94 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
94
Décisions totales
383 581
Ordonnances
306 208
Avec résumé IA
**Sujet principal** : Demande d'injonction en référé pour obtenir une convocation en préfecture afin de déposer une demande de titre de séjour. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Melun (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge rejette la demande d'injonction. Il constate qu'aucun texte n'impose à l'administration un délai déterminé pour convoquer un étranger au dépôt de sa demande, malgré l'importance du récépissé pour sa situation. **Textes appliqués** : Article L. 521-3 du code de justice administrative (référé "mesures utiles") et les articles L. 431-1, L. 431-3, R. 431-3, R. 431-10 et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : ROUVET ORUE CARRERAS
Le Tribunal Administratif de Melun a annulé la décision du préfet du Val-de-Marne refusant le renouvellement du certificat de résidence algérien de dix ans à M. B... Le tribunal a jugé que l'administration n'avait pas suffisamment motivé sa décision en ne démontrant pas en quoi la présence du requérant constituait une menace grave pour l'ordre public, condition nécessaire au refus de renouvellement. La décision s'appuie sur les dispositions de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié et de l'article L. 432-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : ROUVET ORUE CARRERAS
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour et d'injonction de délivrer une autorisation provisoire de travail. Le juge a estimé que la requête était manifestement mal fondée, car une décision implicite de rejet était née du silence de la préfecture après quatre mois, mettant fin au droit de l'étrangère à se voir délivrer un récépissé provisoire. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative ainsi que sur les articles R. 432-1, R. 432-2 et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : ROUVET ORUE CARRERAS
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a été saisi par une étudiante algérienne demandant la suspension d'une décision implicite de rejet de son renouvellement de titre de séjour. La juridiction constate que la délivrance ultérieure d'une attestation de prolongation d'instruction rend ces conclusions sans objet, car la requérante dispose déjà d'un document provisoire lui garantissant ses droits. Le juge donne acte du désistement partiel de la requérante et rejette sa demande de suspension, en application des articles L. 521-1 et suivants du code de justice administrative.
Avocat : ROUVET ORUE CARRERAS
Le Tribunal Administratif de Melun a été saisi d'une demande de suspension d'urgence (référé-suspension) concernant le rejet implicite d'une demande de renouvellement de titre de séjour d'un ressortissant irakien. Le juge a rejeté la demande de suspension, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, notamment parce que le préfet avait délivré une attestation de prolongation d'instruction après l'introduction du recours, préservant ainsi la situation du requérant. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative relatives aux conditions du référé-suspension.
Avocat : ROUVET ORUE CARRERAS
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une décision implicite de rejet de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était plus remplie, compte tenu de la délivrance postérieure d'une attestation de prolongation d'instruction à la requérante. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code de justice administrative.
Avocat : ROUVET ORUE CARRERAS
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un arrêté municipal s'opposant à une déclaration préalable de division de terrain. Le juge estime que la condition d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision n'est pas établie, notamment au regard des règles d'urbanisme applicables. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme et de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : TROUVE DOMINIQUE
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, rejette la demande d’un ressortissant tunisien visant à enjoindre au préfet de lui délivrer un document provisoire justifiant de son droit au séjour et au travail. Le juge estime que le silence gardé par l’administration sur sa demande de titre de séjour a fait naître une décision implicite de rejet au terme du délai de quatre mois prévu par les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Dès lors, la mesure sollicitée sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative n’est plus utile et ferait obstacle à l’exécution de cette décision, justifiant le rejet par application de l’article L. 522-3 du même code.
Avocat : ROUVET ORUE CARRERAS
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... comme manifestement irrecevable. Le requérant demandait l'annulation d'une décision d'assignation à résidence, mais n'a pas produit l'acte attaqué malgré une mise en demeure, et l'autorité administrative a soutenu qu'aucune telle décision n'existait. La juridiction a appliqué les dispositions du code de justice administrative (articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1) relatives aux conditions de recevabilité des recours et au rejet des requêtes irrecevables.
Avocat : ROUVET ORUE CARRERAS
Le Tribunal Administratif de Melun a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'éloignement. Le tribunal a annulé l'arrêté du 27 mars 2025 du préfet de Seine-Saint-Denis, qui obligeait la requérante à quitter le territoire français sans délai, fixait un pays de destination et prononçait une interdiction de retour. La décision s'appuie sur une méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, concernant le respect de la vie privée et familiale de l'intéressée.
