2 514 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
2 514
Décisions totales
383 581
Ordonnances
308 556
Avec résumé IA
Avocat : SELARL BS2A BESCOU ET SABATIER
Avocat : SABATAKAKIS
Avocat : CABINET PEYRICAL & SABATTIER ASSOCIES
Avocat : SELARL BS2A - BESCOU & SABATIER
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B A, ressortissant albanais, qui contestait l'arrêté du 10 avril 2024 de la préfète de l'Ain lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant son pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire et a examiné les moyens relatifs à la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que ceux tirés des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A, confirmant la légalité des décisions contestées.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A épouse E, ressortissante tunisienne, qui contestait l'arrêté préfectoral du 12 février 2024 refusant son titre de séjour pour raisons médicales et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire et a jugé la procédure de consultation du collège de médecins de l'OFII régulière. Il a estimé que le refus de séjour, fondé sur l'avis médical indiquant qu'elle pouvait bénéficier d'un traitement approprié en Tunisie, ne méconnaissait pas l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de renvoi ont été validées.
Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par la société Cellnex France d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire d’Athis-Mons du 2 avril 2024 s’opposant à une déclaration préalable pour l’installation d’équipements de radiotéléphonie. En cours d’instance, le maire a retiré cet arrêté par une décision du 20 juin 2024 et a accordé la déclaration préalable sollicitée. Par ordonnance du 29 août 2024, la magistrate désignée a constaté que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d’annulation et d’injonction, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la demande de M. A visant à assortir d'une astreinte l'exécution d'un précédent jugement du 11 avril 2023, qui avait annulé un refus de séjour et enjoint au préfet de délivrer un titre. La requête, fondée sur l'article L. 911-4 du code de justice administrative, a été jugée sans objet car le préfet des Alpes-Maritimes avait déjà exécuté la décision en délivrant une carte de séjour temporaire le 2 février 2024.
Avocat : SELARL BS2A (BESCOU & SABATIER)
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. A..., ressortissant russe, qui contestait le refus de la préfète du Bas-Rhin de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour en tant que bénéficiaire de la protection temporaire. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence, d’erreur de fait et de défaut d’examen, estimant la décision régulière. Sur le fond, il a jugé que M. A..., en tant que ressortissant russe, n’entrait pas dans les catégories de personnes déplacées d’Ukraine éligibles à la protection temporaire au sens de la directive 2001/55/CE et de la décision d’exécution (UE) 2022/382 du Conseil. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait le refus du préfet du Rhône d’autoriser le regroupement familial pour son épouse. Le tribunal a estimé que le préfet n’avait commis ni erreur de fait ni violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, en se fondant sur l’insuffisance des ressources du demandeur, inférieures au SMIC, conformément à l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968. La solution retenue confirme la légalité du refus, et l’ensemble des conclusions de M. B, y compris ses demandes d’injonction et de frais de justice, ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la requête de M. F..., ressortissant nigérian, contestant le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de rétablir ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'incompétence de la signataire, celle-ci disposant d'une délégation régulière. Il a également écarté l'erreur de fait, estimant que l'OFII aurait pu fonder sa décision sur le seul motif que le requérant avait quitté son hébergement depuis le 21 mars 2021, en application de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal Administratif de Lyon a donné acte du désistement de M. A de ses conclusions aux fins d’exécution d’un jugement du 26 décembre 2023. La préfète du Rhône ayant conclu à l’entière exécution de ce jugement, le tribunal a mis à la charge de l’État une somme de 600 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Cette ordonnance a été rendue sur le fondement des articles R. 222-1 (1° et 5°) du même code.