LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA33-2502529

Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2502529

vendredi 2 mai 2025

JuridictionTribunal Administratif de Bordeaux
SectionTribunal Administratif de Bordeaux
N° DossierTA33-2502529
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantPROUST

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête en référé suspension de Mme C, qui contestait la décision de l’IRTS Nouvelle-Aquitaine Bordeaux du 11 décembre 2024 prononçant l’arrêt de sa formation d’éducateur de jeunes enfants. Saisi sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés (irrégularité de la commission de discipline, incompétence de l’auteur de l’acte, défaut de motivation, erreur de fait, disproportion de la sanction) n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d’urgence n’a pas été examinée. Les conclusions à fin d’injonction et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 16 avril 2025, Mme B C, représentée par Me Lindagba-Mba, demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de suspendre l'exécution de la décision du 11 décembre 2024 par laquelle l'institut régional du travail social Nouvelle-Aquitaine Bordeaux a décidé de l'arrêt de sa formation ;

2°) d'enjoindre à l'IRTS Nouvelle-Aquitaine Bordeaux de la réintégrer dans sa troisième année de formation et de la présenter aux examens de validation de son diplôme d'éducateur jeunes enfants (A) ;

3°) de mettre à la charge de l'IRTS Nouvelle-Aquitaine Bordeaux le versement d'une somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

-la condition d'urgence est remplie en raison des effets immédiats de la décision d'arrêt de la formation sur sa situation personnelle, scolaire et professionnelle ;

- il existe des moyens propres à créer un doute quant à la légalité de la décision contestée : la composition de la commission de discipline était irrégulière, elle n'était pas présidée par la directrice générale de l'IRTS et ne comprenait pas au moins un représentant des étudiants stagiaires de la promotion considérée ; la décision contestée, qui a été signée par la cheffe de service CFA, a été prise par une autorité incompétente ; la décision contestée ne comporte pas la mention des voies et délais de recours en méconnaissance de l'article R. 421-5 du code des relations entre le public et l'administration ; la matérialité des faits reprochés n'est pas établie ; il existe une discordance entre le motif de la convocation et la séance du conseil de discipline ; aucun manque d'implication ou de motivation ne peut lui être reproché alors qu'elle est en 3ème et dernière année de sa formation, sans redoublement ; la sanction est disproportionnée.

Par un mémoire, enregistré le 2 mai 2025, l'IRTS Nouvelle Aquitaine Bordeaux conclut au rejet de la requête. Et à la mise à la charge de la requérante d'une somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- les conclusions de la requête sont irrecevables dès lors que la suspension de l'exécution de la décision aurait les mêmes effets qu'un jugement d'annulation, en méconnaissance de l'article L. 511-1 du code de justice administrative ;

- la condition d'urgence n'est pas remplie ;

- aucun des moyens développés par la requérante n'est propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée.

Vu

- la requête enregistrée le 15 avril 2025 sous le n° 2502509 tendant à l'annulation de la décision du 11 décembre 2024 ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Gay, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique tenue le vendredi 2 mai 2025 à 10 heures, en présence de M. Henrion, greffier d'audience, Mme Gay a lu son rapport et entendu :

- Me Lindagba-Mba, représentant Mme C, qui confirme ses écritures ;

- Me Roncin, substituant Me Proust, représentant l'IRTS Nouvelle Aquitaine Bordeaux, qui confirme ses écritures.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B C est inscrite au sein du centre de formation d'apprentis (CFA) de l'institut régional du travail social (IRTS) Nouvelle-Aquitaine Bordeaux en vue de la préparation du diplôme d'état d'éducateur de jeunes enfants (A) depuis la rentrée 2022 et bénéficie d'un contrat d'apprentissage au sein de la crèche Les Violettes à Pessac. Mme C demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution de la décision du 11 décembre 2024 par laquelle l'IRTS Nouvelle-Aquitaine Bordeaux a décidé de l'arrêt de sa formation.

Sur les conclusions présentées sur le fondement de l'article L 521-1 du code de justice administrative :

2. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ".

3. En l'état de l'instruction, aucun des moyens invoqués tels qu'énoncés dans les visas n'est de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision du 11 décembre 2024. Par suite, sans qu'il soit besoin de statuer sur la condition d'urgence, les conclusions tendant à la suspension de l'exécution de cette décision doivent être rejetées, y compris les conclusions à fin d'injonction.

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

4. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'IRTS Nouvelle-Aquitaine Bordeaux, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée par Mme C au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens. Compte tenu de la situation économique de la partie perdante, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de l'IRTS Nouvelle-Aquitaine Bordeaux présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E:

Article 1er : La requête n° 2502529 présentée par Mme C est rejetée.

Article 2 : Les conclusions présentées par l'IRTS Nouvelle-Aquitaine Bordeaux sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B C et à l'institut régional du travail social Nouvelle-Aquitaine Bordeaux.

Fait à Bordeaux, le 2 mai 2025.

La juge des référés,Le greffier,

N. Gay P. Henrion

La République mande et ordonne au préfet de la Gironde en ce qui le concerne, ou à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions