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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

826 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

826

Décisions totales

383 581

Ordonnances

232 823

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : ROUXEffacer tout
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2508633

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi de deux requêtes en excès de pouvoir par M. et Mme B..., ressortissants turcs, contestant les décisions du préfet du Nord ordonnant leur transfert aux autorités allemandes, responsables de l'examen de leur demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Les requérants invoquaient notamment des vices de procédure (défaut d'information, absence d'entretien individuel confidentiel, notification sans interprète physique), une méconnaissance des articles 3.2 et 17 du règlement Dublin III, ainsi qu'une violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme en raison de risques de renvoi vers la Turquie. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la procédure était régulière et que les requérants n'établissaient pas l'existence de défaillances systémiques en Allemagne justifiant l'application de la clause discrétionnaire. En conséquence, il a confirmé la légalité des décisions de transfert et rejeté les demandes d'annulation et d'injonction.

Avocat : LEROUX

10 octobre 2025• Reconduite à la frontière
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2502278

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante marocaine, qui contestait un arrêté préfectoral du 9 avril 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour six mois. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant que le signataire disposait d'une délégation régulière et que les décisions étaient suffisamment motivées. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante, fondé sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987, la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et la convention internationale des droits de l'enfant.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : LEROUX

9 octobre 2025• 3 ème Chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2404384

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B... contestant la décision de la présidente du conseil régional d’Île-de-France de lui attribuer une bourse sur critères sociaux à l’échelon 1 pour sa formation d’infirmière. La requérante demandait l’annulation de cette décision et de celle rejetant son recours gracieux, ainsi qu’une bourse à l’échelon 7. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l’insuffisance de motivation était inopérant, car la décision initiale était favorable. Il a également estimé que la région n’avait pas commis d’erreur manifeste d’appréciation en ne reconnaissant pas l’indépendance financière de Mme B..., faute pour elle de remplir les conditions cumulatives prévues par le règlement régional, notamment en matière de ressources personnelles. La solution s’appuie sur le code de la santé publique et le règlement régional des bourses.

Avocat : ROUX & AZOUAOU

8 octobre 2025• 8ème chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2510256

Le Tribunal administratif de Versailles, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la demande de Mme A... tendant à ce qu'il soit enjoint à la préfète de l'Essonne de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le tribunal estime que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de la décision implicite de rejet née le 12 février 2025, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il rappelle que la requérante peut contester cette décision implicite par la voie du recours pour excès de pouvoir ou du référé suspension.

Avocat : CHARROUX

7 octobre 2025
TA45Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2500225

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de la SCEA de La Motte Louin. Celle-ci contestait son assujettissement à l'impôt sur les sociétés, mais le tribunal a jugé que cette contestation visait en réalité la remise en cause de déficits imputables par ses associés. La société ne pouvait se substituer à ses associés pour saisir le juge de l'impôt. La décision est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative et l'article L. 190 du livre des procédures fiscales.

Avocat : SELARL DELPEYROUX ET ASSOCIES

6 octobre 2025
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2302636

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté les requêtes de M. C... contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2017 et 2018. Le requérant soutenait être résident fiscal brésilien et invoquait la convention fiscale franco-brésilienne de 1971, mais le tribunal a estimé qu'il n'apportait pas la preuve de sa résidence fiscale au Brésil. La majoration de l'article 1729-0 A du code général des impôts a été jugée fondée, le requérant n'ayant pas déclaré ses comptes détenus au Brésil. Les conclusions visant à corriger un dégrèvement d'office ont été déclarées irrecevables.

Avocat : CABINET DELPEYROUX

29 septembre 2025• 5ème Chambre
TA35Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2304769

Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par M. et Mme E d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Pléneuf-Val-André. En cours d’instance, la commune a retiré le permis attaqué, ce qui a conduit les requérants à se désister purement et simplement de leur requête. Par une ordonnance du 26 septembre 2025, le président de la 3ème chambre a donné acte de ce désistement en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune condamnation aux frais n’a été prononcée.

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS MARION LEROUX SIBILLOTTE ENGLISH

26 septembre 2025
CAA33Décision• plein contentieux

Cour administrative d'appel de Bordeaux — N° CAA33-23BX02066

Avocat : ROUXEL JEHANNOT DE BARTILLAT

25 septembre 2025• 6ème chambre (formation à 3)
CAA69Décision• excès de pouvoir

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — N° CAA69-23LY01075

Avocat : POUDEROUX

25 septembre 2025• 6ème chambre - formation à 3
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2502757

Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de la société Native Ostrea. Celle-ci sollicitait qu'il soit enjoint à l'État et à la commune de Séné de faire respecter la servitude piétonnière prévue à l'article L. 121-31 du code de l'urbanisme sur sa parcelle. Le juge a estimé que la mesure demandée se heurtait à une contestation sérieuse, dès lors qu'une ordonnance exécutoire du juge judiciaire imposait déjà à la société requérante de laisser librement circuler les véhicules sur cette même bande. La solution retenue est le rejet de la requête.

Avocat : ASSOCIATION ROUX PIQUOT-JOLY

24 septembre 2025
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2501107

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme B... contestant l'arrêté préfectoral du 19 mars 2025. Cette décision portait sur le retrait de son attestation de demande d'asile, une obligation de quitter le territoire français, la fixation du pays de renvoi et une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut d'examen particulier et la violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, sans faire droit aux demandes d'injonction ou de frais de justice.

