LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2601545

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2601545

mercredi 18 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2601545
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation- Etrangers - 15 jours
Avocat requérantROULLEAU

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Nantes rejette la requête en annulation du refus d'accorder les conditions matérielles d'accueil à un enfant mineur. Le tribunal estime que la demande d'asile présentée pour cet enfant, né après le rejet définitif des demandes de ses parents, constitue une demande de réexamen au sens des articles L. 551-15 et L. 531-41 du CESEDA. Il considère également que la requérante n'apporte pas d'éléments suffisants pour établir une situation de vulnérabilité justifiant l'octroi de ces conditions d'accueil.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 26 janvier 2026, Mme B... A..., représentée par Me Roulleau, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision du 16 janvier 2026 par laquelle le directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a refusé à son enfant mineur C... E... le bénéfice des conditions matérielles d’accueil ;

2°) d’enjoindre à l’OFII d’accorder à son enfant le bénéfice des conditions matérielles d’accueil dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de l’OFII la somme de 1 500 euros, à verser à son conseil, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 sur l’aide juridique, sous réserve de sa renonciation à percevoir la part contributive de l’Etat ;

4°) de mettre les dépens à la charge de l’OFII.

Il soutient que la décision méconnaît les dispositions des articles L. 551-15 et L. 531-41 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile dès lors que, d’une part, la demande d’asile présentée pour C... E... par sa mère n’est pas une demande de réexamen, mais une première demande, et, d’autre part, qu’elle ne prend pas en compte la vulnérabilité de l’enfant et de sa famille.

Mme A... a été admise au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale par une décision du 27 janvier 2026.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Le rapport de M. Hervouet a été entendu au cours de l’audience publique.

Les parties n’étant ni présentes ni représentées, la clôture de l’instruction a été prononcée à la suite de l’appel de l’affaire à l’audience.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B... A..., ressortissante ivoirienne née le 20 juillet 1995, a vu sa demande d’asile rejetée par une décision du directeur général de l’office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) en date du 31 mars 2025, confirmée par une décision du 15 septembre 2025, devenue irrévocable, de la cour nationale du droit d’asile. Elle a présenté, au nom de son deuxième enfant, C... E..., né le 30 septembre 2024, une demande d’asile, laquelle a été rejetée par une décision du 7 novembre 2025 du directeur général de l’OFPRA. Par une décision du 16 janvier 2026, dont la requérante demande au tribunal de prononcer l’annulation, le directeur général de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) a refusé d’accorder à l’enfant C... E... le bénéfice des conditions matérielles d’accueil.

2. Aux termes de l’article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : « Les conditions matérielles d'accueil sont refusées, totalement ou partiellement, au demandeur, dans le respect de l'article 20 de la directive 2013/33/ UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 établissant des normes pour l'accueil des personnes demandant la protection internationale, dans les cas suivants : (...) / 3° Il présente une demande de réexamen de sa demande d'asile ; (...) / La décision de refus des conditions matérielles d'accueil prise en application du présent article est écrite et motivée. / Elle prend en compte la vulnérabilité du demandeur ». Aux termes de l’article L. 531-41 du même code : « Constitue une demande de réexamen une demande d'asile présentée après qu'une décision définitive a été prise sur une demande antérieure. (...) ».

3. En premier lieu, en cas de naissance ou d’entrée en France d’un enfant mineur postérieurement au rejet définitif de la demande d’asile présentée par ses parents en leur nom propre, et, le cas échéant, au nom de leurs autres enfants mineurs nés ou entrés en France avant qu’il ne soit statué de manière définitive sur leur demande, la demande d’asile présentée au nom de cet enfant constitue, au vu de cet élément nouveau, une demande de réexamen, sauf lorsque l’enfant établit que la personne qui a présenté la demande n’était pas en droit de le faire.

4. Il ressort des pièces du dossier que les demandes d’asile présentées pour eux-mêmes et leur premier enfant par Mme B... A... et son conjoint, père F..., ont été rejetées par des décisions, devenues irrévocables, de la cour nationale du droit d’asile en date du 15 septembre 2025. Par suite, et dépit de ce que ces décisions ne font pas mention de l’enfant C... Kouletana, la demande d’asile présentée pour celui-ci par sa mère constitue, contrairement à ce qu’elle soutient, une demande de réexamen.

5. En deuxième lieu, si la requérante se prévaut de la vulnérabilité de son enfant et de la famille, elle se borne à soutenir, en termes généraux et peu circonstanciés, qu’elle-même et le père de l’enfant ne disposent ni de ressources propres et vivent dans des conditions précaires sans assortir ces allégations d’aucune précision ni du moindre élément matériel. Il ressort, en outre, du compte-rendu de l'entretien d’évaluation de vulnérabilité qui s’est tenu le 12 décembre 2025 que Mme A... n’a déclaré pour elle-même, ses enfants et leur père aucun problème de santé. Dans ces conditions, elle n’établit pas que la famille se trouvait, à la date de la décision contestée, dans une situation de particulière vulnérabilité justifiant que les conditions matérielles d’accueil lui soient accordées. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l’article L. 551-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile doit être écarté.

6. En troisième lieu, il ne ressort ni des mentions de la décision en litige, laquelle est suffisamment motivée, ni des autres pièces du dossier que le directeur général de l’OFII se serait abstenu de procéder à un examen particulier de la situation de l’enfant C... E... et de sa famille, portant notamment sur sa vulnérabilité. Par suite, le moyen tiré du défaut d’un tel examen doit être écarté.

7. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de Mme A... doit être rejetée, y compris en ce qu’elle comporte des conclusions à fin d’injonction et des demandes relatives aux frais liés au litige.


D E C I D E :


Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B... A..., à l'Office français de l'immigration et de l'intégration et à Me Roulleau.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 février 2026.

Le président du tribunal,




C. Hervouet


La greffière,




G. Peigné

La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,

2

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions