607 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
607
Décisions totales
383 581
Ordonnances
285 215
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B..., une ressortissante érythréenne, qui demandait l'annulation du refus de titre de séjour et de l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) prononcés par le préfet de Maine-et-Loire. La juridiction a estimé que la requérante n'apportait pas la preuve de liens familiaux effectifs et stables en France au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et que son état de santé ne justifiait pas, à lui seul, l'admission au séjour. Concernant la désignation de l'Érythrée comme pays de destination, le tribunal a jugé que cette décision ne méconnaissait pas l'article 3 de la CEDH ni l'article L. 721-4 du CESEDA, l'administration ayant produit des éléments attestant de l'absence de risque avéré.
Avocat : ROULLEAU
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de Mme A... B..., une ressortissante guinéenne, qui demandait l'annulation de son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et de l'arrêté fixant la Guinée comme pays de destination. La juridiction estime que la requérante n'apporte pas la preuve que son renvoi en Guinée l'exposerait personnellement à un risque de traitements contraires à l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal applique ainsi les dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : ROULLEAU
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme E... visant à annuler le refus préfectoral de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a jugé que l'agent signataire de la décision était compétent et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en appliquant l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : ROULLEAU
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête en annulation d'un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et imposant une obligation de quitter le territoire français. Le juge estime que le requérant, ressortissant camerounais, ne démontre pas l'existence de liens personnels et familiaux en France suffisamment intenses et stables pour justifier la délivrance d'un titre au titre de la vie privée et familiale (article L. 423-23 du CESEDA). La décision attaquée n'est pas entachée d'une erreur de droit ou d'une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale.
Avocat : ROULLEAU
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a annulé la décision du préfet de Maine-et-Loire, considérant que le refus de délivrer un titre de séjour au titre de l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) était entaché d'erreur de droit. Il a jugé que l'administration n'avait pas correctement apprécié le risque de conséquences d'une exceptionnelle gravité pour l'état de santé de l'enfant de la requérante, atteint d'un trouble du spectre autistique.
Avocat : ROULLEAU
Avocat : ROULLEAU
Le Tribunal administratif de Nantes a annulé la partie de l'arrêté préfectoral du 4 novembre 2024 qui fixait Madagascar comme pays de destination pour l'éloignement de la requérante. Le juge a estimé que le préfet de Maine-et-Loire avait méconnu l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme en ne tenant pas compte d'un complément de récit détaillé faisant état de risques de traitements inhumains ou dégradants. Les autres conclusions de la requête, notamment la demande d'injonction et la condamnation aux dépens, ont été rejetées.
Avocat : ROULLEAU
Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé l'arrêté préfectoral du 12 mars 2025 ordonnant l'éloignement de Mme B... A..., une ressortissante tchadienne, ainsi que les mesures connexes (délai de départ, pays de destination, interdiction de retour). La juridiction a jugé que la préfète avait méconnu l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme en ne procédant pas à une appréciation concrète et individualisée de la situation personnelle et familiale de l'intéressée, notamment au regard de son intégration en France. Les textes appliqués sont l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 8 de la CEDH.
Avocat : ROULET
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a été saisi d'une requête en excès de pouvoir visant à enjoindre au préfet de convoquer la requérante pour le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a constaté que la convocation avait été délivrée après l'introduction de la requête, rendant sans objet la demande d'injonction. Il a néanmoins condamné l'État à verser à la requérante 800 euros au titre des frais exposés pour le procès, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : IVALDI DE GUEROULT D'AUBLAY
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler un arrêté préfectoral ordonnant son transfert vers l'Italie au titre du règlement Dublin III. Le tribunal a estimé que le requérant n'apportait pas la preuve de défaillances systémiques en Italie créant un risque de traitement inhumain ou dégradant, et que sa situation personnelle (compagne enceinte, présence d'un frère en France) n'était pas suffisante pour invoquer la clause discrétionnaire de l'article 17. La décision s'appuie sur le règlement (UE) n° 604/2013 et le respect des droits fondamentaux.
Avocat : ROULLEAU
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de la demanderesse visant à annuler un arrêté préfectoral ordonnant son transfert vers l'Italie au titre du règlement Dublin III. La juridiction estime que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'autorité signataire et l'existence de défaillances systémiques en Italie, ne sont pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 et sur l'évaluation des conditions d'accueil dans l'État membre responsable.
Avocat : ROULLEAU
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête en excès de pouvoir de Mme A..., ressortissante indienne, visant l'annulation d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction estime que la requérante n'apporte pas la preuve d'un risque personnel et effectif de traitements contraires à l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme en cas de retour en Inde, malgré ses allégations liées à son mariage inter-caste. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 3 de la CEDH.
Avocat : ROULLEAU
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette les requêtes visant à annuler les arrêtés préfectoraux ordonnant le transfert de deux demandeurs d'asile vers l'Italie. Le tribunal écarte le moyen d'incompétence et estime que les requérants ne démontrent pas l'existence de défaillances systémiques en Italie au sens du règlement Dublin III (règlement UE n°604/2013). La juridiction considère également que l'application des clauses discrétionnaires de l'article 17 de ce même règlement n'est pas justifiée au regard de la situation personnelle des requérants.
Avocat : ROULLEAU
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... visant à annuler une décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour. La juridiction a jugé la demande manifestement irrecevable, considérant qu'en l'absence de récépissé, le silence de la préfète sur sa demande d'admission exceptionnelle au séjour ne pouvait faire naître une telle décision implicite de rejet. La solution s'appuie sur les articles R. 432-1 et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET IVALDI DE GUEROULT D'AUBLAY
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant malgache, visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et lui enjoignant de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que le signataire de l'arrêté était compétent en vertu d'une délégation et que la motivation de la décision, fondée sur l'absence de caractère réel et sérieux des études, était suffisante au regard des articles L. 422-1 et L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a également considéré que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme n'était pas fondé.
Avocat : CABINET IVALDI & DE GUEROULT D'AUBLAY
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de Mme F... visant à annuler son arrêté de transfert vers l'Italie au titre du règlement Dublin III. Le tribunal estime que le signataire de l'arrêté était compétent et qu'aucun élément ne démontre l'existence en Italie de défaillances systémiques dans la procédure d'asile et les conditions d'accueil constituant un risque de traitement inhumain ou dégradant au sens de l'article 4 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne. La décision s'appuie sur le règlement (UE) n°604/2013, la Convention européenne des droits de l'homme et la Charte des droits fondamentaux de l'UE.
Avocat : ROULLEAU
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, a suspendu l'exécution de l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement du titre de séjour de M. B... Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée par la privation de soins vitaux et que l'avis médical de l'OFII, invoqué par le préfet, ne permettait pas d'écarter un doute sérieux sur la légalité du refus au regard de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le préfet a été enjoint de réexaminer la situation du requérant sous astreinte.
Avocat : CABINET IVALDI DE GUEROULT D'AUBLAY
Le Tribunal administratif de Nantes rejette la requête en annulation du refus d'accorder les conditions matérielles d'accueil à un enfant mineur. Le tribunal estime que la demande d'asile présentée pour cet enfant, né après le rejet définitif des demandes de ses parents, constitue une demande de réexamen au sens des articles L. 551-15 et L. 531-41 du CESEDA. Il considère également que la requérante n'apporte pas d'éléments suffisants pour établir une situation de vulnérabilité justifiant l'octroi de ces conditions d'accueil.
Avocat : ROULLEAU
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de M. A... visant à annuler un arrêté d'obligation de quitter le territoire (OQTF) et un arrêté d'assignation à résidence. La juridiction estime le recours manifestement irrecevable car introduit après l'expiration du délai de sept jours prévu à l'article L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le tribunal n'examine pas le fond des décisions contestées.
Avocat : CABINET IVALDI & DE GUEROULT D'AUBLAY
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête d'un demandeur d'asile contestant le refus de l'OFII de lui accorder des conditions matérielles d’accueil. Le tribunal estime que le refus est légal car il concerne une demande de réexamen d'asile, situation prévue par l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Il considère également que le requérant n'a pas démontré être dans une situation de vulnérabilité particulière justifiant une dérogation à ce refus.
Avocat : ROULLEAU