LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2601537

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2601537

jeudi 19 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2601537
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantROUVET ORUE CARRERAS

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Melun a été saisi d'une demande de suspension d'urgence (référé-suspension) concernant le rejet implicite d'une demande de renouvellement de titre de séjour d'un ressortissant irakien. Le juge a rejeté la demande de suspension, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, notamment parce que le préfet avait délivré une attestation de prolongation d'instruction après l'introduction du recours, préservant ainsi la situation du requérant. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative relatives aux conditions du référé-suspension.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 29 janvier 2026, M. B... A..., représenté par
Me Rouvet Orue Carreras, demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l’article
L. 521-1 du code de justice administrative :
d’ordonner la suspension de l’exécution de la décision implicite de rejet résultant du silence gardé par le préfet du Val-de-Marne sur sa demande de renouvellement de titre de séjour déposée le 25 juin 2026 ;
d’enjoindre au préfet du Val-de-Marne de procéder au réexamen de sa situation dans un délai de 7 jours à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard et de lui délivrer dans l’attente une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler ;
de mettre à la charge de l’État la somme de 2000 euros à verser à son conseil au titre du deuxième alinéa de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique ou à elle-même en cas de rejet de sa demande d’aide juridictionnelle sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :

- la condition d’urgence posée à l’article L. 521-1 du code de justice administrative est remplie, dès lors que l’urgence est présumée en cas de refus de renouvellement d’un titre de séjour, qu’il était titulaire d’une carte de résident depuis le 29 septembre 2015, et que l’absence de titre de séjour le place dans une situation très précaire, préjudiciant à sa situation personnelle ;
-
il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision en litige pour les raisons suivantes :
* elle méconnaît les dispositions de l’article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration ;
* elle est insuffisamment motivée et est entachée d’un défaut d’examen sérieux de sa situation ;
* elle méconnaît les dispositions de l’article L. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu’elle a été reconnue réfugiée par décision de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) du 1er avril 2015 ;
* elle méconnaît les stipulations de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales et est ainsi entachée d’une erreur manifeste d'appréciation.


Par un mémoire en défense, enregistré le 2 février 2026, le préfet du Val-de-Marne, représenté par le cabinet Actis avocats, conclut au rejet de la requête et fait valoir que la requérante s’est vue remettre le 2 février 2026, postérieurement à l’introduction de l’instance, une attestation de prolongation d’instruction valable jusqu’au 1er août 2026.
Il soutient que la condition d’urgence posée à l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’est pas remplie.

Par un mémoire en réplique, enregistré le 5 février 2026, M. A... déclare se désister de ses conclusions aux fins d’injonction de délivrance d’une autorisation provisoire de séjour et maintient l’ensemble de ses autres conclusions.
Vu :
-
la requête n° 2601704 tendant à l’annulation de la décision dont la suspension de l’exécution est demandée ;
-
les autres pièces du dossier.
Vu :
-
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
-
le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a, en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, désigné M. Duhamel, premier conseiller, pour statuer sur les référés présentés sur le fondement des dispositions du livre V du même code.
Les parties ont été régulièrement informées de la date et de l’heure de l’audience publique.
Au cours de cette audience, tenue le 12 février 2026 à 14h en présence de Mme Aubret, greffière d’audience, ont été entendus :
-
le rapport de M. Duhamel,
-
les observations de Me Nganga, représentant le préfet du Val-de-Marne, qui a conclu aux mêmes fins que le mémoire en défense, par les mêmes motifs.
La clôture de l’instruction est intervenue à l’issue de l’audience en application de l’article R. 522-8 du code de justice administrative.