Avocat : ROUVET ORUE CARRERAS
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a admis provisoirement la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle et a pris acte de son désistement concernant sa demande d'injonction contre le préfet. Le juge a également mis à la charge de l'État une somme de 1 000 euros au profit de son avocate, sous réserve d'une renonciation. La décision s'appuie sur les articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Avocat : ROUVET ORUE CARRERAS
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à assurer l'exécution d'une précédente injonction. Le juge a constaté l'inexécution par l'administration d'une ordonnance enjoignant la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour permettant de travailler. Sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, il a prononcé une nouvelle injonction assortie d'une astreinte et a alloué une somme à la requérante au titre de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : ROUVET ORUE CARRERAS
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'exclusion définitive d'une étudiante en soins infirmiers. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, en raison d'un délai de plus de cinq mois entre la notification de la décision et la saisine du juge, non justifié par les circonstances invoquées. La requête est donc rejetée sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : ROUVEYRE
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision d'exclusion définitive de Mme A... de l'institut de formations paramédicales des Hospices de Beaune. La condition d'urgence a été reconnue, car la décision compromettait gravement son avenir professionnel en l'empêchant de poursuivre sa formation d'infirmière. Le juge a également estimé que les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation et le vice de procédure lié à la communication tardive du dossier, étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la sanction. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : ROUVEYRE
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a examiné la demande de suspension d'une décision implicite de rejet du renouvellement d'un certificat de résidence algérien (mention "étudiant"). Le juge a admis la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire et a ordonné la suspension de l'exécution de la décision préfectorale. Cette suspension a été prononcée au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, le juge estimant que les conditions d'urgence et de doute sérieux sur la légalité de la décision étaient remplies.
Avocat : ROUVET ORUE CARRERAS
**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'un rejet implicite de renouvellement de titre de séjour pour une ressortissante américaine, épouse d'un Français. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Montreuil (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge rejette la demande de suspension, estimant que la condition d'urgence n'est pas remplie. En effet, la requérante dispose d'une attestation de prolongation d'instruction régulière, ce qui préserve sa situation pendant l'examen de son dossier et écarte le caractère immédiat de l'atteinte alléguée. **Textes appliqués** : Article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions de l'urgence et du doute sérieux pour la suspension).
Avocat : ROUVET ORUE CARRERAS
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'une demande de référé-suspension concernant le refus implicite d'un titre de séjour délivré à un ressortissant algérien. Le juge a admis le requérant au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle. En revanche, il a rejeté la demande de suspension, considérant que le requérant, qui formulait sa première demande de titre, n'avait pas justifié de circonstances particulières caractérisant une urgence suffisamment grave et immédiate au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : ROUVET ORUE CARRERAS
Le Tribunal administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension présentée par Mme A... concernant son exclusion définitive d’un institut de formations paramédicales. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie de la requête en annulation, comme l’exige l’article R. 522-1 du code de justice administrative. En application de l’article L. 522-3 du même code, le juge a pu rejeter l’affaire sans audience ni invitation à régulariser.
Avocat : ROUVEYRE
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler le refus de Pôle emploi de procéder à son inscription rétroactive sur la liste des demandeurs d’emploi à compter du 1er novembre 2018. Le tribunal a jugé que l’inscription est subordonnée au respect de l’obligation de renouvellement périodique, prévue par les articles L. 5411-2 et R. 5411-17 du code du travail, et que Mme B... n’avait pas satisfait à cette obligation pour la période litigieuse. La décision attaquée a donc été considérée comme légale.
Avocat : ROUVERET
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral rejetant le renouvellement d'un titre de séjour. Le juge a considéré que la condition d'urgence n'était pas établie pour les mesures d'injonction sollicitées et que le recours en annulation formé contre l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) bénéficiait déjà d'un effet suspensif de plein droit en vertu de l'article L. 722-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La juridiction a également estimé que les moyens soulevés contre le rejet du titre de séjour ne créaient pas un doute sérieux sur sa légalité.
Avocat : ROUVET ORUE CARRERAS