Avocat : ROUX

23 septembre 2025• 1ère chambre
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2501148

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante bulgare, contestant l'arrêté préfectoral du 10 mars 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la requérante ne justifiait pas de ressources suffisantes pour ne pas constituer une charge déraisonnable pour le système d'assistance sociale, conformément à l'article L. 233-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que la décision ne méconnaissait pas l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ni le droit à la vie privée et familiale. En conséquence, les moyens soulevés contre l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de renvoi ont été écartés.

Avocat : ROUX

23 septembre 2025• 1ère chambre
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2501155

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en formation de 1ère chambre, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant marocain, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination pris par le préfet de la Haute-Vienne le 10 mars 2025. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la délégation de signature étant régulièrement publiée. Il a également rejeté les moyens tirés de l'erreur de droit, de l'erreur manifeste d'appréciation et de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, estimant que le préfet n'avait pas commis d'illégalité en refusant le changement de statut de "travailleur saisonnier" à "salarié". La solution s'appuie notamment sur l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : ROUX

23 septembre 2025• 1ère chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2310009

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise à la demande de la commune du Loroux-Bottereau. Cette mesure vise à déterminer l'origine, les causes et les conséquences des fissures apparues en façade des vestiaires du pôle football du complexe sportif Le Zéphyr, ainsi qu'à évaluer le coût des réparations. La juridiction a estimé la demande utile, rejetant l'argument des sociétés mises en cause selon lequel les désordres seraient purement esthétiques. L'expertise se déroulera au contradictoire des constructeurs et de leurs assureurs, sans que l'expert soit tenu d'établir un projet de rapport préalable.

Avocat : ROUX-COUBARD

23 septembre 2025
TA63Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2502315

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé, a suspendu la délibération du 23 juin 2025 par laquelle le conseil départemental de la Haute-Loire avait approuvé la résiliation de la convention de délégation pour l'attribution des aides à la pierre conclue avec l'État. Le juge a retenu l'existence d'une urgence, caractérisée par le risque d'atteinte à la continuité du service public et au principe d'égalité des usagers, ainsi qu'un doute sérieux sur la légalité de la délibération. Ce doute portait notamment sur l'absence de fait nouveau légitime et sérieux justifiant la résiliation, en méconnaissance de l'article VI-5-1 de la convention. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et du 4ème alinéa de l'article L. 3132-1 du code général des collectivités territoriales.

Avocat : ROUX

18 septembre 2025
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2301388

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus de la préfète de la Haute-Vienne de lui délivrer une carte de résident de dix ans. La juridiction a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire et a jugé que le refus, fondé sur l'article L. 314-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était légal en raison d'une condamnation pénale de l'intéressée pour vol et falsification de chèque, révélant un défaut d'intégration républicaine. Le tribunal a considéré que la préfète n'avait pas méconnu l'article L. 412-5 du même code, le motif retenu étant distinct de la menace pour l'ordre public.

Avocat : ROUX

18 septembre 2025• 2ème chambre
TA77Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2513099

Référé liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative) rejeté par le Tribunal administratif de Melun. Mme C demandait l'intégration de sa fille aux épreuves de remplacement du baccalauréat de septembre 2025, après son ajournement. Le juge a estimé que l'urgence particulière requise pour une intervention sous 48 heures n'était pas établie, un référé suspension étant déjà pendant sur le même refus. La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée.

Avocat : CHARROUX

16 septembre 2025
TA77Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2513000

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 5 septembre 2025 par laquelle le directeur du Service interacadémique des examens et concours (SIEC) a refusé d’autoriser une candidate à se présenter aux épreuves de remplacement du baccalauréat 2025. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, la candidate ayant pu passer ses épreuves de rattrapage le 7 juillet 2025 dans des conditions adaptées à son handicap, sans avoir sollicité de pause ou signalé d’incident ce jour-là. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu’il soit nécessaire d’examiner les moyens soulevés.

Avocat : CHARROUX

16 septembre 2025
TA69Ordonnance

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2502244

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant par ordonnance, a été saisi par Mme B sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, après que la commission de médiation du Rhône l'a reconnue prioritaire pour un relogement d'urgence le 9 avril 2024. Constatant qu'aucune offre de logement ne lui avait été adressée dans le délai de six mois, le tribunal a enjoint à la préfète du Rhône d'assurer son relogement au plus tard le 1er novembre 2025. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 300 euros par mois de retard à compter de cette date, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement. La demande de frais d'instance a été rejetée.

Avocat : ROUXIT

16 septembre 2025
TA69Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2503513

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant par ordonnance, a été saisi par Mme D et M. E sur le fondement de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, afin d’obtenir leur relogement suite à une décision de la commission de médiation du Rhône du 14 mai 2024 les reconnaissant comme prioritaires. Constatant qu’aucune offre de logement ne leur avait été adressée dans le délai réglementaire de six mois, le tribunal a enjoint à la préfète du Rhône d’assurer le relogement de Mme D au plus tard le 1er novembre 2025. Cette injonction est assortie d’une astreinte de 300 euros par mois de retard à compter de cette date, payable au Fonds national d’accompagnement vers et dans le logement. Les textes appliqués sont les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l’habitation.

Avocat : ROUXIT

16 septembre 2025