380 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
380
Décisions totales
383 581
Ordonnances
271 267
Avec résumé IA
Avocat : CABINET ROUSSEAU, TAPIE
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre une décision d’exclusion définitive d’un élève du lycée français Charles Lepierre de Lisbonne. En cours d’instance, la directrice générale de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger a substitué à cette sanction une exclusion définitive avec sursis, permettant la réintégration de l’élève. Les requérants se sont alors désistés de leurs conclusions principales, et le tribunal leur a donné acte de ce désistement par ordonnance. En application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal a rejeté la demande de frais de justice, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.
Avocat : CABINET BASIC ROUSSEAU AVOCATS (SELARL)
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par le syndicat CGT du centre hospitalier du Pays d’Apt et plusieurs personnes physiques afin de suspendre l’exécution de l’arrêté du directeur général de l’Agence régionale de santé Provence-Alpes-Côte d’Azur du 24 juin 2025, en tant qu’il prévoit la suppression de l’autorisation d’implantation de l’unité de chirurgie du centre hospitalier du Pays d’Apt. Les requérants invoquent l’urgence résultant de la fermeture imminente du service et de ses conséquences sur l’emploi, ainsi que des doutes sérieux sur la légalité de la décision, notamment pour défaut de consultation des collectivités territoriales et du préfet de région, et pour erreur manifeste d’appréciation des besoins en santé publique. La solution retenue par le juge des référés n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais l’ordonnance examine les conditions de l’urgence et du doute sérieux au regard des articles L. 1434-2 et L. 1434-4 du code de la santé publique, ainsi que
Avocat : ROUSSEAU
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme D... qui demandait la scolarisation à temps plein de son fils handicapé et l'attribution d'un accompagnant (AESH). Le juge estime que la condition d'urgence particulière, nécessaire pour obtenir des mesures de sauvegarde dans un délai de 48 heures, n'est pas remplie. Il relève que la requérante n'apporte pas de pièces suffisamment circonstanciées sur la situation actuelle de son enfant, la simple absence de volume horaire d'aide ou l'impact sur l'équilibre familial ne suffisant pas à caractériser cette urgence. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : SELARL BASIC ROUSSEAU AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Paris était saisi de deux requêtes de M. A..., agent de la Ville de Paris. La première contestait la sanction de douze mois d’exclusion temporaire de fonctions prononcée le 14 septembre 2023 par la maire de Paris, pour incompétence, défaut de motivation, erreur de fait et disproportion. La seconde demandait réparation des préjudices financier et moral subis du fait de l’exécution tardive de l’annulation d’une précédente sanction de révocation. Le tribunal a rejeté la requête en annulation, estimant que les autres faits reprochés justifiaient à eux seuls la sanction, et a partiellement fait droit à la demande indemnitaire en condamnant la Ville de Paris à verser à M. A... une somme correspondant aux traitements et primes non perçus pour la période d’éviction illégale, sur le fondement des articles L. 911-4 et L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi que du code général de la fonction publique.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. D... B..., ressortissant portugais, contestant un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et lui interdisant de circuler pour trois ans. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux relatifs à l'incompétence du signataire, au défaut de motivation et à la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a estimé que la décision était légalement fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de la menace à l'ordre public que constituait le comportement du requérant. En conséquence, le tribunal a rejeté la demande d'annulation et les conclusions accessoires.
Cette requête, présentée devant le juge des référés du Tribunal Administratif de Paris par Mme C..., vise à obtenir, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, l'accueil à temps plein de son enfant en situation de handicap en classe de CP et l'attribution d'une AESH individuelle de 15 heures par semaine. Le juge constate que le litige, relatif à la reconnaissance d'une qualité et aux avantages qui y sont attachés, relève de la compétence territoriale du tribunal administratif de Montreuil, en application des articles R. 312-6 et R. 221-3 du code de justice administrative. En conséquence, il rejette la requête comme portée devant une juridiction incompétente, par application de l'article R. 522-8-1 du même code.