LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° 502257

Conseil d'État — Décision N° 502257

mardi 16 décembre 2025

JuridictionConseil d'État
SectionSection du Contentieux
N° Dossier502257
ECLIECLI:FR:CECHS:2025:502257.20251216
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formation5ème chambre jugeant seule
Avocat requérantCABINET ROUSSEAU, TAPIE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Les associations Société pour l’étude, la protection et l’aménagement de la nature dans le sud-ouest (SEPANSO) Landes et Les amis de la Terre des Landes ont demandé au tribunal administratif de Pau d’annuler pour excès de pouvoir l’arrêté du 26 mai 2020 par lequel la préfète des Landes a autorisé la commune de Mimizan, sous conditions et avec une obligation de compensation, à défricher 16 hectares de bois au lieu-dit « le Parc d’Hiver » situé sur son territoire. Par deux jugements nos 2001785 et 2001876 du 9 novembre 2022, le tribunal administratif a annulé cet arrêté.

Par un arrêt nos 22BX03164, 22BX03165 du 8 janvier 2025, la cour administrative d’appel de Bordeaux a rejeté l’appel formé par la commune de Mimizan contre ces jugements.

Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire enregistrés les 10 mars et 10 juin 2025 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la commune de Mimizan demande au Conseil d'Etat :

1°) d’annuler cet arrêt ;

2°) de mettre solidairement à la charge des associations SEPANSO Landes et Les Amis de la Terre des Landes la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.


Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :
- le code de l’urbanisme ;
- le code de justice administrative ;


Après avoir entendu en séance publique :

- le rapport de M. Christophe Barthélemy, conseiller d'Etat,


- les conclusions de M. Florian Roussel, rapporteur public ;

La parole ayant été donnée, après les conclusions, au Cabinet Rousseau, Tapie, avocat de la commune de Mimizan ;




Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article L. 822-1 du code de justice administrative : « Le pourvoi en cassation devant le Conseil d’Etat fait l’objet d’une procédure préalable d’admission. L’admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n’est fondé sur aucun moyen sérieux ».

2. Pour demander l’annulation de l’arrêt de la cour administrative d’appel de Bordeaux qu’elle attaque, la commune de Mimizan soutient qu’il est entaché :

- d’erreur de droit en ce qu’il juge que l’emplacement du projet constitue un site remarquable au sens des articles L. 121-23 et R. 121-4 du code de l’urbanisme, au motif qu’il est localisé dans l’unité paysagère de la frange littorale, ensemble paysager commun au littoral atlantique et caractérisé par la pinède sur relief dunaire, sans avoir constaté que cette frange constitue elle-même un site remarquable ou caractéristique du patrimoine naturel et culturel du littoral ;

- d’erreur de droit en ce qu’il déduit de ce que l’emplacement du projet s’ouvre au Nord sur une zone NER de richesses environnementales, aux termes du plan local d’urbanisme de Mimizan, l’existence d’une unité paysagère caractéristique du patrimoine naturel et culturel du littoral atlantique à préserver, sans avoir caractérisé la nature des arbres implantés sur ces dunes ;

- d’erreur de qualification juridique en ce qu’il juge que l’emplacement du projet constitue un site remarquable au sens des articles L. 121-23 et R. 121-4 du code de l’urbanisme, au motif d’une part, qu’il est localisé dans l’unité paysagère de la frange littorale, ensemble paysager commun au littoral atlantique caractérisé par la pinède sur relief dunaire et, d’autre part, qu’il forme une unité paysagère caractéristique du patrimoine naturel et culturel du littoral atlantique à préserver, alors que cet emplacement ne constitue pas une unité paysagère avec la frange littorale ;

- de dénaturation des faits en ce qu’il estime que l’emplacement du projet présente un intérêt écologique.

3. Aucun de ces moyens n’est de nature à permettre l’admission du pourvoi.





D E C I D E :

--------------

Article 1er : Le pourvoi de la commune de Mimizan n’est pas admis.

Article 2 : La présente décision sera notifiée à la commune de Mimizan.
Copie en sera adressée au ministre de la ville et du logement, à la Société pour l’étude, la protection et l’aménagement de la nature dans le sud-ouest Landes et à l’association Les amis de la Terre des Landes.

Délibéré à l'issue de la séance du 25 novembre 2025 où siégeaient : M. Jean-Philippe Mochon, président de chambre, présidant ; M. Jérôme Marchand-Arvier, conseiller d'Etat et M. Christophe Barthélemy, conseiller d'Etat-rapporteur.

Rendu le 16 décembre 2025.

Le président :
Signé : M. Jean-Philippe Mochon


Le rapporteur :
Signé : M. Christophe Barthélemy

La secrétaire :
Signé : Mme Nathalie Pilet




Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions