, née en 2016. Par une décision du 10 juin 2024, le préfet des Alpes-Maritimes a rejeté leur demande. Par leur requête, M. et Mme E demandent au tribunal d'annuler cette décision.

2. Par un mémoire enregistré le 13 mai 2025, M. et Mme E déclarent se désister purement et simplement de leurs conclusions à fin d'annulation et d'injonction. Ce désistement étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat une somme de 900 euros à verser à M. et Mme E sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

DÉCIDE :

Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions à fin d'annulation et d'injonction de la requête présentée par M. et Mme E.

Article 2 : L'Etat versera à M. et Mme E une somme de 900 (neuf cents) euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A E et Mme D C épouse E et au préfet des Alpes- Maritimes.

Copie en sera adressée au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur.

Délibéré après l'audience du 14 mai 2025, à laquelle siégeaient :

- Mme Sorin, présidente,

- Mme Raison, première conseillère,

- M. Loustalot-Jaubert, conseiller,

assistés de M. Crémieux, greffier.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 juin 2025.

La rapporteure,

Signé

L. RAISONLa présidente,

Signé

G. SORIN

Le greffier,

Signé

D. CREMIEUX

La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition conforme,

Pour le greffier en Chef,

Le greffier,

N°240355

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