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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

479 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

479

Décisions totales

383 581

Ordonnances

304 706

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : ROULEffacer tout
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2402639

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa, qui avait rejeté la demande de visa de long séjour de Mme B... et de ses enfants, présentée au titre de la réunification familiale d’un réfugié. Le tribunal a jugé que l’administration avait commis une erreur d’appréciation en estimant que l’identité et les liens familiaux n’étaient pas établis, alors que les actes d’état civil produits, bien que présentant des irrégularités formelles, étaient corroborés par des éléments de possession d’état et ne pouvaient être écartés sans un examen plus approfondi. En conséquence, le tribunal a enjoint au ministre de l’intérieur de délivrer les visas sollicités dans un délai de deux mois, sur le fondement des articles L. 561-2 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : ROULLEAU

3 octobre 2025• 8ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2412324

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire refusant le renouvellement de son titre de séjour pour raisons de santé. Le requérant invoquait une méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal s'est fondé sur l'avis du collège de médecins de l'OFII, qui estimait que M. A... pouvait bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine, la Guinée. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : ROULLEAU

2 octobre 2025• 4ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2515418

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. B..., ressortissant afghan, contestant le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui rétablir les conditions matérielles d'accueil. Le requérant invoquait une méconnaissance de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et une erreur manifeste d'appréciation, en raison de sa vulnérabilité liée à des problèmes de santé psychologique. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le non-respect des obligations par le demandeur était établi et que les éléments médicaux fournis, notamment une attestation d'un psychologue et d'une infirmière, ne suffisaient pas à démontrer que l'OFII avait commis une erreur d'appréciation en refusant le rétablissement des conditions matérielles d'accueil. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

Avocat : ROULLEAU

30 septembre 2025• - Etrangers - 15 jours
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2215880

Le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision implicite de l’OFII refusant les conditions matérielles d’accueil à l’enfant F... C..., mineure accompagnant ses parents demandeurs d’asile. La requête est jugée recevable, le moyen tiré de l’erreur de droit étant suffisamment exposé. Le tribunal estime que la demande d’asile de l’enfant ne constitue pas une demande de réexamen, contrairement à ce qu’a retenu l’OFII, et que le refus est donc entaché d’une erreur de droit au regard des articles L. 521-3 et L. 531-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : ROULLEAU

30 septembre 2025• 3ème Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2409604

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours de M. A, ressortissant ivoirien, contre un arrêté préfectoral refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a annulé cet arrêté, estimant que le préfet avait commis une erreur de droit en se fondant sur l'accord franco-ivoirien plutôt que sur l'article L. 422-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, applicable à la demande de carte "recherche d'emploi ou création d'entreprise". La solution retenue repose sur l'article 14 de la convention franco-ivoirienne, qui renvoie au droit national pour les points non traités, et sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CABINET IVALDI & DE GUEROULT D'AUBLAY

24 septembre 2025• 11ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2418112

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C..., ressortissant congolais, contestant l’arrêté du préfet de Maine-et-Loire du 10 octobre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, estimant que l’intéressé, entré récemment en France et n’y justifiant pas de liens intenses et stables, pouvait poursuivre sa vie privée et familiale dans son pays d’origine. Il a également jugé que l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, invoqué pour une régularisation, ne confère pas un droit au séjour mais un pouvoir discrétionnaire à l’administration, ce qui ne fait pas obstacle à la mesure d’éloignement. La solution retenue est donc le rejet de la demande d’annulation et des conclusions accessoires.

Avocat : ROULLEAU

23 septembre 2025• 1ère Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2515046

Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de M. B D, ressortissant azerbaïdjanais, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire l'assignent à résidence pour 45 jours avec obligation de se présenter deux fois par semaine au commissariat de Saumur. Le tribunal écarte le moyen d'incompétence du signataire, le préfet ayant régulièrement délégué sa signature. Il juge que la mesure, fondée sur les articles L. 731-1, L. 732-3, L. 733-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, est légale car l'éloignement de l'intéressé, sous le coup d'une obligation de quitter le territoire français, demeure une perspective raisonnable. La fréquence des présentations est également considérée comme nécessaire, adaptée et proportionnée à l'objectif de contrôle, sans que la situation familiale de M. D n'y fasse obstacle.

Avocat : ROULLEAU

18 septembre 2025• - Etrangers - 15 jours
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2515047

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme D, ressortissante azerbaïdjanaise, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire l'assignait à résidence pour 45 jours avec obligation de se présenter deux fois par semaine au commissariat. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a jugé que la mesure, fondée sur les articles L. 731-1, L. 732-3 et L. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était nécessaire, adaptée et proportionnée à l'objectif de garantir l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de Mme D.

Avocat : ROULLEAU

18 septembre 2025• - Etrangers - 15 jours
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2418620

Le Tribunal Administratif de Nantes annule l’arrêté du 1er octobre 2024 par lequel le préfet de Maine-et-Loire a obligé M. B... A..., ressortissant angolais, à quitter le territoire français et a fixé le pays de destination. Le tribunal juge que cette décision méconnaît l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, en raison de l’atteinte disproportionnée portée à sa vie privée et familiale, compte tenu de la présence en France de plusieurs membres de sa famille ayant obtenu la protection subsidiaire. En conséquence, l’obligation de quitter le territoire et la décision fixant le pays de destination sont annulées. Le tribunal enjoint au préfet de délivrer à M. B... A... une autorisation provisoire de séjour et de réexaminer sa situation dans un délai de deux mois.

Avocat : ROULLEAU

16 septembre 2025• 1ère Chambre
CAA44Décision• excès de pouvoir

Cour Administrative d'Appel de Nantes — N° CAA44-24NT03029

Avocat : ROULLEAU

12 septembre 2025• 4ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2403774

Le Tribunal administratif de Nantes annule l'arrêté du 20 février 2024 par lequel le préfet de Maine-et-Loire a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme A C, ressortissante soudanaise. Le tribunal constate que l'intéressée avait obtenu le bénéfice de la protection subsidiaire le 17 novembre 2023, ce qui lui ouvrait droit à un titre de séjour en application de l'article L. 561-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le préfet a donc méconnu le champ d'application de ce texte. Par ailleurs, les décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixation du pays de destination ayant été retirées par un arrêté du 1er mars 2024, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions dirigées contre elles.

Avocat : ROULLEAU

19 août 2025• 3ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2510544

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, un ressortissant guinéen, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a accepté la substitution de base légale demandée par l'OFII, fondant le refus sur l'article L. 551-15, 3° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, au motif que M. B présentait une demande de réexamen de sa demande d'asile. Le juge a estimé que ce motif n'était entaché d'aucune erreur et que le requérant n'avait pas apporté d'éléments démontrant sa vulnérabilité. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions de la requête.

Avocat : ROULLEAU

30 juillet 2025• - Etrangers - 15 jours
CAA44Décision• excès de pouvoir

Cour Administrative d'Appel de Nantes — N° CAA44-25NT01357

Avocat : ROULLEAU

22 juillet 2025• 1ère Chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2508378

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 10 février 2025 par lequel le préfet de Seine-et-Marne a refusé le renouvellement du titre de séjour de M. C, ressortissant malgache. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas satisfaite, le requérant n'établissant pas de manière suffisante que la décision préjudiciait de manière grave et immédiate à sa situation, notamment au regard de la suspension de son contrat d'apprentissage. Par ailleurs, les moyens soulevés, tirés de l'insuffisance de motivation, du défaut de délégation de signature, de l'erreur de fait et de l'erreur manifeste d'appréciation, n'ont pas été retenus comme créant un doute sérieux sur la légalité de la décision.

Avocat : CABINET IVALDI & DE GUEROULT D'AUBLAY

21 juillet 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2510641

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. B, ressortissant azerbaïdjanais, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision de l’OFII du 5 juin 2025 mettant fin à ses conditions matérielles d’accueil. Le requérant invoquait une méconnaissance de l’article L. 551-16 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, en raison de sa vulnérabilité liée à des troubles psychiatriques. Le tribunal a annulé la décision de l’OFII, estimant que l’administration n’avait pas suffisamment pris en compte la vulnérabilité du demandeur, notamment son état de santé nécessitant un suivi médical rapproché. La solution retenue s’appuie sur les dispositions de l’article L. 551-16 et L. 522-3 du même code, qui imposent une évaluation de la vulnérabilité avant toute cessation des conditions matérielles d’accueil.

Avocat : ROULLEAU

18 juillet 2025• - Etrangers - 15 jours
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2510797

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante mauritanienne, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire du 13 mai 2025 l'assignant à résidence pour 45 jours dans l'attente de son transfert vers l'Espagne. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la signataire bénéficiant d'une délégation régulière, et a jugé inopérant le moyen tiré des conditions de notification. Il a estimé que la mesure était légalement fondée sur les articles L. 573-2 et L. 751-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans erreur manifeste d'appréciation.

Avocat : ROULLEAU

17 juillet 2025• - Etrangers - 15 jours
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2405329

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé l'arrêté du préfet de la Gironde du 26 juillet 2024 refusant un titre de séjour à M. A, ressortissant turc. La juridiction a jugé que le préfet n'avait pas pris en compte les éléments de la vie privée et familiale de l'intéressé postérieurs à la période de fraude (usage de la fausse identité de son frère), en méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à M. A un titre de séjour portant la mention "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois.

Avocat : A.A.R.P.I. IVALDI ET DE GUE´ROULT D'AUBLAY

16 juillet 2025• 2ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2402157

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. A et de l'association "Orthophonistes du monde" contestant le refus de délivrance d'un visa de court séjour professionnel. La juridiction a d'abord jugé irrecevables les conclusions de l'association, faute pour elle de justifier d'un intérêt à agir. Sur le fond, le tribunal a rejeté la demande d'annulation de M. A, estimant que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur l'absence d'assurance voyage adéquate et sur un risque de détournement de l'objet du visa. La solution s'appuie notamment sur le règlement (CE) n° 810/2009 (code des visas) et les articles L. 311-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : ROULLEAU

15 juillet 2025• 11ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2511123

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du 5 juin 2025 par laquelle la directrice territoriale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) avait mis fin aux conditions matérielles d'accueil de Mme et M. A, ressortissants angolais demandeurs d'asile. La décision était fondée sur leur absence à l'embarquement d'un vol de transfert vers le Portugal, mais le tribunal a jugé que l'OFII avait commis une erreur d'appréciation au regard de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a relevé la vulnérabilité particulière des requérants, notamment l'état de santé de Mme A (porteuse du VIH et souffrant de stress post-traumatique) et la présence de leur enfant mineur scolarisé, éléments imposant le maintien des conditions matérielles d'accueil.

Avocat : ROULLEAU

15 juillet 2025• - Etrangers - 15 jours
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2503261

Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé l'arrêté du 23 juin 2025 par lequel la préfète du Loiret avait assigné à résidence M. A, ressortissant algérien, pour une durée d'un an. La juridiction a jugé que cette durée excédait le maximum de quarante-cinq jours prévu par l'article L. 732-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), sur lequel l'arrêté se fondait, constituant ainsi une erreur de droit. La demande de substitution de base légale de la préfète, invoquant l'article L. 731-3 du CESEDA, a été rejetée car l'arrêté initial mentionnait une perspective raisonnable d'éloignement, incompatible avec ce fondement. En conséquence, le tribunal a annulé l'arrêté et mis à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au titre des frais de justice.

Avocat : ROULET

9 juillet 2025• Reconduite à la frontière