1 194 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 194
Décisions totales
383 581
Ordonnances
255 493
Avec résumé IA
Avocat : ROUSSEAU-BAERT
Avocat : TANDONNET- ROUSSIN
Avocat : CABINET ROUSSEAU, TAPIE
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 14 octobre 2024 refusant son admission exceptionnelle au séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, estimant que la vie privée et familiale de l'intéressé n'était pas suffisamment ancrée en France, notamment en raison de ses attaches familiales en Côte d'Ivoire. Il a également jugé que la situation de M. A ne relevait pas de considérations humanitaires ou de motifs exceptionnels au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, les risques allégués en cas de retour dans son pays d'origine n'ont pas été établis, et l'illégalité du refus de séjour n'étant pas démontrée, l'obligation de quitter le territoire français a été jugée légale.
Avocat : BROUSSE
Le Tribunal Administratif de Besançon a examiné la requête de M. A, propriétaire d’une parcelle à Revigny, contestant le refus implicite des autorités (commune, communauté d’agglomération ECLA et département du Jura) de rétablir les accès piéton et charretier à sa maison, supprimés lors de travaux de rehaussement de la route départementale et de création d’une piste cyclable. Le tribunal a rejeté la demande du département du Jura tendant à sa mise hors de cause, considérant que son président, en tant que gestionnaire du domaine départemental, était compétent pour statuer sur la demande de M. A. La solution retenue s’appuie sur l’article L. 3221-4 du code général des collectivités territoriales, relatif aux pouvoirs de gestion du domaine public départemental.
Avocat : BARBEROUSSE
Avocat : CABINET ROUSSEAU, TAPIE;SCP DUHAMEL
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B, qui demandait l'annulation d'un permis de construire une stabulation délivré au GAEC Duroy par le maire de Perpezac-le-Blanc. En application de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme, l'auteur d'un recours contre une décision d'urbanisme doit notifier son recours à l'auteur de la décision et au bénéficiaire dans un délai de quinze jours francs. Mme B n'ayant pas justifié de cette notification malgré une demande de régularisation, sa requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : SCP D'AVOCATS MICHEL LABROUSSE - CELINE REGY - FRANCOIS ARMAND & ASSOCIES
Avocat : PROUST
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement pur et simple de M. B, qui contestait une décision du ministre de l'intérieur retirant 4 points de son permis de conduire. Le requérant ayant renoncé à son recours en excès de pouvoir, l'instance a été close sans examen au fond. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, donne acte de ce désistement et met fin à la procédure.
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par Mme B d’un recours en annulation contre un permis de construire tacite délivré par le maire d’Estivaux à Mme C pour la réhabilitation d’une grange en habitation. Mme B invoquait notamment l’incomplétude du dossier, la méconnaissance du plan local d’urbanisme et des règles sanitaires applicables aux élevages. En cours d’instance, Mme B s’est désistée de sa requête suite à un accord amiable avec Mme C, désistement accepté par les parties. Le tribunal a constaté ce désistement, qui emporte extinction de l’instance, et a renoncé à statuer sur les fins de non-recevoir soulevées en défense.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la SARL centrale dépannage. Celle-ci contestait le rejet de son offre pour le lot n°13 d'un marché public de construction, motif pris de la présentation d'une variante interdite par le règlement de consultation. Le juge a estimé que le règlement de consultation, qui prohibait les variantes, prévalait sur les dispositions contradictoires du CCTP, et que le pouvoir adjudicateur n'était pas tenu de solliciter une régularisation de l'offre irrégulière. La solution retenue applique les articles L. 551-1 du code de justice administrative et L. 2152-2 du code de la commande publique.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B, agent hospitalier, qui contestait son placement en disponibilité d'office par le centre hospitalier de Martigues. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, d'insuffisance de motivation et de vice de procédure, estimant que la décision était régulière et que le comité médical n'avait pas à être consulté préalablement. Il a jugé que le placement en disponibilité d'office était légal car M. B avait épuisé ses droits à congé de maladie ordinaire, et que la mesure n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 et le décret n°88-386 du 19 avril 1988.
Avocat : SCP PLANTARD ROCHAS VIRY & ROUSTAN BERIDOT
Le Tribunal administratif de Marseille annule la décision du 2 juillet 2020 par laquelle le directeur du centre hospitalier de Martigues a retiré la fixation de la date de consolidation de l'accident de service de M. C au 20 août 2017 pour la reporter au 16 avril 2018. Le tribunal juge que ce retrait, intervenu plus de quatre mois après la décision initiale créatrice de droits, méconnaît les articles L. 242-1 et L. 242-4 du code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue est l'annulation de la décision attaquée et de la décision implicite de rejet du recours gracieux.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête en référé suspension de Mme C, qui contestait la décision de l’IRTS Nouvelle-Aquitaine Bordeaux du 11 décembre 2024 prononçant l’arrêt de sa formation d’éducateur de jeunes enfants. Saisi sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés (irrégularité de la commission de discipline, incompétence de l’auteur de l’acte, défaut de motivation, erreur de fait, disproportion de la sanction) n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d’urgence n’a pas été examinée. Les conclusions à fin d’injonction et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné deux requêtes de Mme B A. La première visait l'annulation d'un arrêté du préfet du Val-d'Oise du 7 avril 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français, avec refus de délai de départ volontaire, fixation du pays de destination et interdiction de retour d'un an. La seconde contestait un arrêté du 10 avril 2025 la maintenant en rétention pour l'instruction de sa demande d'asile. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur, du défaut de motivation, de la violation du droit d'asile et de la vie privée et familiale, ainsi que de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, le tribunal a rejeté les deux requêtes, confirmant la légalité des décisions préfectorales fondées sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : ROUSSEL
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné les recours de Mme B A contre deux arrêtés du préfet du Val-d'Oise : le premier du 7 avril 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français avec interdiction de retour d'un an, et le second du 10 avril 2025 ordonnant son maintien en rétention pour l'instruction de sa demande d'asile. La requérante contestait notamment la légalité de l'obligation de quitter le territoire, invoquant son droit d'asile et sa vie privée, ainsi que le caractère non dilatoire de sa demande d'asile et l'absence de garanties de représentation. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que les décisions étaient suffisamment motivées, que l'auteur était compétent, et que la demande d'asile présentait un caractère dilatoire justifiant le maintien en rétention. La solution retenue est le rejet des requêtes, sur le fondement des articles L. 521-1, L. 521-7, L. 612-6, L. 754-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et de l'article 3 de la convention européenne des droits de l'homme
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement de M. C de sa requête en excès de pouvoir dirigée contre la décision implicite de rejet du préfet de la Seine-Saint-Denis relative à une demande de regroupement familial. Ce désistement a été constaté en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, faute pour le requérant d'avoir confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois imparti. Le tribunal a également prononcé l'admission provisoire de M. C au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Avocat : JARROUSSE-DESTABLE
Le Tribunal administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision de l’OFII mettant fin à ses conditions matérielles d’accueil. Le requérant avait présenté deux demandes d’asile sous des identités et dates de naissance différentes, ce qui constitue un motif légal de cessation des conditions d’accueil en application des articles L. 551-15 et L. 551-16 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l’erreur manifeste d’appréciation, estimant que l’administration n’avait pas commis d’erreur en retenant ce motif.