Considérant ce qui suit :
Aux termes du premier alinéa de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. »
L’urgence justifie que soit prononcée la suspension de l’exécution d’une décision administrative lorsque l’exécution de celle-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts que celui-ci entend défendre. Il appartient au juge des référés, saisi d’une demande tendant à la suspension de l’exécution d’une décision relative au séjour en France d’un étranger, d’apprécier et de motiver l’urgence compte tenu de l’incidence immédiate de cette décision sur la situation concrète de l’intéressé. Cette condition d’urgence sera en principe remplie dans le cas d’un refus de renouvellement ou d’un retrait du titre de séjour de ce dernier. Dans les autres cas, il appartient au requérant de justifier de circonstances particulières caractérisant la nécessité pour lui de bénéficier à très bref délai d’une mesure provisoire dans l’attente d’une décision juridictionnelle statuant sur la légalité de la décision en litige.
Pour justifier l’urgence qu’il y aurait à suspendre l’exécution de la décision en litige, M. B... A..., ressortissant irakien né le 28 avril 1961, fait valoir qu’il était titulaire d’une carte de résident depuis le 29 septembre 2015, et que l’absence de titre de séjour le place dans une situation très précaire, préjudiciant à sa situation personnelle. Toutefois, il résulte de l’instruction que le requérant est détenteur, à la date de la présente ordonnance, d’un document provisoire qui l’autorise à séjourner en France et à y exercer une activité professionnelle jusqu’au 1er août 2026. Dans ces conditions, en l’état de l’instruction, l’urgence requise par les dispositions de l’article
L. 521-1 du code de justice administrative ne peut être regardée comme caractérisée en l’espèce.
Il résulte de ce qui précède que les conclusions présentées par M. A... aux fins de suspension doivent être rejetées.
Il résulte de ce qui précède sans qu’il soit nécessaire d’examiner s’il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision en litige qu’il y a lieu de rejeter la requête de M. A..., y compris ses conclusions relatives aux frais liés au litige.



O R D O N N E :



Article 1er :
La requête de M. A... est rejetée.







Article 2 :
La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et au ministre de l’intérieur.

Copie en sera adressée pour information au préfet du Val-de-Marne.


Fait à Melun, le 19 mars 2026.


Le juge des référés,




Signé : B. DUHAMEL

La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.


Pour expédition conforme,
La greffière,


Décisions similaires

TA33Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2604347

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête en référé suspension de M. A..., ressortissant béninois, contre un arrêté préfectoral refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire. Concernant l'obligation de quitter le territoire, le juge a jugé les conclusions irrecevables en raison de l'existence d'une procédure spéciale de recours suspensif prévue à l'article L. 722-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Sur le refus de séjour, la condition d'urgence n'étant pas contestée, le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment le défaut d'examen particulier et la méconnaissance de l'article L. 422-1 du même code, n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.

01/06/2026

TA33Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2604358

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision de rupture de contrat de Mme B... prise par le maire de Léognan. Le juge a relevé que la requérante n'avait pas introduit de requête distincte en annulation, rendant ses conclusions à fin de suspension manifestement irrecevables. Par ailleurs, il a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée, l'agent en période d'essai ne bénéficiant pas d'un droit à la poursuite de son contrat et son absence non justifiée à l'entretien préalable ne permettant pas de retenir un préjudice grave et immédiat.

01/06/2026

TA34Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2602937

Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du ministre de l’intérieur du 26 mars 2026 informant M. A... de la perte de validité de son permis de conduire. La requête a été jugée irrecevable car M. A... n’avait pas déposé de recours en annulation parallèle, condition prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative. À titre subsidiaire, le juge a estimé que le moyen tiré de ce que les infractions auraient été commises par son fils n’était pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, la réalité des infractions étant établie par le paiement des amendes forfaitaires conformément à l’article L. 223-1 du code de la route.

01/06/2026

TA34Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2604046

Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme B... qui sollicitait la suspension de saisies administratives à tiers détenteur émises pour le recouvrement de taxes foncières. La requérante invoquait l'urgence en raison de sa faible pension de retraite et un doute sérieux sur la légalité des saisies, notamment pour non-exigibilité d'une partie de la créance. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour Mme B... de justifier de conséquences graves liées à l'exécution des saisies. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions